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CHAPITRE IV

FARIGOU

Il faisait grand iour*

Pénétratit par l'étroite lucarne grillagée du violon municipal de Dompierre, le soleil découpait des ombres burlesques.

Jésus-'François Farigou s'éveilla.

JésuS'François Farigou, bâtard, ez-pupille de l'Assistance Publique, ez-caporal au 8^ régiment d'Infanterie de Marine, au Mourillon et à Obock, quand on faisait encore la relève de cette colonie de malheur, sur la mer Rouge, avant que la science des fabricants de statistique n'eût reconnu que les bataillons y fondaient aux feux de la fièvre, que les hommes y crevaient comme des mouches, sauf Jésus-François Farigou, ex-ferblantier ambulant, présentement ouvrier agricole, plus véridiquement batteur de grands chemins, triniardeur, chemineau si l'on veut, et qui résistait à tous les assauts de la nature ou des hommes, à tous leurs mauvais tours, à toutes leurs ruses, à toutes leurs méchancetés.

Un singe déguisé en loup. Un loup au nez un peu pointu perçant un buisson de barbe, de moustaches, de cils, de sourcils de toutes les couleurs, du roux sylvestre au gris de la toile d'araignée.

Deux petits yeux verdatres battaient de l'aile, lampes exténuées.

L'habit de Farigou ne vaut point qu'on le décrive. L'homme avait un bâton suspendu à son poing, un couteau dans sa poche et une pipe dans sa musette.

A peine éveillé, Jésus-François Farigou entreprit de gueuler :

42 L'ENTREPRENEUR DILLUMINATIONS

— Bon sang ! Vont-ik point m*ouvrir, les cochons» les salauds, les fi* d' garces ? Sûr et certain qu'ils le font exprès par mépris du pauvre monde et par cochonnerie naturelle. Ils vont me (aire man^ quer mon voyage» les tantes !

Jésus-François Farigou, la veille, avait trouvé k boire gratis, et puis ses idées, excellentes à part ça, n'étaient jamais bien en ordre. Il le savait et n'en concevait aucun regret

Ça ne lui venait pas des fièvres du pays des Somalis (des rigolos qui ont de belles femmes aimables comme tout avec le militaire quand il sait vivre) ; non, ça lui valait d'avoir dormi, une nuit qu'il était fin saoul, dans un four à plâtre qu'est tout ce qu'il y a de chaud — pire qu'Obock — quand on l'allume et qui, faut croire, n'avait pas assez refroidi. C'est facile à comprendre ; seulement, le nuJneur c'est que, quand on est pressé de se coucher, on ne prend pas le temps d'y réfléchir.

On avait sorti Jésus-François Farigou du fond de son four rouge et bleu, asphyxié et cuit.

— Ça laisse des traces, affirmait Farigou. Depuis, j'ai le caberlot de bisengouin... et une soif !...

Quand, à la vue d'un bouchon, le gosier lui raclait trop fort, il disait encore, dans l'espérance pas trop déçue d'attendrir les cœurs :

— C'est le plâtre chaud... faudrait la mer pour l'éteindre.

A cause qu'il avait l'esprit chaviré, Jésus-François Farigou praiait des distractions qui n'étaient celles de personne.

Comme on ne lui ouvrait pas la porte, Farigou, pour tuer le temps extirpa des profondeurs de sa vareuse en velours crasseux, une chose molle et jaune, parfaitement sale et qui était son livret militaire. En connaisseur, il l'ouvrit à la bonne page pour se lire, en hurlant tant qu'il pourrait, les extraits du Code Militaire, l'un des plus magnifiques exemples de style concis qui se peut proposer.

Farigou accompagnait cette lecture, l'un de ses rég^, d'excla-* mations, de commentaires judicieux, en même temps que d'une large pantomime.

— Carde... à vous !... Fixe !... Repos.

Abandon de poste en présence de l'ennemi :

La Mort I

FARIGOU 43

Armes portées contre k France :

La Mort 1

Joue !... Feu I... Zim ! Boum !... Repos.

Capitulation avec l'ennemi :

Mort avec dégradation.

Port illégal de décorations :

Deux mois à cinq ans.

Zut ! M... ! ça ne compte pas. Autant pour moi. Rébellion avec armes :

La mort I

Trahison :

La mort I

Chouette I Chouette I

Meurtre sur la personne de son hôte :

La mort !

Et c'est bien (ait !

Violences envers une sentinelle :

Ah ! la vache I... la mort I

Voies de (ait envers un supérieur :

La mort 1 Turellement I...

Voies de (ait commises sous les armes :

La mort I Ah I î' te dis ! j' te dis 1 Attaque sans ordre :

C't'idée aussi ?... La mort I...

Commandement pris sans ordre :

La mort I

Désertion avec complot :

La mort !

