ARE PEER
manifestations purement réflexes, dans lesquelles la conscience n’intervenant point ne conserve pas les traces de leur existence. Par conséquent elle ne pourra plus tard la reprendre dans les neurones où s’emmagasinent et se classent les expériences de nos sens et les résultats de notre activité. L’amnésie est constante dans l'épilepsie larvée. L’attitude du malade le prouve. En face de sa victime, il demande parfois l'auteur du crime. Il répond à toutes les questions qu’on lui pose sur les circonstances qui ont accompagné son méfait: « Ce n’est pas moi... jenégsais pas. ». Les médecins légistes et les juges malgré leur habileté, malgré leurs ruses, n’ont.jamais pu recueillir de la bouche des malades qui nous occupent des renseignements utiles à l'instruction criminelle. Lorsque les malades n’ont pas d'intérêt à ignorer leurs actions, ils n’en peuvent faire tout de même le récit. Le vagabond qui erre inconscient, ne peut dire où ika couché, ce qu’il a mangé, le pays qu’il a traversé. Comme le dit Legrand du Saule, l’attaque d’épilepsie psychique est « une page blanche arrachée au livre de la vie ». Rien ne reste de ce qui s’est passé, la réflexion ne peut reconstituer des événements récents, parce que la conscience ne fixe que les états et les actes, dans lesquels elle est intervenue. Ceux-là seuls peuvent revivre dans le souvenir. En général l’amnésie est totale. M. le professeur Joffroy, dans ses leçons, citait des cas dans lesquels les épileptiques ont gardé quelque trace dans leur esprit, des actes qu’ils ont accomplis, des perceptions que leurs sens leur ont transmises. En pathologie, rien n’est absolu, tous les symptômes subissent des modifications, des altérations qui semblent leur enlever leur