‹ L'entrevue de Bayonne de 1565 et la question de la Saint-Barthélemy d'après les archives de SimancasChapitre 2 sur 7 · PIÈCES JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

PIÈCES JUSTIFICATIVES

Arclùvn rjrnl de Siiiumcas. Estado, Lcrf n" SOS,/' 106.

Copia de minuta cakta de Sd Majd. al Comendadou mayor de

Castilla.

El Rey,

Dos cartas viiestras hc recibido la vna de XX de deziembre y la otra de V de Enero, y cl sccretario Gonzalo Ferez me ha hecho relacion de las que a el le aueis scripto y de los aiiisos de Roma y de otras partes que con ellas le embiastes, lo quai todo lie holgado de entender, y por la primera la particularidad de lo que se auia tratado y resuelto sobre la yda del Marques de Pescara a la ysla de Corçega, y liolgue mucho de que vos os hallassedes présente a la platica, por que se quan bueno séria vuestro voto, y pues todos f uistes tan conformes como mescriuis, por las razones, que se representaron, en que por entonçes no conuenia que el Marques passasse a la dicha ysla sino que se boluiesse a Milan hasta que yo mandasse otra cossa, no ay por agora que replicar a elle, sino que a mi tarabien me ha paresçido lo mismo, y quando le embiare a mandar lo que haura de hazer se os auisara dello si todauia estunieredcs en Italia para que lo sepais como es razon. Lo que mas ay que deziros es, que ha mucho dias que la Christ«a Reyna madré del Rey de fi-ançia mi hcrmano, etc.

Archives générales de Simancas. Secret. d'Etat, Liasse «" SOS, f' 106.

CoriE d'une minute de lettue de sa Majesté, au grand Commandeur DE CASTILLE, 3 FÉVRIEIJ 1565.

Le Iî'^i.

J'ai reçu deux lettres, l'une du 20 décembre et l'autre du 5 janvier; le secrétaire Gonzalo Ferez m'a fait la relation de celles que vous lui avez écrites, à lui, et des informations de Kome et d'autres pays que vous lui avez envoyées avec elles, et j'ai été bien aise d'apprendre tous ces renseignements, de savoir par la première lettre le point particulier de ce qu'on avait traité et résolu sur l'envoi du marquis de Pescara à l'île de Corse. Je suis très-content que vous ayez été présent à l'entretien, parce que je sais combien votre vote serait bon ; et puisque vous avez été tous aussi d'accord que vous me l'écrivez, par les raisons qui se sont exposées, que pour le moment, il ne convenait pas que le marquis passât à la dite île, mais qu'il rentrât à Milan, jusqu'à ce que j'ai ordonné autre chose, il n'y a pour le moment rien à répliquer à cela, si ce n'est que c'est aussi mon opinion. Et quand je lui enverrai ce qu'il faudra faire, je vous en aviserai, si vous êtes encore en Italie, afin que vous le sachiez comme de raison. Ce que j'ai de plus à vous dire, c'est qu'il y a plusieurs jours la Reine très-clirétienne, mère du Roi de France, mon frère, etc.

l'entrevue de rayonne de 1565. 23

Archivo grâl de Simancas. Esktdo, Leg°, n" S9S,f'^ 105.

Copia de minuta de carta de Sa Ma.td. al commendador mayor de Castilla ; DE Madrid a 3 de febrero 1565.

El Rey,

Muchos flias ha que la Reyna Christ")-'* madré del Rey de Françia mi hermano, me ha embiado a dezir, assi por medio de su embaxador que aqui réside, como de otras personas, senaladainente de mis embaxadores que alli han residido, que ella desseaua mucho que nos viessemos en la Frontera de Perpinan, o de Bayona, y aunque yo la quiero tanto que holgaria mucho de verla y conosçerla, y por dalle el contentamiento que ella reçibiria de verse con la Eeyna mimuger, y su hija todauia no me he resuelto en ello, assi por no dar lugar mis negocios y occupaçiones forçosas que aqui tengo, como por otras causas que me lo han estoruado agora ultimamente viendo que se acercaua a las f routeras destos Reynos, y que estaua ya en Monpeller, me ha tornado a instar sobre estas vistas, diziendo y encaresciendo el gusto y contentamiento que reçibira de verse con la Reyna mi muger, agora que se offresce la occasion de estar tan çerca, que quiça en muchos dias no se oiïresçera otra semejante, y que si yo pudiesse tambien hallarme en ellas séria su contentamiento cumplido : visto esto y la instançia que la Reyna mi muger me ha hecho tambien sobre ello, y por satisfazellas a entrambas en este su desseo, le he mandado responder a la dicha Reyna Cliristma que yo huelgo mucho de que la Reyna mi muger se vaya a ver con ella a la parte de Fontarrauia, y que yo no me puedo hallar en estas vistas, por las forçosas occupaçiones que aca tengo, y assi plaziendo a nuestro Seùor las dos Reynaa se veran esta primanera, de lo quai os he querido auisar con tiemp/o, por ("j , que podria ser que por alla se publioaseu las dichas vistas y se toiiiasseu

