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LE CLUB DES JACOBINS

Le Cbd> des Jacolnm tenait ses assises au Cctf4 Je la Ccméiie,

Ooculteinent fondé, provoqué par l'entrepreneur d'illuminations, le CbJb des Jacobins n'était pas un dub à proprement parler.

En fait, il s'agissait de la réunion coutumière de six personnages autour d'une table de marbre agréablement cristallisée, si les liqueurs, ardentes ou douces, mariaient leurs feux multicolores à la lumière pale des vases à boissons.

On sait que le Crfé de la Comédie mentait à son enseigne. Point de comédie à Château-Briard. Il y en avait eu une autrefois ; les très vieux seuls s'en souvenaient, lorsqu'ils se souvenaient encore ; k défaut de ces témoins chancelants, l'affiche d'une tournée de }JtF^ Ag^, oubliée à jamais sur les murs intérieurs de YHôtd du Perron^ était là, sèche et jaune, pour l'attester. Aujourd'hui, ce qui restait de la Comédie servait de local à la Compagnie des sapeurs^pompiers, qui remisait là le plus précieux de son matériel.

La caissière du Cçfé de la Camédk ne faisait pas de cette dentelle au crochet à quoi sont si habiles toutes les caissières. Elle ne comptait pas davantage le sucre qu'elle ne savait pas disposer en pyra' midês. C'était une dame un peu grasse et distraite qui, lorsqu'un garçon lui réclamait l'indispensable ingrédient, rougissait et ouvrait au hasard l'un des tircnrs en glapissant :

— Le sucre I

Tandis que l'échanson en smoidng d'alpaga se servait sans attendre.

62 L'ENTREPRENEUR DILLUMINATIOISB

Le patron du Café de la Comédie^ supportait pesamment la mine et le tempérament d'un veuf triste, malade, que le bruit du billard et le raclement des dominos agaçaient. L'hiver, il étudiait dans sa chambre d'hypothétiques martingales, aux fins d'un voyage & MonteXarlo, jamais «xon«>ii.

Ce veuf se nommait Halopel ; on lui avait connu un grade dans la Douane, autrefois. Une caissière était indispensable à un veuf aussi triste, aussi éloigné des réalités d'aucun commerce et qu'un petit héritage mettait au«dessus de «et «tfaires, lesquelles s'obstinaient, d'ailleurs et malgré lui, à être presque prospères.

Quand on lui conseillait :

— Si j'avais votre fortune, mon cher Halopel, je ne serais pas long à bazarder le C<rfé de la Comédie. Tout le monde vous regret" terait, cela va sans tfire ; mais pourquoi n'aHez-^vous pas pkulter ttOB ehdox et soigner vos humeoft au bon^sokil ?

Halopd répondait :

— Oh I oh I comme voes y iHes I... J'tt déjà doimé ma démis^ mn aux Douanes... en ne peut pas paner sa vie 4 se retirer.^ ça n'en fhsirait phis I

Et il réintégrait, au premier étage, courbant le dea, la chambiie aux martingales, en soupirant et geignant plus haut que bûche quon rend.

La caissière rebelle à l'aimable indttstrie du crochet, lisut avec passion le Jùamal des Voyages. Que si quelque point de sa lecture i embarrassait, eHe faisait aussitôt appel à l'érudition du Docteur Ode, personnification indulgente de la science.

Avec ses paupières tombantes, tombant parfois si bas qu'cttss lui fiûsaieitt un masque apveugle, le Xy Ode, chauve et badbu, las^ ^semblait à son eoilfràre GaHien. La barbe de Girfltcn fut^'cile si tôt Uanchtssarite ? En outre, le docteur fumait b pip&; \ am\i p c coutbe en écume et à' effigie.

•^ Qui représenteot*^He ? kii demaadaitKm «n adminut ce dief-d'ceuvre.

