SCENE X
GERYALT, HENRI, GUSTAVE.
GUSTAVE. Enfin , il nous laisse.
GUSTAVE et ifEitni. Eh bien ! madame?
WON PKSE. 11
GEHVAUT. Aliî déjà, vous ne me dites plus : .Ma mère!
GtSTAVE. El qui de nous a le droit de vous donner ce nom?
liF.Mti. Qui de nous est votre fils?
M'*"’ GKUVAUT. Je l’ignore encore inoiinème, et la K lire seule de Rémi peut nous rapprendre... Mais vous coinpreiidicz poui(|uoi je n’ai pas encore osé le lire... ccl éciii (jiie j*eu.s.se payé jadis de toute ma roriuiu*, et qui me semble si futie>le anjoind'iiui .. Ah! vous aviez raison de le dire lont-à- i'henre , il faut nous armer de courage; écoutez, écoutez! ( E7/e reprend la Irtlre du ^ènèral^ et routiuue la lerlure à l'eudroil où elle a été interrompue.^ « Rémi nVst p.'ts tombé sur un champ de >• bataille, ainsi que j’es]*cre mourir , moi, I» il a été condamné , fusillé, comme tra!- » Ue à la patrie. »
(Cri de douleur de* deux jeunes gens.) GUSTAVE e/ HEARI. Ah!..,
!!“*■ GEIWAUT, acbnHtnl de lire. •• J’ai » rccoiimi cet lioinme loisqu’il a comparu » devant le conseil de guerre dont j’étais «• pri'sidint ; puis, au inoineut où il allait » subir jon nnci , que vainement j'eusse » voulu révoquer, j’ai su de lui tous les N détails que tu m’avais caché*s , Caroline:
>» il m’a remis ce billet, que je t’adresse,
• ce billet qui doit te faire connaître , avec » des preuves certaines, attestées par des " inaj;islrats , lequel est notre fils, lequel
• est le fils du transfuge!
HENRI. O mon Dieu ! mon Dieu! le fils du iiansfiigo !...
GUSTAVE. Moi î oU lui !
HENRI. Madame... Oh ! je vous eu conjure, n’oiiviez pas, n’ouvrez pas encore celte fat.ile lettre...
GUSTAVE. Laisscz-uoiis quelques iustans du moins pour nous habituer à celle horrible idée, l’on de sa honte, l'autre, de celle d’un frère ?
11“*'' GF.RVAUT. El votre anxiété, vos soufl’raiices, croyez-vous donc que je ne les pnrt.ige pas, moi? croyez-vous que je pui.s.sc l'ciioncer jamais à crt amour que je porte à tous les deux?.. Oui, je brûle de le cDDuailre. (Su doigts Jroissenl ta lettre comme pour l'ouviir. ) ^Iais , lorsque je vous vois si tristes, Tua et l’autre .. Oh! prenez, prencz-le, ce papier; car, je n’aurais pas la force de le garder dans mes mains. .. sans le lire...
(Guitare prend 1r* panier*. Elle le* rre.vrde encore, jette de» veux avides *ur l’écrit quelle vient <le leur rrmeltre; puis, de nouveau, semble faire un violent cflbrt ureile-inèiDe, et aorten pleurant.)
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