‹ L'Épididymite syphilitique tertiaireChapitre 10 sur 42 · MARCHE — DURÉE — TERMINAISON · texte numérisé non relu

MARCHE — DURÉE — TERMINAISON

L'épididymite tertiaire évolue d’ordinaire d’une façon insidieuse, si peu manifeste parfois que le malade syphilitique qui en est porteur ignore la présence d’une tumeur dans ses bourses. Dans la forme aiguë, les douleurs très vives engagent promptement le malade à consulter son médecin, Nous ne saurions dire ce qu'il en adviendrait dans le cas de non intervention thérapeutique appropriée; mais nous avons toujours constaté que cette période aiguë était de courte durée quand on soumettait le malade au traitement mixte La forme subaiguë ne résiste pas davantage à l’association du mercure et de l’iodure.

En ce qui concerne la tumeur épididymaire elle-même, nous sommes porté à croire qu’une fois constitué, elle est définitive, c’est-à-dire que son volume reste invariable aussi longtemps qu'on ne lui applique point la médication qui lui Convient. Il est donc possible que la lésion tertiaire de l’épididyme passe inaperçue pendant toute la vie de l'individu, si elle ne cause point de troubles qui l’obligent à s’en préoccuper.

Soumises au traitement spécifique, douleurs et tumeur sont profondément modifiées. Les premières, réfractaires à toute tentative de soulagement par un traitement local ou par des injections de morphine, cèdent comme par enchantement dès l’application du traitement.

La tumeur change rapidement de caractère sous la même

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influence. Elle diminue aussitôt de volume; de dure, bosselée et noueuse qu'elle était, elle devient souple et lisse dans la plupart des cas.

Toutelois certaines de ces tumeurs, généralement localisées à la tête de l’épididyme, ne se résolvent pas, et malgré le traitement, longtemps prolongé, il reste indéfiniment un ou plusieurs petits noyaux durs, qui tiennent peu de place, qui restent invariables dans leur volume et leur consistance, qui ont une organisation scléreuse définitive.

«€ IL est extrêmement rare que les éléments qui constituent la lésion, subissent la dégénérescence granulo- | graisseuse. Il n’existe donc pas, à proprement parler, de forme gommeuse. » Mauriac. — Syph. héréd. et syph. tertiaire, 1890. — Nous serons moins exclusifs et nous croyons que, bien que plus rare, la forme gommeuse existe néanmoins. Nous l’avons relevée dans quelques-unes de nos observations.

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