24 l'entrevue de rayonne de 1505.

y entendiessen de otra mauera que ellas son^ y por que vos tengais en tendida la verdad de lo que açerca desto passa, y podais por vuestra parte, darlo assi à entender à las personas que os paresçicrc conuenir, por que no se juzgue à otra fin fuera del que se lia tenido. Que séria del inconuenientti que podeis considerar, y auisarnos eys de lo que sobrello se offreçiere, que holgare de entenderlo.

De Madrid a de Ilebrero, 15G5.

Archives générales de Simancas. Secrétariat d'État. Liasse n" S9S, /" 105.

Copie d'unk minute de la lettre de Sa Majesté au grand Commandeur DE Castille, Madrid le 3 février 15G5.

Le Roi,

Il y a plusieurs jours que la Reine très-chrétienne, mère du Roi de France, mon frère, m'a envoyé dire, tant par l'intermédiaire de son ambassadeur résidant ici que par d'autres personnes et principalement par celles de mes ambassadeurs qui ont résidé là bas, qu'elle désirait beaucoup que nous puissions nous voir sur la frontière de Perpignan ou de Bayonne. Quoi que je l'aime beaucoup et que je sois bien aise de la voir et de la connaître, et de lui procurer le contentement qu'elle éprouverait de se voir avec la Reine, ma femme et sa fille, je n'ai pu encore m'y résoudre, soit que mes affaires et mes occupations forcées ne me l'aient <r\ .- ^ ,Npas permis, soient que d'autres causes m'en aient détourné. Maintenant,

f j'Je- j' À ■ J ^'t)3'^^Q^qu^elle s'approchait finalement des frontières de ces royaumes et

'" qu'elle était déjà à Montpellier, elle a renouvelé ses instances relatives à «es entrevues, en disant et vantant le plaisir et le contentement qu'elle éprouverait de se voir avec la Reine, ma femme, puisque l'occasion se présente maintenant de se trouver si près, et qu'il se passera peut-être de nombreux jours avant qu'il s'en offre une autre de semblable, et que si

l'entrevue de rayonne de 15G5. 25

je ijouvais me trouver aussi dans ces entrevues, son contentement serait complet ; vu ces raisons et les instances que la Reine, ma femme, m'a aussi adressées à ce sujet, et pour les satisfaire toutes deux dans leur désir, j'ai fait répondre à ladite Reine très-chrétienne que je suis bien aise que la Reine, ma femme, aille la voir du côté de Fontarabie ; que pour moi je ne pouvais me trouver à ces entrevues par suite des occupations forcées que j'ai ici. Ainsi, s'il plaît à Notre Seigneur, les deux Reines se verront ce printemps. J'ai voulu vous en instruire à temps, parce qu'il pourrait arriver qu'on divulguât par là les dites entrevues, et qu'on les prit et les comprit autrement qu'elles ne sont et pour que vous sachiez la vérité sur ce qui passe à ce sujet. Vous pouvez, pour votre part, le donner à entendre ainsi aux personnes qu'il vous semblera convenable, afin qu'on n'attribue pas à la chose d'autre fin que celle qu'on s'est proposée : ce serait un inconvénient que vous pouvez vous figurer, et vous devez nous aviser de tout ce qui se présentera à cet égard, je serai bien aise de l'apprendre.

Madrid, le février 1565.

26 i/entrevur de rayonne T)E 15(j5.

