‹ L'Épilepsie dans l'œuvre de DostoïevskyChapitre 4 sur 25 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

L'épilepsie de Dostoievsky.

L'épilepsie n’est pas comme l'hystérie capable de simuler toute autre affection, mais elle offre des formes assez différentes pour tromper un observateur non averti. Parfois, elle ne se manifeste que par des symptômes qu'on a de la difficulté à rattacher à leur véritable cause si l’on ne peut suivre assez longtemps le malade.

Quelle différence aux yeux du commun entre la crise caractérisée de tel individu et l'absence de courte durée par laquelle se manifeste l’état de tel autre. Quel rapport établir au point de vue de l'atteinte du psychisme entre César, Napoléon, Flaubert ou Dostoïevsky et quelques malheureux pensionnaires d’asile dont l'intelligence disloquée a fini par sombrer ?

Ceci explique pourquoi toute une série de manifestations morbides est longtemps resté indépendante de la névrose à laquelle on la rattache maintenant. L'inconnu se réduit avec le temps et le mal comitial a perdu aujour-

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