RME
lepsie sans crises, début des accidents dans l'enfance, tares mentales constitutionnelles, débilité accompagnant l'épilepsie.
Il est, en ontre, inutile d’insister sur les formes fréquentes d’épilepsies que Dostoïevsky n’a pas décrites : épilepsie Jacksonienne, aura motrice, etc., en restant éloigné parce qu'il ne présentait pas les phénomènes en question et s’intéressait surtout aux répercussions MoOrales de l’affection. Ceci est encore pour nous confirmer que les portraits qu’il a tracés sont le résultat d'observations et non de lectures.
Nous avons vu que l’auteur a transposé fréquemment des épisodes de sa vie dans ses fictions, mais c’est dans le personnage du prince Muichkine qu'il s’est le plus fidèlement reproduit et il faut réserver à l’Idiot une place un peu spéciale dans l’œuvre.
Comme l’auteur Muichkine revient en Russie après des années d'absence. Il est affligé de la même maladie au point de vue des symptômes objectifs et son caractère est fort semblable à celui du romancier : bonté naïve, inaptitude à se défendre dans l’existence, amour des humbles, des enfants, des offensés, générosité envers ses persécuteurs.
S'il paraissait dans un roman de façon épisodique, on noterait simplement la ressemblance. Mais Dostoïevsky est allé plus loin. Il a voulu incarner dans son personnage la protestation de l'idéal contre la méchanceté et l'hypocrisie du monde. Il l'installe au milieu des intrigues, l'entoure de gens habiles et de filous (qui se ressemblent fort) et cherche à lui maintenir dans le monde une
supériorité constante. Il a réussi à gagner la gageure dans