Archiva grCil de Shnancas. Estado, Leg", ii° 145, f" GS,

Copia de un documento en cuya carpeta dice « Copia de i.o que su l/^ / h Md scumo A DON Juan de acuiiIa, en 22 de março de 1505. i>

El Key,

Don Juan de Acufui nuestro capitan gênerai de la provincia de Gnipuzcoa y alcalde de Fuenterrauia ya teneis entendido coino lu scrcnisinia Reyna mi muy cliara y muy amada muger va a A'erse en la f rontera de Françia con la xp'»» reyna hu niadre la quai partira de aqui a los vill de abril y por que bu de detencrse algunos dias en yrun antes de llegar alla y sera neçesario prévenir y traçar desde luego El aposento que ha de tener y ser palaçio y de la manera que podra ensancharse porque segund hemos entendido no ay ninguna casa que sola sea vastante ni aproposito, mayormente hauiendo de venir alli el duque deOrliens, y ser aposentado dentro del dicho palaçio y a su buelta otras personas que podria ser viniesen con ella, os mandamos que luego que esta reçibais, os partais y vais a la dicha \'illa, y por vista de ojos, veais y visiteis que casas ay en ella, y quai sera mas convinicnte, para en que pose la dicha sernia Reyna, y si çerca délia ay otras adonde se pueda hazcr y echar pasadizos y que pieças y aposentos tieneu cada vna délias y de que largo quadro y altura haziendo que se mida, por vn maestro que lo entienda, y embiadnos la traça, y mesura délias y relaçion puntual de todo con este correo que no va a otra cosa, y asi mesmo nos avisareis que casas ay, otras alli donde puedan posar los perlados y caualleros que fueren en acompanamien^de la dicha serma Reynay quedistançia ay délias a la que ha de ser palaçio y las otras calidades y particularidades

l'entrevue de rayonne de 1565. 27

délias, y encargos tengais riiuclio cuidado de que para cntonçcs este bien vasteçida y proveida essa tierra de todo lo neçessario. De Madrid A XXII de março 1565. — Yo el Key.

Archives générales de Simancas. St d'État. Liasse /t» 145, /• 14S.

Copie d'un document sur i^^weiiow^ duquel il est dit : Copie de CE que Sa Majesté écrit a Don Juan de Acuna, le 22 mars 1565.

///. de.

Le Roi,

Don Juan de Acuùa, notre capitaine général de la province de Guipuzcoa etalcalde de Fontarabie, vous savez déjà que la Sérénissime Reine, ma très-chère et très-aimée femme, vient se voir^ sur la frontière de France, avec la Reine, très-chrétienne, sa mère, qu'elle partira d'ici vers le 8 avril, qu'elle s'arrêtera quelques jours à Irun, avant d'aller plus Iran. Il sera donc nécessaire de se précautionner et de chercher immédiatement

n palais, ainsi que la / manière dont elle pourra être agrandie. En effet, d'après ce que nous avons appris, il n'y a aucune maison qui, seule, soit suffisante, ni convenable, alors surtout que le duc d'Orléans doit y venir et être logé dans 7<-/^^^^ / le dit palais, et qu'à feWtour, il pourrait se faire que d'autres personnes " vinssent avec lui. Nous vous ordonnons qu'immédiatement, après avoir reçu cette lettre, vous partiez et vous vous rendiez dans ladite ville, que de vos propres yeux, vous voyiez et visitiez qu'elles maisons il y a, et quelle serait la plus convenable pour le séjour de la dite Reine Sérénissime ; si, auprès de celle (jue vous avez choisie, il y en a d'autres où l'on puisse établir et construire des passages ; quel nombre de pièces et d'appartemens peut avoir chacune d'elles, qu'elle en est la contenance et la hauteur ; que tout soit mesuré par un maître qui s'y entendra, et envoyeznous les plans et les mesures et la relation ponctuelle de tout par ce

2S 1,'ENTRF.VrK Dr. r.AYONNF DF 1565.

courrier qui ne vient pas à d'autre fin. Vous nous aviserez en même temps qu'elles autres maisons il y a, oii pourront loger les prélats et les chevaliers qui accompagneront la dite Reine Sérénissime, vous nous direz la distance qui les sépare de celle qui doit être le palais et toutes les autres circonstances et particularités qui les caractérisent. .Je vous charge d'apporter le plus grand soin à ce que cette contrée soit, pour c^ moment, liien approvisionnée et pourvue de tout le nécessaire. Madrid, le XXII mars 1565. — Moi, le Roi.

l'extkevue de rayonne de 15(35. 29

Archivo grâl de kiiiiiancas. Srîa de Estado. Leg" 146, f' 169. /, j- j /L,

COPIA DE CARÏA DEJ. REV \\ FELIPE II. A LA REINA MADRE DE FRAN'CIA £'^ ^, <^ - < ^i/^ i «-^ FHA EN VALI.ADOLID A 5 DE MAYO DE 1565. /^'n u^à.

