MELON, RE
bains de siège chauds, suivis du massage de l'épididyme et des tissus auxquels il était relié, et on continua jusqu'à ce que le malade fût renvoyé guéri, le 2 avril. La fistule s'était fermée ; l’'épididyme (qui ne présentait plus à ce moment d'infiltration) avait presque repris son volume normal et son contour régulier (la peau du scrotum était saine en apparence) et il ne restait plus qu'une bride fibreuse, semblable à un cordon, s'étendant de la région de la queue de l'épididyme au tissu conjonctif sous-cutané.
OBSERVATION na
Observation IV d'’Allen
ÉP1iDIDYMITE DROITE. — FORME CHRONIQUE. — AMÉLIORATION RAPIDE PAR LE TRAITEMENT IODURÉ
M. D..., Italien, âgé de 4o ans, fut admis à l'hôpital le 3 janvier 1893. Le malade dit avoir eu la syphilis et des manifestations secondaires. Quelques mois auparavant il eut une hydrocèle du côté gauche, qu'on opéra. ;
Peu après, le côté droit augmenta de volume, et le malade, faisant son propre diagnostic, crut être atteint de la même affection et résolut d'être son propre docteur. Il essaya en conséquence de faire une ouverture avec une épingle pour faire écouler l’eau. L'opération ne réussit pas et il demanda un traitement. L'examen montra l'épididyme droit très augmenté de volume, et présentant une tumeur non douloureuse, ferme et dure, sans liquide dans la tunique vaginale. Le malade fut mis au lit, avec le scrotum soutenu ; on appliqua dessus un pansement mercuriel qu'on maintint constamment, et on lui donna de l'iodure de potassium, dont on augmentait graduellement la dose.
Le 12 janvier, le malade fut renvoyé, très amélioré, et le diagnostie de syphilis de l’épididyme parut être confirmé par la disparition rapide de la tumeur, sous l'influence du traitement spécifique.
Jonnart, — 7.
Le DOPE
OBSERVATION XXXIII Obs. V d’Allen
ÉPIDIDYMITE GAUCHE. — FORME CHRONIQUE GOMMEUSE, — AMÉLIORATION RAPIDE SOUS L'INFLUENCE DU TRAITEMENT IODURÉ.
F,. A., âgé de 4o ans, entre à l'hôpital le 7 février, s’attendant à ce qu’on lui enlève le testicule gauche. Son médecin de ville lui avait dit qu'il lui faudrait subir une opération. Le chirurgien de l'hôpital, lorsqu'on enlevait les vêtements du malade dès ma première visite, dit : «je suppose qu'il n’y a qu'une chose à faire en ce cas. » Il avait déjà proposé la castration et le malade y aurait consenti, au cas où j'aurais dit que c'était nécessaire. C'était un cas de gomme, englobant le scrotum et les parties plus profondes. Si je mentionne les circonstances précédentes, c'est pour donner une idée du processus destructif que l’on avait déjà remarqué, et des apparences présentées par la tumeur qui menaçait de faire des dommages encore plus considérables.
Le malade dit avoir eu, neuf ans auparavant, une syphilis qui ne fut traitée que pendant peu de temps et principalement avec de l’iodure de potassium, que le maïade se prescrivait souvent luimême, Il n'y avait eu aucun symptôme de la maladie pendant six ou sept ans: Il y à un an, le testicule gauche commença à gonfler; mais cette tuméfaction était indolente, et comme elle ne éausait aucun ennui, rien ne fut fait jusqu'à il y a un mois, quand la partie la plus basse du sac scrotal sembla grossir rapidement, et finalement se transforma en fistule purulente. Le malade suivit alors un traitement, mais l'augmentation de la tumeur et l'extension de l’ulcération, amenèrent, d'après lui, son médecin à lui conseiller de venir se soigner à l'hôpital: car il pensait l'ablation de la tumeur nécessaire.