La mort I La mort I La mort I... Rompez I...

« La mort !... Ils savent travailler ces gars-'là. A la bonne heure I Tu rouspètes, toi ? Fixe !... Tu rouspètes encore ?... La mort I 1^ mort I Personne n'en demande plus ?... Tout le monde est servi ?... Fermez le ban I Repos.

Ah I ça, nom de Dieu I est-ce que ces salauds-là m'ont con^

damné à mort, moi aussi ?... La porte s'il vous plait I C'est de mon bon plabir que je me suis fait bouder, faut pas l'oublier. J'aime pas à coucher dehors, mais i'ai droit à des égards en ma qualité de volontaire ; j'ai des droits et je les ferai valoir. Quand j'étais militaire, on m'aurait fusillé justement, pour des motifs sérieux qui sont imprimés sur le livret que je n'aurais rien dit, mais comme civil et comme citoyen, prisonnier volontaire bien connu des autorités qui n'ont que de bons renseignements sur moi, vu que les juges n'ont jamais pu me conserver plus de trois mois malgré leur bonne volonté, j'ai droit à des égards et je n'en démordrai pas. La porte, nom de Dieu !

VtnJeZ'Voas tirer le ootioiu Si vwsplùii!

Pour sortir de la prison, 5*1* IXMXS plùit I

Alors, tapant des pieds et des poings, ces poings aussi lourds, aussi sonores que ses pieds chaussés de galoches formidables, il ne cessa plus de beugler, de meugler, de hennir, de braire et de cogner :

— La porte I La porte, tas de cochons !... La porte, crapules !... La porte, bande de vaches !... La porte I La porte I La porte !... Ohé, la porte !...

Le garde-champêtre, vieux soldat fonctionnaire, tourna sans se presser la dé dans la serrure.

— C'est pas bientôt fini cette comédie ?

Jésus-François Farigou qui n'avait pas de rancune rigola de Ixm coeur.

— Tiens ! Vous en avez de fameuses... Mais je suis attendu, moi... Enfin, vous fâchez pas, papa ; je m'en vas* Salut la compagnie et bien de l'excuse pour le dérangement ; faut pas m'en vouloir si je ne laisse rien au garçon.

Haussant ses vieilles épaules, le garde-champêtre, septagénaire boiteux, au nez fin chaussé de grosses lunettes bleues, regarda sans mot dire son hôte vider les lieux. Il fit sonner ses dés, ayant redos l'huis, s'éloigna à son tour en sifflotant un air de régiment.

Farigou était d^ loin, droit dans la poussière dorée du chemin,

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lançant son gourdin dans l*azur avec 1 art dun tambour-major et discourant en un large délire, en cordiale conférence avec les arbres, les oiseaux, les fils du télégraphe, les pierres en pyramides, les coqs sur leurs fumiers, les chats blottis, les chiens à la chaîne, les poules stupides et jusqu'aux nuages dramatiques qui s'amonce^ laient à l'horizon comme pour lui barrer la route.

Farigou I Drôle de corps et bonne âme.

S'il avait du pain, il se mettait en quête d'un frère avec qui le rompre. Cependant, comme il avait une haute et rare conception de son honneur de gueux, il n'admettait pas qu'on le lui donnât du bout des doigts, ce pain. Ce pauvre faisait des façons qui disait : « L'aumône me dégoûte !»

Qu'au contraire on lui offrit quelque chose, et notamment la goutte, après un brin de conversation le long du chemin, Farigou tenait en réserve un beau discours dont on avait la récompense.

— Monsieur, je vous remercie bien ; offrir l'eau-de-vie à un routier, ça ne s'appelle pas lui faire outrage. Parce qu'il faut vous dire, sans vous offenser, que la charité c'est pas grand'chose de propre. Vrai, elle me soulève le cœur I

« Ceux qui font la charité, c'est des salauds. Il y aurait des manières de la faire ; ça je ne dis pas. Pourquoi qu'ils la font en vrais cochons de naissance ? Ah I les salauds I Pensent-ils tout de même qu'on est là, nous autres, les pauvres bougres, à marcher la route pour leur ouvrir le chemin de leur del ?... Ah ! les choléras de bienfaiteurs I

« EcouteZ'Voir. On m'a lavé les pieds, dans une cathédrale ; oui, monsieur, les pieds, à moi qui vous parle I A moi, Farigou ; mes pieds qui ont fait des kilomètres et des kilomètres ; mes pieds de pousse-misère. On était douze jolis garçons dans mon genre. Un évêque tout en or nous a dit : « Vous êtes des saints I » Il y avait avec moi Ragusse, le joueur d'orgue, un ancien clerc d'huissier, une crapule bien connue. Ça ne fait rien ; l'évêque était sérieux. Et le plus rigolo c'est qu'il y a des Ragusses assez cucus pour croire que c'est arrivé I Ça vous tourne des yeux blancs... Moi, je rigolais* parce que quand on me touche les pieds ça me chatouille. Y' a rien à faire ! Ah ! pour sûr que la charité c'est pas grand'chose de propre. Moi, c'est pas pareil ! Si je partage ma

croûte, j*ai le droit» parce qu'entre gueux ça se doit. Et puis, j'aime (aire des invitations I