SEiNORA,

Auiendovne dado A cuibaxador San Sulpicio un despaclio de don Frances entendi por el que V. Magd. le avia dicho que aunque niadania de Vandoma y el principe de Condé viniesen à Bayoua no vman a la p^ reyna y no me puedo perznadir que San Sulpieio aya scripto à V. Magd.

las vezes que yo le lie lialilado y lieclio lial)]ar tan elarainente en esta -- ^Au)a ^V

niateria diziendole que sy venian estos u otras personas sospechosas j ^o , \, /^^^fu^/f^'

coino al prineipio que se trato destas cosas se me ofrecio por V. Md. , P/i.'/IWa'- 'I '*''''

por punto principal para que yo no liallase ynconveniente en el ha- i-/^ /a <^/V'-^ ' ''-'"^''^

zerse porque sy el dielio embaxador liubiera hecho el oficio conforme / /£Al'4iéiSt 6 )^ ^''^"^ t^^^l^^ a lu que se le ha dicho no podria créer que V. Md. consentiesse venir ta- <h«i^ ^ >■ ecH^aj^<,- ^'^ les personas y siendo esto de la calidad que es aunque con p1 ultime j ^ ^.^ (/e.-iOo/n^ / A ■»-•-'-' despaclio que escrivi a don Frances le mande hablasse a V. Md sobres- J.^iâje/'J /-c t ^ ^t^'"^ •*• to yo nohe querido dexar de hazer este oficio con V. Md. por lo que de?- i^x^^c ^* ://k«.^v2z.^/^r ^«v. seo dalle contentamiento juntamente con el que se que recibira la reyna mi muger; y por los otras cosas que V. Md. me tiene eecriptas y auisar a V. Md, que viniendo personas sospechosas, la reyna no yra uy yo se lo consentire, ny ellalo querra. Y esto no es poner tassa en las personas que lian de estar con V. Md. y el rey, mi hermano sino en las que Iian de ver à hi reyna mi muger ni hazer excepcion de personas sino de religiones. Aqui auùuios Ik'gado buenos y quedamos con salud y por el tierapo santo que iia sido no nos auvemos podido dar mas prisa. Nuestro senor, etc.

Al margen de letra del Rey dicelo siguiente : — Esto esta muy bicu/ / }

30 i/entrevue de rayonne de 15G5.

solo hc dcxudo de ponor algunus pidubras que no^ (piitiin la sustancia. / / Parescciuo ({ucl riegoeio no es de luanera que no se pueda aprotar

nienos.

Archives généralf: <^r Simancas. — Secrétariat d'État. — Liasse 146, /^ 169.

COPIE it'UNE lkttui; du hoi riiiurpE ii a la keine-mèue de fran(.e, datée de valladumd, le 5 mai 1565.

Madame,

L'andtassadeur San Sulpieio m'a remis une dépèclu de Don Franees, il ma appris que Votre Majesté lui avait dit que, tis même que Madame de Vendôme et le prinee de Condé viendraient à Bayonne, ils ne verraient pas la Eeine. Pour moi, je ne peux me persuader que San Sul- / . /^

picio ait écrit à Votre Majesté toutes les fois que je lui ai parlé et que /'^^y, rJi,.

je lui ai iait parler si clairement sur cette matière, lui disant que si ces /;><Ai* -

personnes y venaient ov\ d'autres personnes suspectes, comment dès le principe, quand on traita de ces choses. Votre Majesté m'avait offert le point principal, pour que je ne trouve aucun inconvénient à leur réalisation. En effet, si ledit ambassadeur avait fait son office conformément à ce qui lui a été dit, je ne pourrais croire que Votre Majesté consentît à laisser venir de pareilles personnes : et le fait étant de la qualité qu'il est, même après avoir écrit à Don Franees, dans ma dernière '' pêche, avec ordre d'entretenir Votre Majesté à ce sujet, je n'ai pas voulu, moi, laisser de i^Ëinplir cet office à l'égard de Votre Majesté par le désir que j'éproii-TC de lui donner du contentement en même temps (pi'en recevra la^ieine, ma femme. Et quant aux autres choses iiue Votre Majesté m'a /écrites , j'ai voulu informer Votre Majesté que si des personnes suspectes venaient, la Reine n'y irait pas, moi je n'y consentirais pas, et elle

