‹ L'Épargne Forcée MonétaireChapitre 23 sur 56 · TES · texte numérisé non relu

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d’un instrument de crédit dans la mesure où le porteur de cet instrument consent à différer son droit de convertibilité. (Ce droit peut être différé indéfiniment, s’il s’agit de papier-monnaie inconvertible qui peut être considéré comme le cas-limite des précédents. La suspension de la convertibilité ne suffit pas toujours à enlever à un billet de banque sa circulation effective, si le public s’y est habitué en fait. Cette non-convertibilité pourra entraîner des conséquences immédiates en dehors du cercle ordinaire de la liquidité du billet, notamment sur le marché international. Mais sur le marché national, le pouvoir d'achat d’un papier-monnaie inconvertible obéira aux mêmes lois que celui de la monnaie convertible, — savoir, au rapport entre la qantité en circulation et la demande effective —)

Le crédit dont il s’agit alors est un crédit consenti à l'émetteur. C’est ainsi qu’un billet de banque, selon l'expression de Hartley Withers (7) est à la fois de l’argent liquide et du crédit.

Mais à un point de vue fort différent, une proportion considérable de la masse des instruments monétaires, que ces instruments soient ou non de la monnaie au sens strict, a pénétré dans la circulation par la voie d'opérations de crédit c’est-à-dire par un crédit consenti par l'émetteur. Une banque peut ainsi prêter de la monnaie absolument liquide : une grande partie des réserves d’or des banques d’émission leur ont été prêtées, à court terme ou à vue, par

(7) Qu'est-ce que la monnaie ? Paris, 1932, p. 28.

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d’autres banques. Mais elle peut aussi prêter des billets, ou ouvrir des comptes-courants créditeurs : elle prête alors des promesses de payer, et opération repose sur un engagement réciproque entre le prêteur et l’emprunteur.

Il nous faut examiner à présent dans quelle mesure ces deux formes de crédit peuvent accroître la quantité de monnaie en circulation.

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