‹ L'entrepreneur d'illuminationsChapitre 11 sur 38 · LES NOCES DE FARIGOU · texte numérisé non relu

LES NOCES DE FARIGOU

oreilles et, dans cette affreuse nuit, soudaine, les paupières voilées par la main puante de Ftfigou, elle rêvait à demi, consciente encore, suivant de ces visions désordonnées qu'aucune mémoire ne peut retenir.

Il lui semblait aussi qu*tme plaque de fer rougi lui dévorait lentement la gorge, chassant le sang aux tempes, le repoussant en un petit flux rapide sur la pauvre cervelle battante, et c'était le souffle de Farigou sur sa nuque.

Farigou claquait des dents ou haletait, tr^ignant, foulant l'humus d'une sorte de bourrée ivre. G>urbant Frandne comme un jeune arbre, il plaqua aux lèvres scellées un baiser tel qu'il laissa une marque, violette, puis sanglante. Alors, à ce moment, Francine défaillante lui glissa entre les jambes.

Le petit ventre en émoi se soulevait et s'abaissait sous l'étoffe du mauvais jupon. Possédé de son crime et de sa joie, Farigou lança au ciel un hennissement d'étalon sauvage et, s'abattant sur la belle proie, les oreilles bourdonnantes d'orchestres d'oiseaux, les narines saoulées par la chair fraîche et les plus pures essences sylvestres, il osa ce que tant d'hommes policés avaient secrè-* tonent souhaité, sans se l'avouer jamais et parfois sans le arnipraidre.

Francine ne cria pas. Elle pleura doucement ; s<hi petit bras replié sur ses yeux. Ses jambes la brûlaient et elle n'osait regarder ses cuisses qu'elle croyait broyées, déchiquetées. L'herbe où Farigou l'avait couchée était encore humide, si bien que Francine pleurait plus fort de se croire baignée dans son sang tiède.

Francine pleurait doucement, presque en silence. Pourtant elle avait au moins une fois crié. Si fort, si haut que le désordre après ce cri dominut encore les nids. Elle avait crié assez pour être oitendue au^elà du bois, jusqu'à la route.

Mal dégrisé, Fari^u s'était redressé. Puis, pour ramasser son feutre, il se pencha à nouveau et c'est alors seulement qu'il vit que la fillette était jolie, et qu'elle pleurait.

Ce n'était pas un mauvais bougre, ce Farigou. Il eut pitié. Or, nul émoi ne pouvait être plus funeste. Puisqu'il était maintenant accessible à la pitié, c'est que la notion du crime s'installait en son esprit que le rut ne conduisait plus, et ce crime il ne fallait pas qu'il

58 L'ENTREPRENEUR, DILLUMiNAUONS

(ut réirâé L. Un autfe omm oouYiûut le ptfemîtr... l'eafiMit ne devak pas parler tî Farigou avait besoin de vÎ¥re l.«

Le CQHir pbtf loHfde, ka yeux brâléard'ume Amuneattorète» aou^ fiant et geignant, Farigou fouilla dans sa culotte et en tm^im liHig eiMtodhe, celui dont il étdait ua sotttquignaa.k siic oul ei rf iromage d» bîque* le mené doat il «vak frafiii4 a» cmir, par ua matin pareil, Estelle la Cbarbtttimèce dans le Bois» des Ceudreauiu. PM loin de là.

Maintenu» sur la niouaae par le souffle; honififu^, Francine demeurait immobile* FadgQu se pncha pJua.eBcoff^ Goiiibé,i le biiaa emmanché du ooulieau rejelé exi aaâàna^ dtos^ L'i^tude gafl* Im^d» du joumir de boules»

Dans le silence du bms ï fit : bea L». dkSkurtiUkx^iiaakk aa».tQttf; «ttant.

Un elre dont il ne saA^ àm^ h«nme'0i& bâte», pasaît awr aoB échâne, s'aoarochantt ae auapendaat» se houmiè à- ses iivnhea, k mordant au flanc; rageusemenl;, à k faujterhuidec» eft l M p< wi\wi ie babita. Farigou quand* osant enfin bamer les ym» sur Qe<|uil*affaît hi^pé, il saperçid garotté-aolidement par d'eftroyables, de-bidaa memlu^s qui n'étaient pae dea mains humaines, m lea patteard*aii^ cune bête connue ; deux ignobles pinces de homard, maïs de/diMT nouge, grenue, et qm seomt^ serrait» ^ouvwitableaienJU

Farigou cad devenir f«Hu II délira, sa vite et si bien que le smiI od qu'il essaya soua k brûlante ékreinte-fiifc :

— A.boirel

L'étreinte se fit phia lude» La», dente^ avaient csev^réiafle et didikaient k, viande, aux hanebesi Bitm^sûtt k menstce aUait lui ronger lea entraiUeSk Jamais miaérable n!avaii seufieit œ- que aiMAffrait Farigeu.

Il tentait de ruer, tordaniaes rcâna bksseai em vmdama4a*épiai» aaat'à aecouer une veanine'aficbateî

S'il ignora le remoidai, Eki8eu.oonmitau.mDiBe>quel cancheiDar peut s'élever du crime quand, aveugle et secouwit.t0U)9Ma son lancinant, son dévorant^ fardeau, il entmdil une voii&.enfantine, àJaiois.naim'iede ieieet detanreur,jCihmer :

— Maman I Mmaa 1

Fuiail tonèa etidurmeme^cnup fâtjdâivfyâi.<)uJei»til. LkCatand

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