‹ L'ÉPILEPSIE TRAUMATIQUE considérée dans ses formes évolutives et anatomocliniquesChapitre 19 sur 49 · TRES · texte numérisé non relu

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et assez variables, mais 3° du côté opposé au traumatisme, on trouverait des modifications légères, mais se faisant toujours dans le même sens et comparables entre elles.

Nous pensons, comme M. Périsson l’a fort justement montré dans sa thèse (Paris 1927), que c’est à la mesure des températures locales, qu’il faut s'adresser pour obtenir des différences vraiment sensibles. Nous conseillons le contrôle par la « pléthysmographie », qui est une méthode de laboratoire précieuse, en ce qu’elle permet d’éliminer les causes d’erreur dues au refroidissement du membre; isolée, les résultats qu’elle donne ne sont pas supérieurs à ceux obtenus par la méthode des températures locales. Par cette dernière, nous avons obtenu les résultats suivants: 1° dans les épilepsies confirmées présentant des auras locales, il existe constamment un syndrome d’irritation des centres sympathiques iniérieurs net, surtout dans les zônes qui sont le siège de l’aura (hypothermie permanente); 2° de façon globale, dans les épilepsies généralisées, à crises fréquentes, l’étude de la température locale montre une grande instabilité du sympathique prédominant du côté opposé à la lésion.

Les troubles globaux de la régulation thermique. — Chez les blessés présentant un syndrome subjectif, même très fruste, nous avons noté de gros troubles de la régulation thermique. La courbe thermique présente dans le courant de la journée des variations fréquentes et quasi-quotidiennes de 1 degré; 1° ces crochets thermiques étant fugages, nous croyons qu’il est nécessaire pour les mettre en évidence, de prendre la température, au moins quatre fois dans le cours de la journée, le malade étant maintenu alité pour éliminer le facteur émotionnel. A la différence de ce que l’on voit chez les épileptiques jacksoniens, ces variations sont sensiblement bi-latérales chez les traumatisés.

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