Vu mai! n. Société de méd. de Berlin, janvier
2. Fàvre, Arch. de Virckow, 1891, et Gaz. Iiebd. de médecine et c/iirurgie, mai 1891.
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expériences nous avons retrouvé deux fois un petit bacille court à bouts arrondis, analogue à celui que décrit M. Emile Blanc, et presque toujours des coccus qui semblent être des staphilocoques du genre albus le plus souvent, comme dans les expériences de MM. Comberale et V. Bué sur les éclamptiques. L'analogie, dans les résultats expérimentaux, vient donc s'ajouter à l'analogie clinique.
Ici, comme dans l'éclampsie puerpérale, n'cst-il pas possible que les accidents soient dus tantôt à une autointoxication, tantôt aux produits solubles des staphilocoques qui ne sont pas suffisamment éliminés et qui s'accumulent dans le sang- pour y déterminer les altérations que nous avons signalées! Si dans quelques cas les cultures de sang restent négatives, si les lamelles le sont aussi, il ne faut pas s'en étonner. On sait que très rarement l'examen direct du sang peut révéler la présence de micro-organismes. Il faut faire des cultures et celles-ci ne donneront pas toujours de résultats. Dans l'espèce, pour le staphilocoque, cela se comprend facilement, car la bactériologie nous enseigne qu'il n'est pas dans les mœurs de ce microbe de passer dans le torrent circulatoire comme le fait si volontiers le streptocoque. Mais, nous le répétons, nous ne pensons pas que les microbes agissent ici par leur présence directement. Nous croyons bien plutôt qu'il faut incriminer leurs produits de sécrétion, leurs toxines. Nous espérons que,
par la suite, ces recherches que nous continuons apporteront des résultats plus probants et nous permettront alors d'être nettement affirmât ifs.
On comprend, d'après ce que nous venons de dire sur la composition du sang, que \a.nutrition générale dans certains cas soit très modifiée, surtout après des états de mal. Un amaigrissement manifeste se produit très rapidement et il n'est pas rare de signaler des stries sur les ongles à la suite de séries paroxystiques, stries dues à l'arrêt de développement pendant ces manifestations épileptiques. Il n'est pas rare aussi de signaler des eschares au bout de vingt-quatre heures d'état de mal; et ces eschares ne se répareront que lorsque l'élimination des toxines aura eu lieu; quand l'état gastrique aura disparu et quand les urines seront normales le travail réparatoire se fera très vite. La guérison rapide des plaies pendant les espaces intercalaires mérite notre attention. Ce fait a déjà été signalé et on ne saurait trop faire ressortir d'un côté cette suspension de cicatrisation des plaies pendant tout le temps d'une série, et d'un autre côté cette rapidité de cicatrisation pendant les espaces intercalaires. Des auteurs se sont demandé si le défaut de sensibilité douloureuse de la peau autour de ces plaies n'était pas une cause efficace pour la guérison, je crois que l'élimination des toxines convulsivantes de l'économie à ce moment en est la cause principale.