‹ L'Envers d'une conspirationChapitre 3 sur 95 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, U.\E DAME VOILÉE.

LA DAME

Oui, mon cher maître Bach, vous le pouvez. La... maintenant, refermez cette porte.

PITTER.

Pardon, madame, mais qui êtes-vous?

LA DAME, levant son voile.

Vous me faites justement la seule question à laquelle je ne puisse pas répondre.

MADAME BACH

Seriez-vous poursuivie?

LA DAME

Je ne crois pas... Épiée tout au plus; mais, par bonheur, je suis à peu près sûre de n'avoir été vue de personne. Causons donc tranquillement de nos affaires.

PITTER.

Nous avons donc des affaires ensemble ?

LA DAME

Pas encore... mais nous allons en avoir, à ce que je présume.

MADAME BACH

Alors, madame, donnez-vous la peine de vous asseoir.

LA pXME, s asseyant.

Volontiers... Je suis venue à pied, et, comme je n'ai pas une

grande habitude de ma;-cher, surtout dans le sable, je suis fatiguée.

MADAME BACH, à son mari.

C'est une grande dame !

PITTER.

Hum! il est bien tard pour une grande dame.

LA DAME

Voici donc ce que je voulais vous dire...

PITTER.

A propos des cent florins dont vous me parliez tout à l'heure

LA DAME

Justement, maître Pitter.

PITTER.

Je vous écoute.

LA DAME

J'aborde nettement la question. Pouvez-vous me céder voire maison pour cette nuit?

PITTER.

Plaît-il?

MADAME EACH, à son mari.

iNotre maison ! madame demande si, pour cette nuit, nous pouvons lui céder notre maison?

PITTER.

J'entends bien... j'entends bien, et c'est justement ce qui m'embarrasse.

LA DAME

Répondez : oui ou non.

PITTER.

Je répondrais bien oui.

LA DAME

Si vous répondez oiii, les cent florins sont dans celte bourse.

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