La réponse du médecin brSiait.par é' ii^géniLii sas mrî atiun s. Ota le savait. Aussi renouvelait-on la question, par jeu, pour le plaisir de la surprise. A cause des longs chifvem, de la colk»ette de den" telle, de la barbiche ondulée du bonhomme de cumbmar» t'^'t

tour à tour Gu8t»ve-AiMphe, Williun Shakespeare, Milton» Olivier GromweU, Louis XIII, le cardinal Mazarin... ou le bache^ lier de Salamanque, Même, à la fin, le D^ Ode 8*en tenait k cette expUcation.

Lorsque le docteur parussirit au Crfi ie la Comédie^ la coutume était, dîez Ira metiibres préseHts-éu Cltiries Jaoobim, de s'excla** mer en chœur :

— Ah I ah I voici ce pativre deotetir qui a tant pleuré I

Et le docteur, entrant-à fond dans le jeu^-aftc une constante bonne volonté, répondait, d*une voix formidable» quoique brisée :

— G femme, sphynx étemel I

Pourtant, ce n'étaient pas les chagrins amoureux qui avaient ainsi rougi les paupières du médicastre ; Tabus concerté des liqueurs fort^ et du vin naturel y avait bien suffi ; d'où la plaisanterie, imaginée naguère par l'imprimeur Chevance se remémorant le burlesque huitain :

••.Jian, à^maHn Jdum LautOtt Quia bsypofifes yeuU si rotiges*

COievance éditait à Château^Briard La SentkieDt, YAlmanach ripuUicam^ V Avenir agricole et imprimait un peu de tout, catalogués, cartes de visite, menus, pidmarès du lycée, décisions de la place et jusqu'à des livres de vers que lui confident des poètes de Paris, séduits par le bon marché pour quoi l'on pouvait bien s'accommoder d'impardonnables coquilles. Avant de distribuer les manuscrits à ses ouvrières, d'assez jolies filles, Chevance, dépourvu de sens lyrique mais non point de bonnes lettres, ne manquait jamais d'apporter la copie sacrée au Caié ie la Comédie. Le Club des Jacobins avait de quoi rire une soirée entière.

Sur la glace, iOuminant de son lac reflétant le lampadaire central la table réservée à ces messieurs, Halopd avait coUé vme a£che nanuscrite, bdbilement calligraphiée :

64 L'ENHŒPRENEUR DILLUMINATIONS

CLUB DES JACOBINS Renouvelé x l*An II

SoClili PHILANTHROPIQUE ET FULIGINEUSE

Une et Initvu&U

Science — Arts — Lettres — Industrie — Patrie

Président :

Théodore Marat

Dodeur es^UhmdnoHcm Vice-Président : Docteur Ode» Entrepreneur de miâedne. Secrétaire général : Capitaine Alexandre Pajou, survivant de

Graodottt.

Trésorier : Michel Barberon, Foumisseur des Escadrons de la

République.

Membre actif : Odilon Chevance, Mdttre imprimeur.

Théodore Marat représentait les arts ; le docteur Ode, la science ; l'imprimeur Chevance, les lettres; Michel Barberon, srainetier, adjudicataire des fourrages d*un escadron du Train des Equipages, représentait l'industrie et si le Club des Jacobins eut possédé un drapeau, il ne l'eut pas confié à im autre qu'au capitaine Pajou, alcoolique sympathique et tonitruant.

Retraité depuis le boulangisme, époque à laquelle le genre oratoire, de quoi il avait voulu faire l'essai sur ses hommes, avait donné des résultats néfastes, le vieux brave s'obstinait, en civil» à demeurer coiifé de son vieux képi dédoré, qu'il soulevait tris haut pour crier : A bas la calotte I s*il rencontrait un prêtre. Les desservants de Sainte Radegonde, de Sainte^Bathilde et de SainN Exupère étaient chacun si bien formés à cette fantaisie qu'ils avaient, depuis longtemps, pris le parti d'en sourire. Même, ils rendaient courtoisement son salut au vieux fantassin.

