‹ L'Épargne Forcée MonétaireChapitre 22 sur 56 · RAT · texte numérisé non relu

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« billets ou de compte-courants n’est que la forme « ingénieuse donnée à cette remise en circulation... » Le billet de banque n’est donc « qu’un moyen de faire « circuler la monnaie véritable, celle qui acquitte « définitivement les dettes et constitue par elle-même

« un bien directement désiré. »

Observons que dans « le langage un peu lâche des économistes », pour reprendre une expression de M. Rist (6), on emploie volontiers le terme de crédit d’une manière assez ambigüe, pour désigner à la fois une certaine variété de transaction, et l’instrument-même auquel cette transaction donne naissance. C’est ainsi qu’il est courant de parler du « volume du crédit » sans qu’il soit toujours possible de savoir si l’on entend par là la totalité des instruments de crédit existant à la suite de ces transactions (c’est-à-dire la totalité de ces transactions), ou dans un sens plus restreint, ceux des instruments de crédit qui peuvent servir effectivement de substituts monétaires, ou encore la proportion de la monnaie mise en circulation à l’occasion d’opérations de crédit.

Ces différentes distinctions ne peuvent être établies clairement qu’à la condition de distinguer les deux éléments de crédit qui peuvent s'attacher à un instrument monétaire : d’une part, une grande partie des instruments d’échange qui composent les systèmes monétaires modernes sont convertibles en une monnaie plus liquide; on peut alors considérer qu’il s’agit

(6) Théorie de l'épargne, op. cit. p. 179.

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