LES 1M0CES DE FÏ1RIC0U
ta pkénsmène» <lu jaaoïule entier.
Ce <Jkké, d'un traswl vnûaieirt d'aràite» fipusalt la Cateud en tCMie xl*eilttbitien«
La Merveille Aquatique souruît et il ne bii manquai que deux .dents ; le sourire fusait friser son^ nez menu et^ rend, ses yeux assez laettux flonbeaieat en âammes de-pmoh sous 4e8 aaultiples petits faaadoauat étr^ts, laborieusement connétiqués que dominait un .ebignon minuscule comme une pomme de eaane. Un krge trident de carton doré complétait Tédifice capillaire.
Un condet d'éeaîlles vartes et moirées maintcaait les sems en obus et ses cuisses^plemes emptissaie»t à plaisir le maiUot de cot<m rose qu'escaladaient des bottines vermillcm.
Dans ses pinces ridées, grenues» d'un iuMrrible écarkte, la Lan- :fouste Humaine serrait les deux gardons vivants, d*un blanc de ^pièces de cent sous» frétillants, exprès pecbés pour die» qu*à cha" que représentation elle dévorait en public*
Un seul directeur avait réussi à la conserver plus de trois mois dans s<» établissement* Pour aequarir des droits exaets sur un si profitaUe monstre» le rusé manager en «vait fait hardiement sa maîtresse» avec le consentement de -sa légitime épouse» la véné" rable dame Magissmi» somnambule es^ra-kidde, intéressée autant que son homme à Texcellâice des recettes. D'ailleurs, M^® Magis- «>n <ipérait seule» dans sa logep^^cmnelle.
Magisson promenant sur tous les champs de foire de France la la réfutation d'un bel homme, avait rèassi fi&c3ement à gagner les faveurs de sa penstosmaire. Sans tarder» il en abusait pour la séquestrer» le seul moyen de la contraindre au travail en l'empêchant de boire au-delà de l'indispensable. Elle n'avait drcât qu'à un litse de rouge après chaque représentation.
— La Merveille Aquati^e est si féroee, Jbonissait Magisson» eOea des fauves de la mer si bien conserveries hdbîtudes sangui- OMÔes qu'on ne. peut la ceoserver qu'en cage ou dans un aquarium .h^Biétiquement dos. Moi-^hême» mesdames et messieurs» ^i n'aipas ceaint» on peut le dire» et la presse du monde entier 1^ attesté dans ses artides, d'aborder les plus (stfoudiesianinisiix.du jlfobe^t ks momltres des deux hémÎ6pkères».jene l'appreche qu aux
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prix des plut extrêmes difficultés et jamais sans £tre armé du croc que voici — i^prochez«vous — et que les pêcheurs du détroit de Béringue, ces hardis navigateurs aussi astucieux que téménûres, nomment dans le langue de leur glaciale patrie un harpon, k seule arme en usage dans les mers boréales.
Magisson mentait k peine ; à peine autant que ceux qui s'appliquent à très bien parler. Tout au plus, dans le privé, remplaçait-il volontiers le harpon des mers boréales par une solide cravache dont il époussetait plusieurs (ois le jour, et sans égard pour leur perfection, les charmes les plus sensibles de la Merveille Aquatique!
Une secrète admiration, que la rage d'être rossée captive n'étouffait point, attachait la Oitaud à son directeur. Tout se gâta*
La Belle des Mers devint enceinte.
Au jour que la promesse fut évidente, M^*"^ Magisson elle-même paya le Champagne à toute la troupe. Au dessert, sa capote noire à plumes roses de faux marabout un peu de travers, elle embrassa la jeune mère complètonent saoule.
Plusieurs mois durant tout alla bien. Magisson fit les foires de Bretagne, annonçant pompeusement la naissance prochaine du phénomène que l'on n'avait jamais vu et dont le père, à l'en croire, était im phoque d'une rare férocité.
La Princesse Crustacée accoucha bonnement d'une fillette blonde, parfaitement constituée. Les mains de l'enfant, ces mains que Magisson avait rêvé hideuses, happaient, longues et fines, la lumière d'or dont le Créateur enveloppait sa créature.
Or, un piston de l'établissement, depuis longtemps soupçonné par la direction de passer en fraude des litres de picolo à la captive, tomba dans une telle crise d'attendrissement, décuplée par l'ivrognerie, devant la radieuse beauté de la petite fille, qu'il tint à la reconnaître.
Jusqu'alors indiscutée, l'autorité de Magisson se brisa contre l'obstination du piston. C'est ainsi que la Merveille Aquatique épousa peu après, Arsène Godot, piston solo du Musatm Colifùt" men. Toute discipline s'etfondrait. La patience fut vaincue. Magisson chassa ce couple scandaleux dont la saoulerie dépassait la connaissance humaine.
Privée de cosmétique et du trident de papier doré et du corselet