Souvent, vers neuf heures et demie, ce qui, à Chateau-Briard, sauf pour les Jacobins, commençait d'êlre une heure indue, un curieux bonhomme faisait son entrée.

Coiffé d'un feutre sans ruban rabattu sur les yeux gris piqués de feux verts, le masque maigre encadré de longs cheveux d'argent.

LE CLUB DES JAœBINS 65

boudés aux extrémités et très fins, dégageant à peine les oreilles dont la gauche s'agrémentait d*un anneau dor, il piquait entre les poils embrouillés de sa barbe une pipe en terre, très courte, moins belle, sans doute, que le cubmer du D^ Ode, mais complétant bien cette gueule maritime.

Le personnage se vêtait, dédaigneux du col, d*un vieux complet étroit et sans couleur, chaussant ses pieds de robustes napolitains dont Téclat permanent faisait injure à la misère de l'accoutrement. De la main, il dessinait, dès le seuil, un petit salut collectif et s*approchant de ces messieurs, en se dandinant, bafouillait dans un sourire quelque chose d'assez semblable à un refrain de gigue.

— Ah I ah I disait alors le D^ Ode, voici notre associé étranger. G>nunent « êtes-vous », mylord ?

Toujours souriant, et sans lâcher sa pipe de loup de mer, Mylord avançait sa main droite, comme emmanchée au bout d*un bras de fer. Chacun alors, sans que le vieux bougeât, serrait cette patte offerte qui se convulsait cordialement à chaque étreinte pour retomber et disparaître, féériquement, dans la poche de l'Anglais, s*asseyant enfin au bout de la table.

— Félix, servez Sa Grâce ! commandait Chevance.

Sans attendre d'ordre plus complet, Félix plaçait en face du vieillard un petit verre et un carafon de rhum.

On ne connaissait pas à l'associé étranger d'autre nom que ce sobriquet : Mylord. Il recevait, assez régulièrement, des lettres d'Angleterre dont les enveloppes portaient cette seule suscription : S. J. C. L., à Château-Briard (Seine-et-Marne), avec le timbre du War-'Office. La dame de la poste, Honorine Lonjallay, se souvenait confusément d'un nom qui devait être celui du personnage, mais si difficile à prononcer I

Les lettres, assurait-on, provenaient du fils du Mylord, major à l'Armée des Indes.

Chacun savait encore que Mylord, citoyen honoraire de Château- Briard depuis dix-huit anné^, et associé étranger du ChA des Jacobins du jour de sa fondation, était un ancien notaire de Guernesey. Mylord y avait loyalement administré les biens des ladies et gentlemen ses clients, mais, aussi, par l'artifice d'un solide lacet

de soie, purement et simplement, et très proprement, supprimé Mylady, son épouse convaincue d*adultère.

Pour lui épargner la potence, sa famille le déportait en France, sans délai.

La rumeur du drame suivait Mylord, assez vague pour qu'on put douter. Le temps passait et chacun imaginait à sa guise. Au surplus, Mylord éveillait les sympathies.

Or, parmi les Jacobins, et tant Marat possédait le pouvoir de recréer l'atmosphère, il avait été convenu, tacitement, sans qu'aucun y manqua jamais, de considérer Mylord ainsi qu'un précurseur, un révolté, un héros républicain victime de l'aristocratie britannique et aussi des insolents marchands de la Gté. Pourquoi pas ?

Parfois, à la compagnie se joignait Tabouret, humble savetier» mais remarquable improvisateur, tant sur la guitare que sur l'invisible lyre; avant tout ami du citoyen Marat, ce qui suffisait bien à lui ouvrir toutes les portes.

On eut reçu bien volontiers Albert Grivaut ; le pharmacien se dérobait. Peut-être faisait-il de ses soirées un plus galant emploi.