l'entrevue de rayonne de 1565. 31

non plus ne le voudrait pas. Ce n'est pas là vouloir taxer pour les per- / " ^û' ^

sonnes qui doivent être avec Votre Majesté et avec le Eoi mon frère,

mais bien pour celles qui doivent voir la Reine, ma femme; ce n'est pas

faire une exception de personnes, mais bien de religions. Nous sommes

arrivés ici bien portants et sommes tous en bonne santé, et à cause du saint

temps qui vient de passer, nous n'aA'ons pu mettre plus d'empressement/ /' . -— -^^-^

que Notre-Seigneur, etc. '

A la marge, de l'écriture du Roi se lit ce qui suit : C'est très-bien, on a seulement laissé d'insérer quelques mots qui ne changent pas la substance. Il semble que l'affaire n'est pas de telle manière qu'on ne puisse, ^ a^^fc^^û. JftijÊirerjttains .

32 l'entrevue de rayonne de 1565.

Archico (jrâl. de Simoneasi. Srki de Exiado. Lcti" 147, f" ISG.

Col'IA DK CAKTA AUTOGUAFA X)K D. JUAN DK ACUXA AL Lmo FRANCISCO

DE EUAM» l'-llA KN FlIKNTlCUPvABIA A 17 DIO .lUNlO DE 1505.

Ille Senou,

Yo me e atrebido a escrel)ir a Su Majd. la Relacion de la bista de la Reyna nuestra sefiora y su niadre y de la benida del duque de Orliens y si a V. m. le pareçe que Su Majd. no gustara dello le supplice muclio que no le de esa carta que ba de mi mano escrita que en el sobre erfcrito la conocera. v. m. esotra carta es para abisar a Su Madj. de lo que aquellas personas que yo abia enbiado fuera an traydo de nuebo lo quai certifican por muy çierto Su Madj. probeera lo que mas fuere servido.

La Reina nuestra senora ba muy contenta por berse en poder de su madré y esta corte ba tan descontenta chicos y grandes quantos en ella / ban que yo les e abido gran lastinia/mastodose ternia por bien enpleado • j si dello se sacase el fruto que espei^'amos y desoamos. An me dicho que a la buelta berna con su majd. Jarreyna de françia a Yrun y que se deterna alli un dia. Yo e procurado de rregalar asi a los de vna corte como de la otra que aca an estado lo mejor que e podido y pues v. m. tiene entendido y el gasto tan grande que se me a ofreçido en esta jornada supplice arv. m. la représente a Su Majd. pues para las cosas de su serùiçio ij^o ' "^ en poco el gasto de mi liazienda y asi tengo esperança que v. m. que lo remediara aziendome la merced que me a ofreçido.

Yo e 3'nbiado poder para reçebir en mi nombre los dos mill y sej'szientos y beynte y seys R*^ de lastar como v. m. me lo escribio j- asi .- suplico a V. m. que mande que los entreguc a la persona que le mostrare el poder y le diere carta de pago que para en este tienpo por poco que eea lo tendra onbre en mucho, el onbre que enbie con los demas an benido lo que diçen que allaron es esa Relacion y que es çierto que aquella

l'entrevue de rayonne de 15G5. 33

armada iba pagada y a costa del Key aunque llebaban el nonbre del almirante.

El capitan enRique me a onbiado ese largo proçeso que aimque lo mas

del toca a Portugal lo demas toca a Su Majd. /este onbre trae gran soli- ^

citud en buscar de todas partes abisos yo procurare de entretenerle : el bino a berse conmigo y para tenerle contento y mas prenda le di mil

/-> / Reaies porque segun me dio a entender abia eeho gasto en ir a lospuestos/ /•

/ este dinero dîo uuzillo prestado v. m. de orden como para estos negoçios / ^

se probea y para coReos porque no estoy muchas vezes tan probeido

como querria pai-a serbir con mi azienda a Su Majd. tanbien se me debe

çiento Reaies que diparallebar estos pescados ultimos y aunque el secre-

tario oyo me escribio lo probeeria hasta ora no los a enbiado y todo el

gasto fue a mi costa y tiene la memoria dello v. m. lo mande probeer.

