‹ L'Épargne Forcée MonétaireChapitre 11 sur 56 · ANS · texte numérisé non relu

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ment dit, à condition qu'aucun facteur ne vienne modifier en sens inverse la nouvelle répartition des biens qui correspond à l’investissement neuf.

Enfin il existe entre ce deuxième aspect et le premier une relation importante : de deux biens-capitaux qui rendent les mêmes services, mais qui diffèrent par la durée pendant laquelle ils les rendent, le plus durable des deux exigera toujours un coût plus élevé et une période de production plus longue. Mais s’agissant de biens-capitaux de nature différente, il n’existe évidemment aucun rapport de réciprocité entre ces deux aspects, et dans ce cas, (1) il peut fort bien arriver qu’un bien très durable exige une période de production relativement courte, alors que celle d’un bien de consommation instantanée pourra être relativement plus longue : ainsi la période de production d’une banane comportera, par exemple, une fraction de la période de production du bateau qui l’a transportée, du canal traversé par ce bateau, etc., correspondant aux services rendus par le bateau pendant le transport, par le canal pendant le passage du bateau, etc.

En conséquence, la période d’attente d’un biencapital n’est pas dans un rapport nécessaire avec le caractère fixe ou circulant de ce bien : en particulier, la proportion entre placements à long terme et pla-

(12) Mais dans ce cas seulement. Bôühm-Bawerk (op. cit. chap. IT, pp. 216 ss.) semble nier généralement ce parallélisme, qu’il distingue de celui qui existe entre a rériode de maturité de jouissance des biens durables, et leur période de production.

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cements à court terme ne correspond pas à la répartition des biens-capitaux en capital fixe et capital circulant.

3° Ceci nous amène au rang occupé dans la période de production par le bien-capital relativement à la consommation finale, qui n’est autre que le caractère de tout bien économique selon son rang, d’après la classification mise en usage par Menger, en biens de premier, de deuxième rang, etc. Comme l’a fait observer Marshall (#) beaucoup de biens appartiennent à plusieurs rangs en même temps : « Par « exemple, un train peut transporter des voyageurs « en excursion de plaisir, et est alors un bien de pre- « mier rang; s’il contient en même temps des caisses « de biscuits, des machines de minoterie et des machi- « nes servant à produire des machines de minoterie, il « est à la fois un bien de second, de troisième et de « quatrième rang ». Il est également évident que tout bien produit est le résultat de la transformation des facteurs originels de production (biens de dernier rang), à travers toute la période de production, et qu’il a donc appartenu lui-même, au cours de sa fabrication, à tous les rangs que contient cette période. Cette division est, bien entendu, plus ou moins arbitraire, selon les différentes phases fechniques du processus de production que l’on choisit de distinguer; mais au point de vue strictement économique cette gradation, suivant le chemin parcouru « verticalement »

(13) Principles of Economics, 1" édition, pp. 109 ss.

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