« Si j'avais été un bourgeois, au pognon comme de juste» il y aurait toujours eu du peuple à boulotter chez moi. T'es là, tu te les cales, à chaque sorte de cuistance t'as un vin exprès pour. Quand t'es bien mûr, on allume les cigares chers et on cause. Tu échanges des idées, on pense, quoi I On parle du progrès, de la civilisa* tion!... »

S'il méprisait l'aumône, Farigou estimait qu'il se faut entr 'aider pas rien qu'entre maudits des hommes. Durant une lieue, dans les Ardennes, il avait porté sur ses épaules un prêtre édopé assailli par la tourmente ; aventure classique de chemineau. C'avait été pour lui l'occasion d'une magnifique démonstration.

— Je vous devais bien ça. Monsieur le Curé ; ne me remerciez pas. Il y a un de vos supérieurs, Mgr Hburce qu'on l'appelle, qu'a eu l'obligeance de me laver les pieds. Chacun son tour. Monsieur le Curé ; ça se doit, sûr que ça se doit.

L'ecclésiastique offrait un écu en récompense. Farigou ayant dans sa musette du pain, du cervelas et une chopine, refusait dignement.

— Non, de vrai. Monsieur le curé ; ça gâterait tout mon plaisir. Vous ne pouvez savoir combien votre écu me ferait pauvre, tandis que de vous obliger gratis ça me fait plus riche que votre évêque. D'abord, je suis rentier, pas vrai ? J'ai tout mon temps à moi.

Le prêtre insistait.

^- Alors, donnez-moi un bouton de votre soutane. On dit que ça porte bonheur. Prenez mon couteau.

Sans sourire, l'abbé consentait, ajoutant :

— Acceptez encore de souper à ma table.

Ce n'était plus une aiunône, mais une politesse. Farigou n'avait pas à refuser. Sa serviette proprement nouée autour du cou, il fit hcmneur à la cuisine de la servante silencieuse, se donnant des airs de gentilhomme aventurier, versant lui-même à boire :

— Encore un coup. Monsieur le curé ; il est bon. Mais si je n'avais pas eu de quoi dans ma musette, j'aurais pas pu accepter. La charité me dégoûte.

Le repas achevé, debout devant la cheminée, tandis que Farigou

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vidait le flacon de prunelle dans son café, le prêtre, pensif, interrogea :

— A quoi songez-vous lorsque vous allez à travers champs, semblable à ces oiseaux sauvages à qui Dieu donne la pâture ? Vous êtes sensible, Farigou ; sans doute rêvez-vous à la douceur du ciel, aux parfums répandus sur la terre, vous que Dieu voulut pauvre afin que vous fussiez meilleur.

— Ma foi. Monsieur le Curé, je ne sais pas ce que Dieu, que Je n*ai jamais vu, sauf votre respect, a voulu faire de moi. Ce qui est sûr et certain c'est que je ne pense à rien de ce que vous dites. Je suis pour le progrès. J'ai des idées sur le progrès. Si j'avais le temps je les mettrais sur le papier. Faudrait que j'explique à un député, ou à un homme comme vous. Etes-vous socialiste ?

— Je suis chrétien.

— Voyez-vous, les populations agricoles ne comprennent pas encore les nécessités du progrès. Quand je pense qu'il y a des communes conséquentes qui n'ont pas d'abattoirs municipaux I Par exemple, si je vois une école neuve, claire, aux larges fenêtres ouvertes, je dis : voilà une école bien aérée, le maire se rend compte que l'hygiène va avec l'instruction.

— Vous savez lire î

~-" Je crois bien ! Et écrire encore mieux. Au régiment, j'ai travaillé chez le double.

■^ Et qu'avez-vous lu ?

"- Ah ! des bouts de journaux, des affiches, des cornets à tabac. Une fois on m'a donné, à Raon-l'Etape, des rognures de charcuterie enveloppées dans une statistique des accaparements pendant la guerre de soixante-dix. J'ai conservé ça.

"^ Voulez-vous que je vous donne un bon livre ?

"^ Ça me ferait plaisir. Monsieur le Curé.

■^ Choisissez.

L'abbé, d'un geste bénin, montrait les rayons de la bibliothèque.