Encore que ses membres ne fussent pas tous célibataires, et pour cela même, les femmes n'étaient pas admises au Club des Jacobins, Au surplus, ni M^^ Chevance, ni M'^ Barberon ne souhaitaient participer aux séances. Seule, Céline, la nièce du capitaine Pajou, venait parfois rechercher son oncle et ne savait refuser l'anisette que le D^ Ode, bel homme et galant, ordonnait à Félix de servir à Mademoiselle.

Céline savait boire à petits coups, sans se mêler aux discussions philosophiques de ces messieurs. A peine s'interrompait-elle, certains soirs, pour calmer l'oncle étranglé de jurons, d'écouter, ravie, les propos de Mylord bredouillant intarissablement d'inin* telligibles gentillesses de clown mélancolique.

Mylord ne s'était pas fatigué à étudier la langue de ses hôtes. Un soir, il avait tout de même su glousser à Céline, flattée :

— Pjâlie !...

Une autre fois, les yeux mi-clos, il lui soufflait à l'oreille :

— Petit pioutain chérie !

LE CLUB DES JAœBINS 67

Céline se s*étalt pas fichée, n*ayant eu que de la surprise et elle hii Avait candidement demandé, la gorge soulevée d*aise :

— Qui est-^re qui vous a appris ça ?

Question entièrement perdhie pour Mylord. Laissant là Céline, il montrait, d'un doigt interrogateur, avec un clignement d'oeil malicieux, la belle pipe à sujet du docteur.

— Shakespeare !... copain à vous ! répondait Ode en tapotant son meuble à fumer I

— Nô !... Cromwell !

Mylord, étouffant de rire, crachait son rhum par les narines.

Ce soir «là, le CkA des Jacobim comptait plusieurs absents de marque.

Las de pousser les dominos, le D' Ode lisait la Sentinelle. Chevanœ dessinait des bonshommes sur la table pour désespérer Faix. Seuls, Pajou et Barberon se plaisaient aux jeux de leur âge, passant du piquet à l'écarté, sans vaincre l'ennui.

— Ce sacré Marat ne viendra donc pas ?

— Si Tabouret avait au moins la bonne idée de nous régaler de sa guitare.

— Tabouret ne vient jamais sans Marat.

— Pourtant, nous l'accueillons bien.

— Il est timide... c'est un humble.

— Les humbles...

M™® Adélaïde, la caissière, avait envoyé en course le garçon. Faix reparut tout à coiq>, important et rapide, la serviette professionnelle en turban autour du crâne, et dégoûtant de pluie.

— Il y a eu im crime aux Coudreaux 1 Les Jacobins bondirent :

— Un crime ?

— C'est épouvantable I... j'avais bien vu le Parquet partir avant le souper, mais je ne savais pas de quoi il en était.

— Et... maintenant ?... Nfais parlez donc, Félix 1

— On a tué la Cataud 1

— La vieille vannière ?

— La femme aux pinces de homard ?

— Cette vieille horreur ?

— Une artiste, capitaine I La Merveille des Mers I La Princesse

68 L'ENTREPRENEUR DILLUMINATIONS

Cmstacée ! dit le Docteur Ode ; voilA qui la console de sa misère.

— Bah I Que voulez-vous dire ? Du diable si je vois là-dedans de la consolation I

— Pardon I Elle meurt en beauté, assassinée comme une cocotte ! Elle aum eu, avec un peu de bonne volonté, l'illusion d'avoir réussi.

Félix se gratta le nez.

— Oui, mais c'est la petite qu'on a violée I

— Frandne ?

— Oui, messieurs.

— Fichtre I le salaud ne s'est pas embêté ! Est-ce qu'il l'a tuée aussi ?

— Non, heureusement !... On est arrivé à temps.

— Et qui a (ait le coup ? On ne sait pas, naturellement. Et avec un juge d'instruction comme Ravageot, tout juste bon à dire des monologues en société, on ne saura jamais. L'assassin peut courir.

— C'est inoui I On n'a plus aucune sécurité.

