‹ L'ÉPILEPSIE TRAUMATIQUE considérée dans ses formes évolutives et anatomocliniquesChapitre 18 sur 49 · RATES · texte numérisé non relu

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tendu au point de vue absolu ; 2° A mesure qu’on se rapproche du moment de la crise, la pression tend à augmenter jusqu’à atteindre un maximum durant la phase tonique de l’accès ; celui-ci terminé, elle descend à la normale et même au dessous, puis elle augmente pour reprendre le cycle précédent.

LES ÉQUIVALENTS. — Ils sont légion ; nous ne mentionnerons ici que certains d’entre eux.

Nous avons défini, dans le premier chapitre, les équivalents du jacksonisme ; rappelons leur début brusque, se faisant dans l'intervalle des crises typiques, avec un cortège habituel de phénomènes d’angoisse, de troubles vaso-moteurs. Leur durée est relativement longue; ils sont suivis, comme la crise elle-même, d’une période d’abattement général.

Les équivalents sensitifs et sensoriels. — Ils ne sont pas très fréquents, durent de quelques minutes à plusieurs heures :

a) les céphalées, à type migraineux sont accompagnées de phénomènes vaso-moteurs et sympathiques importants (Cornu, thèse de Lyon 1900). II existe une certaine angoisse chez quelques épileptiques commotionnés, on peut voir aussi apparaître des crises de rire incœærcible, dont le caractère épileptique est plus discutable ; de même, certaines colères subites.

Les équivalents psychiques. — Leur forme la plus atténuée est l'absence brusque. Pour Léri, elle est très fréquente dans les formes jacksoniennes et se rencontre électivement dans les grands traumatismes des lobes frontaux. « C’est une obnubilation simple et rapide de la conscience avec sensation de dérobement général, de néant, de chutes imminentes. » Ces signes d’angoisse peuvent manquer. Les impulsions motrices simples, à type de fugue : le malade part droit devant lui, sans se soucier des obstacles et revient à la conscience seulement au bout d’un certain temps. La tendance à reproduire certains accès coordonnés a été signalée, plutôt comme aura d’une crise que comme équivalent isolé.

Les équivalents sensoriels sont suivis pendant quelques heures, de troubles apparents, dans la fonction intéressée. Ils

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co-existent avec des lésions permanentes décelables par un examen approprié du côté de la vue: on observe, isolés, tous les troubles qui constituent les crises; on retrouve entre temps, soit une hémi-anopsie, soit de l’asthénopie, soit quelques troubles de la musculature intrinsèque de l'œil. …

Les équivalents auditifs sont particulièrement « interprétés » par le blessé. Ils se présentent, de ce fait, sous un aspect compliqué, capables d’induire en erreur: le malade percevant parfois, des airs connus, des chansons avec des bribes de paroles. Ces états s’accompagnent fréquemment de vertiges et co-existent en tous cas avec un hyper-excitabilité permanente du labyrinthe.

Les équivalents aphasiques ne sont pas exceptionnels: ils consistent en un mélange d’anarthrie et d’aphasie. Des troubles dysarthriques persistent un certain temps, surtout quand la crise a été longue et intense.

Les équivalents vaso-moteurs peuvent s'accompagner de perte de la connaissance, plus souvent d’obnubilation: on observe parfois une cyanose localisée et généralisée à la face avec turgescence de la cicatrice à l’acmé de la crise. Carnot et de Kerdrel ont décrit des crises d’hypothermie survenant dans l'intervalle des crises sous forme d’équivalents. On a vu parfois aussi survenir chez des épileptiques dans les périodes intervallaires, des crises d’œdème aiguë du poumon, ou même d’angine de poitrine, on a voulu rapprocher les équivalents. Il est rare que tous ces équivalents apparaissent isolés ; ils s'associent, suivant certaines affinités qu’explique PAUSE des localisations cérébrales.

Les équivalents sensitifs sont généralement accompagnés de troubles moteurs légers et de troubles vaso-moteurs. Dans les formes auditives, on rencontre constamment des nausées, des vertiges, des céphalées, tous signes d’excitation labyrinthique ; les plus élémentaires, les plus isolés de ces équivalents sont ceux de la sphère visuelle se traduisant par des scotomes brillants et même de la migraine ophtalmique.

Les troubles permanents. — Il paraît y avoir quelques contre-sens lorsqu'on parle de phénomènes permanents dans les épilepsies traumatiques ; pourtant, loin d’être exception-

nels, certains de ces troubles sont absolument constants; et ils ont été signalés comme tels par un grand nombre d'auteurs.

1° Dans les formes jacksoniennes, un peu anciennes, on trouve des troubles trophiques spéciaux: dans le membre supérieur, par exemple, lorsqu'il est le siège de l’aura : la peau du tiers inférieur de l’avant-bras et de la main est plus lisse, plus brillante, moins velue que celle du côté opposé; les ongles présentent des malformations légères: striations très marquées. Il existe aussi certains troubles trophiques profonds : lorsque, par exemple, un chirurgien est amené à pratiquer la dénudation péri-artérielle, il constate de l’amincissement des parois des grosses artères et l'élargissement de leur diamètre.

Ces troubles trophiques ne sont pas isolés: ils sont accompagnés de troubles vaso-moteurs permanents, mais plus discrets. Différentes méthodes ont permis de les constater : la plus employée a été la sphygmomanométrie à l’aide de l’appareil de Pachon. Bouttier et Logre, examinant des traumatisés de date récente, ont mis en évidence des troubles vasculaires diffus : types à augmentation et types à diminution de la pression différentielle, suivant que prédominent les lésions irritatives ou destructives du système nerveux.

Les auteurs sont arrivés à isoler trois syndromes d’origine sympathique : 1° Celui d’irritation des centres au cours des hémorragies méningées ; 2° Ceux de destruction des centres, secondaires aux plaies du cerveau ; 3° Celui d’instabilité vasculaire.

Villaret, en 1923, étudiant les traumatismes d’ancienne date par une méthode analogue à celle de l’oscillométrie, mais les indications qu’il obtint lui permirent : 1° d’insister sur le peu de netteté des modifications dimidiées de la courbe oscillométrique dans les hénuplégies bar traumatisme cérébral, quand l’hémiplégie est spasmodique: les hémiplégies flasques donnent des résultats encore moins nets. Dans le syndrome post-commotionnel (syndrome atopique), la pression artérielle est globalement diminuée, par rapport à l’état normal dans des proportions assez légères, assez inconstantes

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