ER ES
tées à la tension artérielle, elles ne sont pas évidentes, outre que celle-ci est difficile à déterminer, en pleine crise. Il y aurait lieu de considérer plutôt les variations portant sur l'indice et la différencielle. La méthode des courbes oscillométriques, modifiée par Villaret et Théodoresco n’est pas applicable en période de crise. Les modifications légères, 1s0lables, aux différentes périodes de la crise ne peuvent être pratiquement étudiées que par la recherche des températures cutanées, effectuée avec un souci constant de symétrie absolue et d'identité dans les conditions d'observations. C’est la seule méthode clinique. Au laboratoire, on peut employer pour le contrôle, la pléthysmographie symétrique, 1 faut recueillir les oscillations fournies par des variations totales du volume de la main, par exemple.
Dans les formes généralisées, il existe une vaso-constriction initiale certaine, avec cette Îois élévation de la tension artérielle maximum et de l’indice. Il se produit une gêne considérable de la circulation de retour (élévation rapide de la minima, hémorragies capillaires). Ces faits ont été maintes fois signalés.
Le point intéressant serait de déterminer le moment précis des troubles observés en fonction des différents temps de la crise. Nous avons donné plus haut les résultats que nous avons recueillis.
Les formes frustes ou incomplètes de l’épilepsie traumatigue. — Dans le cours de la description des principales modalités cliniques de la crise, nous avons signalé en passant l'existence de formes très atypiques, qu’on doit hésiter à rattacher sans réserve à l’épilepsie. En ce qui concernait certaines de ces maniiestations, l’histoire clinique des malades nous à parfois amenés à nous demander s’il ne s’agissait pas de formes de passage, de modalités évolutives de l’épilepsie non encore confirmée, mais en voie d'installation.
Nous citerons seulement pour le moment deux de ces formes, les crises de contracture localisée (contracture des masseter ou de la nuque) et des parésies flasques et fugaces, des membres qui paraissent devoir retenir spécialement l'attention à ce point de vue. Cependant il n’est pas possible
OS
avec les méthodes habituelles de dire si un trouble quelconque est en voie d'évolution vers la constitution du syndrome.
On voit, en particulier, s'installer tardivement, après les blessures peu pénétrantes, des équivalents tardifs, tout spécialement frustes : quelle sera leur évolution ?
ETUDE DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN. — Comme pour les troubles vaso-moteurs, c’est le principe de la détermination de la pression en fonction des différentes phases de la crise, qui a guidé nos recherches bibliographiques et personnelles. Les variations que nous avons obtenues chez un petit nombre de traumatisés craniens épileptiques sont de sens identique à celles constatées par les auteurs chez les épileptiques de toute nature. Les travaux de M. Marchand avaient mis en évidence l’hyper-albuminose et l’hyper-cytose fréquentes. En ce qui concerne la pression, pour Leriche et Wertheimer, l'apparition des crises est conditionnée par l’élévation ou par l’abaissement de la tension du L. C. KR.
Dès 1927, MM. Claude, Lamache et Daussy, dans un travail d'ensemble concluent à l’exagération des variations de la pression spontanée du EL. C. R. chez les épileptiques, à l'ampleur des variations provoquées par les différentes épreuves à l'existence et à l'importance primordiale du déréglement organique, du système moteur des artères cérébrales, ils précisent leur pensée en ces termes: « Les oscillations de la pression sont en rapport avec les oscillations vaso-motrices cérébrales et montrent l'importance du facteur circulatoire dans la genèse de l’épilepsie. »
Mori, en 1929, est parvenu à suivre la pression du L. C. R. aux différentes phases de la crise d’épilepsie généralisée. Des résultats concluants ont été obtenus dans 80 cas. L'auteur a employé le manomètre de Claude et à déterminer les tensions suivant la méthode de Nichilatti, retenant les cas où la tension à pu être prise quelques temps avant l’accès — dans l’imminence de l'accès — 30 minutes après la crise.
1° Chez les malades à accès très rares, la pression du L. C. R. se maintient au voisinage de la normale. Dès que les accès deviennent plus fréquents, la pression s'élève relativement à la moyenne du sujet, même si celui-ci est hypo-