‹ L'épidermolyse BulleuseChapitre 12 sur 26 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Nous n'avons pu faire nous-même de biopsies, nous allons donc simplement rapporter ici les renseignements que nous avons pu trouver dans les divers mémoires et observations.

Hallopeau (1898) résume ainsi les résultats obtenus jusqu’à lui et les recherches de Darier faites sous ses auspices : « Les lésions bulleuses ont été surtout bien étudiées par Blumer; leur liquide renferme des débris de cellules épidermiques et des grumeaux fibrineux; on n’y voit pas au début de globules blancs; ceux-ci, ainsi que les globules rouges, n’y apparaissent que secondairement. » Il y a pourtant des bulles primitivement hématiques.

« Le stratum germinatif de l’épiderme se trouve divisé par l’exsudat : la séparation se fait d'ordinaire dans la couche supérieure du corps muqueux; les noyaux y sont horizontaux; plus rarement, les prolongements interpapillaires sont lésés : on trouve, à la base de la bulle, la couche profonde du corps muqueux recouvrant les papilles ; le couvercle est formé de la couche cornée, du stratum granulosum et d’un nombre variable de couches cellulaires du corps muqueux; de sa face profonde se détachent des franges épidermiques ou des conduits sudoripares.

Habituellement, un espace clair sépare le détritus bulleux des cellules de la base; il s’est fait un exsudat actif entre les cellules du corps muqueux. Plus tard, le retour à l’état normal se fait peu à peu par régénération de la couche cornée.

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