L.’ Espion
" Vraiment oui , me voilà encore.
Ce pauvre malheureux / et par quel nôu-veau miracle ,, mon ami ? .
-• ..iiL L ’ E S P I O N. > o::> i- ^ ■■
Tiens , miracle ! .... h Voreillè , j’ài con verti le bourreau. 5 je l’ai'patriotrse.-p là s’est e;rossie ^ on a entendu lés fanfares de l’armee' française 5" lès. braves sâns-culottes belges- ont fait le reste , èt ils ont’ pendu à ma place le reverend. père Grisbourdon de Molinard. ' ' '
• Le père G-risbourdon ! oh , Sainte Jeanne d’Arc , héroïne des Franc^ais nous voil^ l>ous vengé \ on l’a accroché T
L ’ E S P I O îf ' . ' ' ■
Oui , on Ta accroché en un cîin-d^œil ; ’on m’a détaché , et toute la cérémonie , de Jaquelle je ne m’épouvante plus , s’est évanouie à mes regax'ds oontemplateurs.
Chàrlot , riant.
On peut à présent t’cnvoj'er au fond des cachots de l’inquisition j tu n’y moisiras pas , ettu feras pendre jusqu’au grand inquisiteur,
L’Espion^
Ne crois pas badiner , j’en viendrai à .
bout , ou j’y perdrai mon nom de Tapeà-Eoei'l : vois-tu ?
Pendant toute cette Iscène , on fait des préparatifs de la fete qidon doit donner à T armée française ,* Us magistrats vont et viennent sur le théâtre , ainsi que le peuple qui apporte des couronnes de lauriers , des cor-^ bcilles remplies de rubans et de fleurs , des rubans tricolores I autour des caisses , des tambours qui arrivent d lajin de oette scène , on apporte les clefs de la ville sur un plat de vermeil , au moment où le magistrat ouvre la porte de la ville , on entend le conon tirer y le peuple crie î V ivent les Français, vivent nos libérateurs.