‹ L'Épilepsie SénileChapitre 22 sur 47 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

(Jabot) (11).

M..., Joseph, âgé de 66 ans. Exerçait autrefois la profession

de tailleur.

Antécédents héréditaires. — Père alcoolique. Quand il rentrait ivre à la maison, sa femme ne manquait jamais de lui dire : « Tu deviendras fou comme ton père! » ce qui nous autorise à penser que le grand-père de M... était aliéné. Le frère de notre Malade qui nous fournit ces renseignements n’a jamais eu

d'accidents nerveux ; il mène une vie très régulière.

Des quatre filles de M... trois sont a EU NE ont souvent des impatiences dans les membres ; la quatrième a l'intelligence peu développée; elle s’adonnait à la boisson. La sœur de M..., morte à un âge avancé, ne présentait rien de spécial.

Antecèédents personnels. — Bon ouvrier, mais grand buveur de vin et d’eau-de-vie. N'a jamais eu d'attaque dans son enfance. Nous avons interrogé deux de ses filles et son frère sur l’époque du début des attaques. Ils ne s'accordent ni sur l’époque du début (ils varient de 1888 à 1890) ni sur la description de l’attaque, mais il est certain que M... n’a pas eu d'attaque avant l’âge de 64 ans.

Entré à Saint-Julien dans le service de M. Parisot en janvier 1890, le malade s’évade au bout de trois mois de séjour, vend le peu qu’il posséde, dépense en boisson le produit de la vente, puis essaye de se noyer.

Il aurait eu plusieurs attaques en janvier 1890. -

Il entre de nouveau à Saint-Julien le 3 juin. On l’occupe dans

l'établissement à des réparations d’habits.

Le 12 juin au matin, nous le trouvons assis sur son lit; sa respiralion est laborieuse et fréquente ; à l’auscultation, râles

et sibilances passagers. L'intelligence est nette.

Le 13 juin à 1 h. 1/2 du matin, le malade a en une crise qui

Er re a duré 20 minutes eta été suivie de plusieurs autres. À 9 heures du matin nous avons été témoin de la cinquième erise.

La période convulsive a duré une minute, puis période stertoreuse assez prolongée. Insensibilité de la cornée. Selles et urines involontaires. Perle de connaissance complète. Convulsions généralisées. Obnubilation intellectuelle persistante.

Le 14 juin on diagnostique une broncho-pneumonie du côlé gauche dont il est complètement guéri le 26 juin.

2 juillet. — Le malade présente une diminution considérable de la mémoire. Il est incapable de faire le moindre travail.

8 juillet, — M... a eu deux crises cette nuit. Ce matin, il a essayé de frapper sans motif ses voisins de lit. Les troubles intellectuels sont très prononcés ; la perte de la mémoire

est à peu près complèle. ,

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