El ultimo capitulo de la carta del capitan enRique entender à v. m. como una espia que a muchos dias que me prendieron que no se a sabido ,/ f • mas délia asta ora/entendera v. m. adonde a ido a parar a mi,/rne importa / ' mucho ese capitulo para dar notiçia a Su Majd. de como ^Igunos deste lugar de los que ay se fueron a quejar a Su Majd. quando bino el alcalde / / Ortiz sobre lo de yrun estando mal conmigo viendo que este onbre £al- / / ' ^ taba y que ténia trato conmigo y io con el en una caseria/ynformaron al //

coRegidor que yo andaba de amores con su muger y que le abia écho matar a su marido y que darian ynf ormaçion bastante dello el coRegidor estaba mal conmigo y en efeto yzo la informaçion con preguntas muy en perjuizio de la autoridad de mi persona en lo quai no allô la bellaqueria que estos pensaban mas el prendio la muger y asta ora la tiene presa sin açerle cargo la quai abra dos dias que tiene carta de su marido en que le abisan como le Ueban en estos nabios que es lo mismo que el capitan cscribe y pues esto pasa ansi yo pienso dar notiçia a Su Majd. y pedir mi onor sobre bien f undado.

Besa las manos à V. M. su servidor.

Don Jdan de Acdna.

34 l'entrevue de rayonne de 1565.

Archives générales de Sinwncas. Secrétariat d'État. Liasse 147, f' 136. Copie d'une lettre autographe de D. Juan de AcuFîa a l'Illustrissime Francisco de Eraso, datée de fontarabie, le 17 juin 1565.

Illustrissime Seigneur,

• / /.,' /. •f\ J'ai ^4s^4«ei; écrire à Sa Majesté la Relation de l'entrevue de notre Reine

et de sa mère et la venue du duc d'Orléans. S'il vous semblait que Sa Majesté n'en fut pas satisfaite, je vous supplie gi-andement de ne pas lui remettre cette lettre qui vous arrive écrite de ma main et que vous recony^A naîtrez par l'enveloppe. L'autre lettre est destinée à instruire Sa Majesté

de ce qu'ont rapporté de nouveau ces personnes que j'avais envoyé/ moi, au dehors et ce qu'elles certifient comme très-certain. Sa Majesté pourvoira, comme il lui conviendra le mieux.

La Reine, notre dame, est très-contente de se voir au pouvalr de sa

/» v'i c^a'^ j"'^^-^^ ^ mère; cette cour et tous ceux qui la composent, grands et petits, est si

"^' ■^^ ''"' '^ , , , / mécontente que j'en ai eu, moi, grande pitié. Mais nous tiendrons tout

- - /-'jL ' pour bien employé, si nous pouvons en retirer le fruit que nous atten-

/ > dons et que nous désirons. On m'a dit que, au retour, la Reine de France

viendrait avec Sa Majesté à Irun et qu'elle s'y arrêterait un jour. J'ai cherché à traiter le mieux que j'ai pu tous ceux qui ont séjourné ici, tant ceux d'une cour que ceux de l'autre, et puisque vous connaissez la dépense si grande qui m'est incombée dans ce voyage, je vous supplie de vouloir bien la représenter à Sa Majesté. Si, pour ce qui regarde son service, je fais peu de cas du sacrifice de ma fortune, je n'ai pas moius l'espérance que vous saurez y remédier, en m'accordant la grâce que vous m'avez ofEerte.

J'ai envoyé un pouvoir pour recevoir en mon nom les deux mille six cent vingt-six reaux à recouvrer comme vous me l'avez écrit, aussi, je vous en supplie, ordonnez de les remettre à la personne qui montrera le

l'entrevue de rayonne de 1565.

pouvoir et qui donnera une lettre de paiement : car quelque faible que soit la somme, dans ces temps, on la tiendra pour considérable.

