‹ L'épidermolyse BulleuseChapitre 19 sur 26 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le traitement de l’épidermolyse est bien décevant; si les méthodes ont un peu varié, les résultats sont toujours aussi médiocres.

Au début, ce fut l’ère de la thérapeutique symptomatique.

Kôbner prescrivait des bains froids pour raffermir la peau; Valentin, Bonafuti recommandaient à leurs malades d’oindre les téguments avec des substances grasses, espérant ainsi diminuer la violence des traumalismes.

Colombini essaya la thérapeutique rationnelle. Pensant se trouver en face d’une intoxication, il conseillait les toniques, les sédatifs nerveux; il surveillait de près les fonctions urinaires et digestives et soignait simplement l’état local.

Le traitement de choix, à notre avis, doit être le suivant :

Préventivement, on conseillera aux malades d’éviter le plus possible les traumatismes, de ne pas faire de longues marches, surtout au temps des chaleurs, de manger des aliments mous ou réduits en pâtes. S'il existe de l’hyperidrose, on pourra prescrire des applications de tannoforme.

L'état général, s’il offre quelque inquiétude, pourra être tonifié à l’aide des préparations classiques de quinquina, de fer ou d’arsenic.

Localement, on pourra ordonner des lotions astringentes au tannin, à l’eau de noyer. On soignera surtout les lésions

So

bulleuses par les méthodes antiseptiques ou aseptiques, suivant qu'il y aura infection surajoutée ou non. Des cicatrices gênantes pourront poser la question d’extirpation, de greffes.

Signalons enfin l’emploi de l'extrait thyroïdien, qui nous a donné de bons résultats à la dose de 1 à 2 centigrammes par jour, par cures d’un mois suivies d’un mois de repos.

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