SCENE III
GERVAUT, GUSTAVE.
la sTAVE. Tüujoui*s, toujours elle m’évite !
M"’* GERVAUT. Gustavc , lu 3S un chagrin que tti cneh('S à la mère.
Cl ST A VE. JMoi î eli bien ! eh bien ! oui ; je vousdii ai tout : puisqn’aussi bien jesuisdcv sormais sans espérance... auprès de vous du moins, j<f tioiiverai des consolations.
Cette jeune fille, jeraime ; vous l’avez devine, n’est ce pas , vous qui lisez si bien dan.s le cnnir de vosenfins; je l’aime; mais nne chose que vous ne s.ivez pas, cl que vous hl.iniLTcz avec raison , c’est que j’ai eu le malheur de le lui dire.
t'ÉrÉE DE MO!« PÈnK.
ir« OKEVAUt. Eh bien?
GUSTAVE. Eil bien! ma mère, depuis ce temps, elle ne me pardonne pas; c'est à peine si elle cherche à me cacher la haine que je lui inspire... et tous venez de le voir, il suffit que je paraisse, pour qu’elle sorte  rinstant incuic.
M** GBRVAUT , soun'tfn/. Oui, je commence à croire, en effet, qu’elle a pour toi une haine bien singulière... pauvre Gustave!
GUSTAVE. Aussi, inon parti est pris, ma mère; je Tonblierai , oui, je roubherai...
Désormais, le travail, le travail seul... je ne m’occuperai que de votre bonheur, de celui de mon frère, des soins de notre maison de commerce.
ll““ GERVAUT. CVst à toi , à toi seul que nous devons jusqu'à ce jour toute la prospérité.. .
GUSTAVE. Eh! ne m’avez-vous pas dit que j’étais le fils d'un brave et honnête négociant? Je veux, je dois suivre son exemple... mon pauvre père l
Ai« fin l^aiserttti porteur.
Dan« le commerce oü lu cachas ta vie.
Chacun connnt tes mcruis, ta probité;
Mau tu vécus Iota <fo bniit qv oo oitm,
Et nul de toi ne parle avec fierté.
Moi, je suis fier de ton obsemité ,
D'autres prendront lc«i plsee «Ions rhistoirc,
La tienne aussi tu sus ta rt^erver :
Un nom stfns Uebe , ah ! c'est toute une qfoltc; Que tes enfans puissent la conserver!
GERVAUT. Pourquoi (on frère ne pas de même? Pourquoi sc livre-t-il à la dissipation, à la paresse?
(Oa entend au dehors nu coup de fiiiiil.)
M®» GERVAUT. Qucl CSl cchlllit?
GUSTAVE. C’csl lui, c’est nenri ï M“* GERVAOT. J’aurais dû reeonnaîtreà cette manière de s’aimoiicer.,.
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