— Je vous demande pardon, messieurs ; on sait très bien qui a (ait le coup. L'assassin est cotfré. Même, articula Félix avec orgueil, que c'est M. Marat qui l'a arrêté I

— Le Président ?

— Le Président I

— Lui-même, messieurs. Je viens d'apprendre qu'après avoir ficelé proprement le satyre et donné les victimes à garder à Thermidor, il est revenu en ville en fouettant de toutes ses forces Qu*magnole pour avertir la gendarmerie et le Parquet. Il vous a, parait-il, cherché sans trouver aucun de ces messieurs. Il a sonné trois fois chez vous. Docteur.

— Sacré bon sort ! Pour une fois que je...

— Allcms, grogna joyeusement Pajou, n'insistez pas, mon vieux, on sait bien où vous étiez.

— Mon bon, ça n'est pas le moment de rire. Et vous dites, Félix, que Marat...

— On l'attend. Docteur ; il est en conférence avec le Parquet.

— Eh bien, dit Chevance, tirant une égoïste conclusion, me voici du coup hors d'embarras. Mon numéro de La Sentindle aura de la bonne copie.

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— Yû folliculaire I

— Médicastre ! Dites^moi, Ode mon ami, vous ne vous remuez guère. Grouillez-vous» nom d'un petit bonhomme I On vous cherche depuis cet après-midi. La Gitaud s'est arrangée pour mourir sans vous, mais Francine... hé I hè ! ça vous émoustiUe ! Heureux gaillard !... Ah I ces médecins, en voient-ils !... C'est comme les peintres... Les peintres et les médecins... Au fût, tu ne nous as pas dit, Félix, qui était l'assassin, le salaud, le satyre. Est-il du pays ?

— Un chemineau, M. Chevance.

— Naturellement !

— Le brigadier de gendarmerie, M. Pélissier...

— Un fier voyou, ce gendarme-là !

— Il est très intelligent, M. Chevance. M. Pélissier m'a conté tout à l'heure qu'il n'avait jamais vu sur un corps d'homme une pareille tête de monstre, mais que pourtant l'assassin lui avait fait l'effet d'un bon bougre.

— Non I ce Pélissier... je vous dis !

— Et Ode le déclarera encore, au nom de sa sacrée science, pour le moins irresponsable I

— Qui ça, Pélissier ?

— Hé I non, le salaud, le satyre !

— M. Pélissier m'a dit comme ça qu'avant de se laisser tuer, la Cataud a tenaillé l'homme...

— Si c'est un homme !

— ... avec ses affreuses pinces. Paraîtrait que ça l'a rendu un peu loufoque.

— Beau combat de monstres I

— Par là-dessus, M. Marat lui a mis en travers un coup de trique qui a fini de le déranger tout à fait. On ne peut pas l'interroger, il divague.

— C'est bien ce que Je disais ; on n'attend plus que le cher Ode pour proclamer irres|x>nsable cette ignoble brute.

— Allons donc ! Vous parlez pour ne rien dire, Chevance. Je vais voir Francine.

— Prenez un parapluie à la caisse. Docteur ; ça tombe à verse. Félix aidait M. Ode à passer les manches de son manteau.

— Et dans son déUre, Félîx, que dit-il ?

— Oh I des mots sans stiite... est-ce que je sab... des contresens, toujours, selcm M. Pâissier. Il dit : les pinces !... les pinces du crabe 1

-Il dit ça?

— Oui, ce serait rigolo n'étaient les circonstances. Ah I il dit encore : le progrès... pays arriéré... pas d'instruction... des monstres... l'état sauvage au vingtième siècle...

— Il dit ça ? Il dit « l'état sauvage au vingtième siècle » ?

— Oui, docteur.

— Très curieux ! Qu'en pensez-vous, Chevance ?... Ah ! mais, ça n'est pas banal I II m'intéresse ce gaillard-là. Ne trouvez-vous pas, Chevance, que du point de vue psychologique...

— Allez donc, sacré bavard I allez donc I

— Ah ! voilà Marat I

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