ACTE QUATRIEME
EVAN, reparaisiant parla pone secrète.
Je vous avais dit que je reviendrais.
EDITH
Oh! quelle idée! (AEvan.) Merci de ce que vous venez de faire.
EVAN
Eh bien?
EDITH
Oui, vous nous avez déjà été très-utile.
EVAN
Ah bah !
Mais vous pouvez l'être bien davantage encore. Maintenant que vous me connaissez, êles-vous prêt à ni'obéir aussi exactement et aussi promptement que quand vous ne me connaissiez pas?
EVAN
Pour VOUS, je suis prêt à descendre dans l'enfer ou à escalader le ciel.
EDITH
Aveuglément?
EVAN
Sur un seul mot de vous.
(Edith passe leLlement devant Evan, rcganle la Reine et se diiigevers la porte, au deuxième p'.aa de gauche.)
EDITH
Passez dans cette chambre.
EVAN
Comment! encore?... (Faisjm qneiqies pi» et s'a.rèiant.) Je vous ferai observer que je sors de celle-là, et qu'on m'y a laissé très-longtemps; qu'ensuite vous m'avez fait entrer ici...
EDITH
Passez dans cette chambre.
EYA.N
EYAN.
108 L' NVERS D'UNE CON'SPIR ATION
Après ?
EDITH
Vous y trouverez un pourpoint de velours noir, brodé de jais.
LA REINE, ba=, à Monlrose.
Le costume du roi, messieurs.
EVAN
Bon!
EDITH
Un manteau.
Bien:
Vous les mettrez.
A quoi bon?
EDITH
Ah! si on vous le dit, il n"y a plus de mérite!
EVA.N
C'est juste.
EDITH
Allez, et revenez ainsi velu!
EVAN
Mais je vais avoir Uair d'un royaliste.
EDITH
Qu'importe ! pourvu que vous restiez parlementaire au fond du cœur?
Au fait, l'babit ne changera pas mes principes.
EDITH
Hâtez-vous!
[Evan entre dans la cliatiiLrc.)