‹ L'Épilepsie LarvéeChapitre 16 sur 25 · DRE TE RE · texte numérisé non relu

DRE TE RE

elle ressent une douleur violente au-dessous de l’orbite droit. En même temps, elle voit « trente-six chandelles » avec l'œil droit. Elle se figure qu’elle a recu un coup et va trouver son mari pour lui expliquer ce qui lui arrive: Sa langue ne peut se remuer : elle profère des sons inintelhgibles. Elle ne voit ensuite rien du côté droit, son pouce se fléchit sur la main, le membre supérieur s'élève en trépidant. La face et la bouche sont déviées du côté gauche. La commissure labiale gauche est agitée de spasmes légers. Au bout d’une minute les contractions cessent, lès scotomes s’effacent laissant de l’hémianopsie et de l’aphasie.

Plus tard apparaissent les nausées et les vomissements. L'élément convulsif, d’abord négligeable, gagne peu à peu d’étendue.

Comme nous l'avons déjà dit, la migraine ophthalmique présente comme l’épilepsie deux phases, l’une d'excitation, l’autre d’épuisement. Ses intermittences, sa périodicité, sa fréquence sont autant de symptômes communs aux deux affections. Dans notre première observation nous trouvons avec ces symptômes des fourmillements s’irradiant du bras dans le tronc absolument semblables à ceux de l’aura, Comme on l’observe chez beaucoup d’épileptiques, l’intelligence de ce malade est très faible. L'apparition tardive de la grande attaque prouve que pendant une vingtaine d'années la névrose ne s’est manifestée que par des troubles sensoriels. Leur présence avant l'accès convulsif, quand ce dernier a apparu, prouve bien que la migraine dépend du mal comitial, dont elle semble alors constituer l’aura.

Dans notre seconde observation, nous voyons tout à coup apparaître la migraine ophthalmique. Son début brusque chez une femme alcoolique, les déviations de la tête, les contractions involontaires des muscles de la face et des

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membres, les troubles de la parole, la brièveté de l'accès sont autant de traits particuliers à l’épilepsie. Quand celleci est la cause de. ces troubles sensitifs la médication bromurée est toute puissante. Elle est nulle quand ils dépendent dn tabes de la paralysie générale. Dans le cas précédent, nous observons des troubles de la vision dus à l’épilepsie : dans le cas suivant nous observons des troubles de l’olfaction attribués à la même cause.

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