MOO
—— sans conduire immédiatement à une hausse du taux de l'intérêt, par une diminution de la proportion de la réserve liquide. En période de « boom », la banque qui ressentira la première les effets de l’augmentation de la demande préfèrera généralement y satisfaire aux dépens de 5a liquidité, plutôt que d’élever son escompte et de subir la concurrence des autres banques. L’expansion se fera sentir de proche en proche sur l’ensemble du système, et la masse de la circulation monétaire augmentera en proportion.
L’élasticité du crédit est donc un phénomène indépendant de toute intervention délibérée des banques. Elle n’est toutefois possible, ou tout au moins durable, — que si la banque d’émission est prête à fournir au moment voulu une provision additionnelle de monnaie liquide lorsque les demandes de conversion du public excèdent les ressources des encaisses liquides des banques. L’existence d’une réserve liquide élastique à la Banque Centrale est la condition nécessaire de l’élasticité générale du volume du crédit. I1 s’ensuit que les variations de ce volume pourront dépendre, et dépendront souvent de l'intervention d’une autorité bancaire ou gouvernementale, dans le sens de l’expansion ou de la contraction selon la politique du crédit adoptée. L'expansion est alors mise en branle par l’émission. L’histoire des besoins financiers des Etats, et des requêtes de l’industrie pour une politique d’argent à bon marché permet de souscrire à ce jugement d’un historien de la monnaie
ÆI0U
américaine : « Tout système ayant l’élasticité pour
« objet aura l’expansion pour effet. » (#3)