‹ L'Épilepsie dans l'œuvre de DostoïevskyChapitre 12 sur 25 · LATE · texte numérisé non relu

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qui n'est pas un mystique mais incline plutôt au doute ou à la négation.

Pendant quelques temps, il a mené « une existence exclusivement contemplative » retournant dans son esprit cette idée absurde : Si Dieu n'existe pas chacun de nous est dieu. Si je suis dieu je suis tenu d'affirmer ma liberté, et c’est en me tuant que je pourrai le faire !

Quelle raison a-t-il de penser ainsi ? Aucune qui soit apparente dans le roman. Il pourrait mener une vie normale n'ayant pas de sérieux ennuis d'aucune sorte. A la

base de cet état mental dont les éléments principaux sont :

une dépression avec périodes anxieuses et angoisses, des

préoccupations d'ordre métaphysique avec idée de suicide consécutive, se trouve l’épilepsie larvée qui lui a enlevé la pondération nécessaire à une saine appréciation des choses.

On sait que les équivalents intellectuels peuvent se présenter chez des sujets qui n’éprouvent dans l'intervalle aucun trouble psychique ou moteur. Kiriloff ne présente pas de troubles moteurs, mais des préoccupations religieuses et cette tendance au suicide qu’on retrouve fréquemment chez les épileptiques à manifestations psychiques. Toujours est-il que sa résolution est prise depuis longtemps. Il n'attend qu’un moment favorable. Ses acolytes le poussent à l’acte lorsqu'ils ont décidé de supprimer Chatoff : l’ingénieur en mourant laissera une lettre dans laquelle il s’accusera du meurtre. Il ne fait que peu de difficultés pour se laiser convaincre, écrit ce qu’on lui demande et après quelques instants d’excitation se tire une balle dans la tempe.

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