À l'examen du contenu du scrotum, on trouva la queue de l'épididyme, grosse, ferme, et nettement reliée à travers le tissu conjonctif, à une ulcération profonde, d'apparence certainement gommeuse. La tête et le corps de l'organe formaient une masse,
semblable à un tissu épais de cartilage, d’un diamètre de plus de cinq centimètres ; ils se séparaient nettement du testicule, qui paraissait souple, et normal au toucher. La masse adhérente du tissu, qui suppurait lentement, et qui formait le fond de l’ulcère, fut gratté avec la cuiller de Volkmann, et entourée de gaze au bichlorure
L'iodure de potassium fut donné journellement à la dose de 45 grains (2 grammes 25 centig.) graduellement augmentée, si bien que le 22 février, le malade consommait 3 drachmes.
Le 3 mars, l’ulcère avait cédé à ce traitement, combiné avec des frictions mercurielles locales, sur plus de la moitié de son étendue, tandis que l’épididyme était nettement plus petit dans toutes ses régions, revenu à un quart environ de ses dimensions primitives ; mais sa dureté cartilagineuse avait persisté.
16 mars. — Le tissu qui unit les parties externes aux parties plus profondes est beaucoup moins ferme, et la masse extérieure ne peut pas être séparée de la queue volumineuse et dure de l’épididyme. La diminution de volume du globus minor avait été plus rapide que celle du globus major.
24 mars. — L’'ulcère est presque guéri, et Vinfiltration dure qui l’entourait a beaucoup diminué. On diminua graduellement l'iodure, qu'on avait donné pendant plusieurs jours à la dose de trois cents grains (?) par jour à cause d’une légère éruption iodique de la face. On prescrivit journellement des bains de siège chauds, suivis de ce genre de massage, connu sous le nom de pétrissage (?) massage combiné à la pression de l'organe, dans le but d'encourager l'absorption lymphatique. Ceci était fait, pendant vingt minutes, matin et soir, dans le but de hâter la régression de la tumeur.
14 avril. — Testicule mou; le globus major paraît encore ferme; la tumeur ne présente plus qu'un sixième de la dimension qu'elle avait lors de l’admission du malade. L'ulcère est guéri: Le malade est renvoyé, mais on lui conseille de continuer l'iodure, jusqu'à ce que toute infiltration disparaisse.
OBSERVATION XXXIV Obs. VI d’Allen
ÉPIDIDYMITE DROITE. — FORME SUBAIGUË. — AMÉSIORATION SOUS L'INFLUENCE DU TRAITEMENT IODURÉ ET DES FRICTIONS MERCU-
RIELLES LOCALES.
J'ai eu l'occasion d'observer, le 197 mars, le nommé H. N..., âgé de 34 ans. Il dit avoir contracté la syphilis cinq ans auparavant, et n'avoir suivi de traitement que pendant 3 semaines. Pas de blennorrhagie depuis 6 ou 7 ans. Le malade aflirme que son testicule droit enfla après un refroidissement, il y à environ un mois. Il n'avait jamais eu de gonflement antérieur, et il n'avait eu aucune maladie du côté de l’urèthre. Jusqu'à il y à 4 jours, ce grossissement fut indolent ; depuis lors il ressent des douleurs vagues. À l’examen de l'épididyme, on le trouve augmenté de volume surtout au niveau du globus major, dépressible, dur, mais pas tendu à la pression. La queue est épaissie, le corps, au contraire, est peu augmenté de volume. Le testicule est mou, et bien peu augmenté de volume, comparativement à celui resté sain. Traitement par frictions et iodure à l'intérieur, à la dose de 10 grains, dose. qu'on augmente graduellement.
24 mars. — Le malade prend à l'heure actuelle 0 grains d'iodure de potassium (1 gramme) 3 fois par jour. L'épididyme est diminué de volume, mais encore dur et gros. Le testicule parait plus gros que primitivement, quoique mou au palper. La tumeur tout entière diminue cependant de volume, J'ordonne trois fois par jour des bains de siège chauds et du massage.
7 avril. — L’épididyme a beaucoup diminué de volume depuis le dernier traitement, auquel on a ajouté l'iodure, que l’on donne maintenant par drachme.
Le malade fut renvoyé le 20 avril pour insubordination, et à cette date il n'y avait presque plus de traces de l'infiltration.
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