‹ L'Épilepsie LarvéeChapitre 21 sur 25 · PANNES · texte numérisé non relu

PANNES

valeur dans le diagnostic à faire. Pourtant même défigurés, s’ils sont associés à d’autres traits pathognomoniques, ils ont leur poids, leur valeur quand il faut rattacher certains phénomènes à une cause méconnue. Si nous comparons les troubles exclusivement psychiques de nos malades avec la manie épileptique et les accès convulsifs, nous trouvons une similitude absolue : même étiologie dans laquelle intervient une même hérédité ; mêmes symptômes principaux se résumant par trois mots, inconscience, amnésie, automatisme : mêmes intermittences, même périodicité, mêmes phases successives dans l'accès. Nous pouvons ajouter un trait de plus qui leur est commun: c'est le pronostic. Les troubles psychiques de l’épilepsie larvée, comme les troubles moteurs, acheminent lentement le malade vers l’aliénation mentale: rapidement si l'individu est livré sans défense aux atteintes de la névrose, lentement si le traitement bromuré prévient et espace les accès.

La similitude absolue des troubles psychiques de l’épilepsie larvée et de la manie consécutive aux accès convulsifs, nous autorise à les rattacher à un même état morbide. Souvent l'apparition tardive des phénomènes moteurs complète le tableau et permet de vérifier un diagnostic parfois délicat à poser.

Morel garde pendant quatre ans une femme dans son asile. Pendant cette longue période, les troubles psychiques furent les seuls phénomènes qui dévoilaient le mal comitial. Legrand du Saulle cite une observation dans laquelle les accès convulsifs éclatèrent onze ans après le début des troubles intellectuels. On le voit, l’épilepsie peut rester à l’état larvé pendant de nombreuses années, puis

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