L'homme que j'ai envoyé avec les autres est arrivé, cette Relation rapporte ce qu'ils disent avoir trouvé ; qu'il est certain que cette flotte était payée aux frais du Roi, quoique portant le nom de l'almirante.^

Le capitaine Henri m'a envoyé ce long procès dont la plus grande partie regarde le Portugal et le reste, Sa Majesté. Cet homme apporte une grande sollicitude à chercher partout des informations : jt; tra vaillerai à l'entretenir ; il est venu me A^oir ; pour le rendre content, pour l'avoir plus engagé, je lui ai donné mille réaux, parce qu'il me donna à entendre qu'il avait fait de la dépense en allant aux ports. Cet argent m'a donné un secours fourni par V. M., connue provision pour ces affaires et pour des courriers, parce que je ne suis jjas. souvent aussi pourvu que je le voudrais pour servir Sa iVIajesté avec ma fortune. Il m'est dû aussi cent réaux que j'ai donnés pour envoyer ces derniers poissons : le secrétaire oyo m'a écrit qu'il les paierait, mais, jusc^u'à cette heure, il ne les a pas envoyés et toute la dépense s'est faite à mes frais, vous voi^s-ee^^ .sQllYeneîs, ordonnez de les payer.

Le dernier paragraphe de la lettre du capitaine Henri, vous fera comprendre comment on m'a saisi un espion, depuis plusieurs jours, sans qu'on ait pu rien en savoir jusqu'à ce moment : vous comprendrez où il est allé s'arrêter. Ce chapitre m'importe extrêmement pour donner connaissance à Sa Majesté de la manière dont quelques habitants de cette localité allèrent se plaindre à Sa Majesté, quand vint l'alcalde Ortiz, sur l'affaire d'Irun. Ils étaient mal avec moi, en voyant que cet homme manquait, lui qui avait counnerce avec moi, et moi avec lui dans une ferme.

Ils informèrent le corregidor qu^ s'agissait de mes amours avec sa femme, que j'avais fait tuer le mari et qu'ils en fourniraient assez de preuves. Le corregidor qui était mal avec moi, se livra, en effet, à une instruction, avec des questions très-préjudiciables à l'autorité de ma per-

36 l'entrevue de bayomnk de 1565.

sonne : il n'y trouva, pas la perversité qu'ils pensaient, mais il prit la feniine et jusqu'à cette heure, il la retient prisonnière sans s'inquiéter d'elle. Cette femme a reçu, il y a (Umix jours, une lettre de son mari l'informant comment on l'emporte sur ces navires, c'est la même chose que ce qu'écrit le capitaine et pui.sque le fait se passe ainsi, je pense en donner connaissance à Sa Majesté et lui demander mon honneur sur le bien fondé (de ma demande).

Votre serviteur vous liaisc les mains.

Don Juan lu; Acdna.

l'entrevue de rayonne de 1565. 37

Archiva grâl de Simancas. Srîa de Estado. Ley" 147, f" 13.

Copia de carta original de D. Franges de Alava fha en S. Sébastian A 4 DE Julio de 1565.

Illmo 8enor.

ElDuque de Alua significara a Su Majd. pâ V. S. loque ha concertado uon esta Reyna christianisima lo quai si llegase a efecto séria en harto . f^

seruiçio de Dios y del Rey nestro senoiytemola por la confusion que en /^ ^ < (jlla siento uy algunas vezes y lo que aiiteveo que an de martillar estos eresiarcas y otros que aunque no tienen nombre dello lo son. Va a Dios y a Su Md. lo que V. S, con su gran prudençia puede considerar en que este proposito se siga y pase adelante lo que piinçipahnento ha de ayudar es niostrar Su Majd. contentainiento y erbor en la esecuçion dcste négocie conio christiano basallo y criado de Su Majd. acuerdo a V. S. el lugar grande en que Dios le ha puesto y ansi le suplico pues la ocasion es tal V. S. se emplee como yo me lo Joy a entender en ello y mi particular no quiero importunar a V. S. mas por que liaria agravio a la confiança que en V. S. tengo euya lUma persona y estado nuestro senor Guarde.

De San Sébastian iiii° de juUio 1565.

Illmo Senor

las lUmas. manos de V. S. besa don Franues de Alava.

Archives générales de Simancas. Secrétariat d'Etat. Liasse 147, /'^ 13.

Copie d'une lettre originale de D. Franges d' Alava, datée de S. Sebastien, le 4 juillet 1565.

Illustrissime Seigneur,

Lo duc d'Albe fora savoir à Sa Majesté et à Votre Seigneurie, les résolutions qu'il a concertées avec cette reine/chrétienne ; si elles vienne ul

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