II jubilait, l'homme de Dieu, se frottant d'aise le menton sur son rabat. Le vagabond, l'élu du Seigneur, allait donc emporter quelque pieux ouvrage ; un livre qui, peut-être, aurait le pouvoir bénéfique de le révéler à lui-même, qui, à coup sûr, illuminerait sa route <lifficile. Mais un sûr instinct conduisait Farigou qui, rouge de

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bonheur, fonça en taureau sur un dictionnaîre encyclopédique qu*il serra longuement dans ses mains formidables, avant de le cacher, de I*enfbuir au fond de sa musette entre son pain rassis, son demilitre entamé et sa mesure de cervelas.

— Maintenant, Monsieur le Giré, merci bien et excusez-moi ; je vas me coudier. Non, pas ici, au violon, i*aime mieux ça, j*ai Tlui' bitude. Mais par exemple pour ce qui est d'en plein air, jamais de ça ! Je vous le dis. Monsieur le Curé, moi je suis plutôt pour la régularité.

Le violon attendait son hôte. Il y fut et dormit bien.

Au soleil levant, dans l'attente de son valet le garde, il ne manqua pas à se régaler des extraits du Gxle militaire, son petit déjeuner du matin. Puis, comme il avait achevé et qu'on ne lui ouvrait toujours pas, il se souvint du dictionnaire, fort à propos pour déclamer, non sans pompe :

— Gomme ! Gommer ! Gommeur I Gommeux 1 et ainsi de suite, s'interrompant seulement pour chanter à pleins poumons :

Voutez-votts tirer le cordon, S't vous tlaît /...

On voit que Farigou ne ressemblait guère aux chemineaux lyriques chers aux inspirés officiels. Les honnêtes gens ne manqueront pas à soutenir qu'il leur était supérieur. Hélas ! Quel honune est sans défaut ?

S'il himiait le parfum de la chair fraîche, il était perdu et Satan le possédait. «

L'homme devenait fauve, reniflait férocement et, du plus loin, la proie vite dénichée. Alors, Farigou violait, congrûment, passionnément, avec une splendide goinfrerie, bergère ou demoiselle, sans même un mot d'amabilité — les grands amoureux ont parfois de ces timidités — dans le bois ou sur les talus de la route, et, si on lui résistait, il tuait. Il tuait parce qu'on lui résistait; par ce que le plat se dérobait quand il avait si faim, lui, le pauvre ! Il tuait encore, d'autres fois, pour n'être pas dénoncé.

Était'K:e sa faute à cet homme à qui tant de crimes ne faisaient même pas une ame farouche ?

Ça n'était pas, en tout cas, une rûson pour l'accabler de tous les

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crimes, même les plus vulgaires et les moins passîonnek, de la province qu*il parcourait, s'y pkisant plus qu'ailleurs, depuis de si longs mois, s*y plaisant, disait-Il : « à cause de la compréhension du progrès qu'avaient les mimlcipalltés. »

Ce jeune homme, M. de Frêne, tué sur les terres de M. du Hocqueton, par son propre fusil juraient les uns, par im compagnon myope, par un rôdeur assuraient les autres, pouvait bien avoir été tué par son hôte le marquis du Hocqueton, hobereau paillard mais ipoax exclusif.

Fallait-il aussi accuser Farigou du meurtre de cette vieille dame que ses enfants avaient peut-être poussée dans le canal et devait-on, vraiment, lui reprocher la mort de Marie-la-Bossue que, pour rire, des gamins tuèrent à coups de pierre ?

Farigou était-Il responsable des incendies de meules qui donnent tant de souci aux assurances, et des vols de poules et des morts mystérieuses du bétail, ces crimes qui sont Tafiiaire de sorciers autrement rusés et savants que le simple Farigou, d'ailleurs matérialiste et ennemi Juré de toute sorcellerie ?

Non, sans doute. Pourtant, trois fois il avait été arrêté ; tout prêt, ne sachant pas mentir, à confesser le viol d'Estelle la charbonnière des Coudreaux, dont M. du Hocqueton, qui n'avait pas osé, avait eu envie, lui aussi, et le viol de Dondon-Galop, la gardeuse d'oies, ou de Sophie, la nièce au bedeau de Soutrolles ; mais chaque fois c'est d'im crime qu'il n'avait point commis que Farigou avait eu i répondre.

Ça le faisait rire énormément, après. Et de si bon cœur I...

Et chaque fois on le relâchait, parce qu'il avait des papiers, im état, ime bourse rarement trop dégarnie et un passé militaire honorable.

Sur le bord de la route, au sortir du violon de Domplerre, Farigou s'installa dans l'herbe avare pourcasserlacroute.il fit bombance avec un fromage de bique et du pain de seigle, but im grand coup à la source et, faisant tournoyer son bâton, un martial refrain soutenant sa marche, il pénétra de sa vaste stature l'huis d'qplnes en fleurs du bois des Célestlns.

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