‹ L'Épilepsie dans l'œuvre de DostoïevskyChapitre 10 sur 25 · NAT · texte numérisé non relu

NAT

Elle est fière, et dissimule ses bons sentiments qui apparaissent tout à COUP :

« Et elle serrait convulsivement mes genoux dans ses bras. Ses sentiments si longtemps contenus se frayaient une issue et s’échappaient en un torrent que rien n'aurait pu arrêter ; je compris alors l'étrange obstination de ce cœur qui s'était chastement caché jusqu'alors, et cela avec d'autant plus d'opiniâtreté et de rigueur que le besoin de se manifester, de se déverser était plus violent, jusqu'à cette explosion inévitable, au moment où l'être entier s’oubliant s’abandonnait au besoin d'aimer, de montrer sa reconnaissance, de prodiguer ses caresses et de se soulager par des larmes. »

Pour aider à refaire un bonheur, elle raconte sa navrante histoire, malgré les souvenirs pénibles qui l'étouffent. C’est une petite fille courageuse. Cependant la misère, la maladie, l'extrême sensibilité qui est la sienne l'ont affaiblie ; sa vie a été trop dure. Son état s'aggrave, sa raison s'en va. Un état onirique s'installe, elle, ne revient plus une seule fois entièrement à elle. Les étranges visions forgées par son esprit ne la quittent plus. Son grand-père l'appelle... Une dernière période lucide, deux

Jours de coma et elle meurt.

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