‹ L'Épididymite syphilitique tertiaireChapitre 38 sur 42 · OBSERVATION XXIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIX

Observation I d’Allen, tirée, ainsi que les huit observations suivantes, de l’article d'ALLEN : Syphilis de l'épididyme Journal américain des sciences médicales, avril 1894.

ÉPIDIDYMITE DOUBLE. = FORME CHRONIQUE. — PAS DE BLENNORRHAGIE ANTÉRIEURE. - TRAITEMENT IODURÉ ET GUÉRISON

F.J. fut admis à l'hôpital de la Cité, le 29 décembre 1891, avec une épididymite bilatérale. Le côté gauche était moins induré que le droit ; les testicules étaient mous et normaux. Le malade avait contracté la syphilis huit ans auparavant. Pas de blennorrhagie, pas de tuberculose. Quand j’entrai en fonctions le 1°" janvier 1892, je trouvai l’épididyme augmenté de volume des deux côtés, d'une consistance assez molle et le cordon légèrement induré. Les globes du testicule paraissaient normaux au toucher ; leur sensibilité n'avait point varié. Il n'y avait alors aucune autre manifestation de syphilis. On donna de l'iodure, en augmentant la dose, jusqu'au point de tolérance : le malade restait au lit.

Le 22 janvier, il fut renvoyé guéri. L'histoire de ce cas, tel qu'il est inscrit sur le livre de l'hôpital, est, j'ai le regret de le dire, quelque peu maigre. Il ne s’en suit pas nécessairement qu'une épididymite qui évolue chez un malade, qui ne présente point trace de blennorrhagie ou d’autres maladies de l’urèthre, mais qui a une histoire plus où moins précise d'infection syphilitique, soit pour cette raison sûrement spécifique. Mais dans les cas suivants, le diagnostic de l’épididymite syphilitique fut nettement confirmé pour l'amélioration prompte et -marquée sous l'influence de l'iodure de potassium et à la suite du traitement local de frictions mercurielles,

Page 1