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dans lesquelles l’analyse des manifestations observées permet des conclusions anatomiques exactes, sinon précises. De plus, les crises sensitives pures ou à prédominance sensitive sont très régulièrement suivies de troubles objectifs, des sensibilités à types déficitaires.
M. le professeur Roger a publié au Congrès de Luxembourg un cas d’épilepsie sensitive, par lésion pariétale, vérifiée par l'intervention (docteur Madranges).
Les manifestations sensorielles surviennent isolément ou associées aux convulsions ; dans le premier cas, elles posent le problème des épilepsies extra-rolandiques. Au contraire, il est des épilepsies complexes, qui réunissent des éléments assez disparates : moteurs, sensitifs et sensoriels. Ces formes sont d'habitude riches en équivalents.
On sait que le lobe frontal et le lobe pariétal sont capables d’engendrer par leur blessure, avec une fréquence à peu près égale, l’épilepsie. Le voisinage immédiat de la zône rolandique peut faire admettre (dans sa corticalité ou dans la zône sous-corticale) des lésions, qu'on rencontre efjectivement dans tous les cas.
Le problème des épilepsies extra-rolandiques ne pourra être discuté que lorsque nous aurons poussé plus avant notre analyse anatomo-clinique.
On rencontre parfois dans les épilepsies partielles assez anciennes des troubles trophiques plus ou moins importants, associés à des déficits moteurs légers ou à une simple hyperréflectivité.
Les troubles vaso-moteurs sont à mettre en évidence par les méthodes que nous avons décrites (pratiquement on s’'adressera à la mesure des températures locales par des appareïls thermo-électriques ou des thermomètres spéciaux à alcool). L'étude des troubles vaso-moteurs permanents est plus simple que celle des paroxysmes. Son importance clinique est donc plus considérable et elle permet plus facilement une localisation. Il est bon de négliger, alors toutes différences des températures prises systématiquement, inférieures au demi-degré.
Nous discuterons, plus longuement, dans un chapitre spé-
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cial, les conclusions anatomiques qu’imposent la constatation de ces troubles. Il importe de savoir que l’étude en est assez ancienne, puisqu'elle remonte à Vulpian (dans l’hémiplégie et les troubles périphériques). Des recherches ont été effectuées par un certain nombre d’auteurs, et il semble que la majorité des travaux a confirmé les données énoncées déjà par Vulpian et reproduites récemment dans la thèse de M. Périsson. Le maximum des troubles thermiques locaux s’observe lorsqu'il existe, chez les hémiplégiques, une atteinte de la capsule interne et de la région sous-capsulaire ; il y a un parallélisme assez étroit entre les troubles sympathiques et les troubles pyramidaux — analogue à celui qui a été mis en lumière, au niveau des membres, par André Thomas.
Bien plus, le professeur Guillain étudiant récemment avec MM. Alajouanine et Thévenard, l’épilepsie sous-corticale à mis en évidence dans la plupart des cas qu’il a rapportés, des troubles vaso-moteurs permanents dimuidiés, en rapport non seulement — avec des altérations sous-corticales, mais très probablement aussi, avec des lésions vasculaires.
Il faut rappeler, à côté des troubles thermiques localisés permanents, les troubles thermiques difjus, d’allure plus « fonctionnels », qu’on retrouve fréquemment dans le Sy\- DROME COMMOTIONNEL. Babinski, Froment et Heitz ont décrit un syndrome réflexe, passager, instable, d’hypo-thermie et d’hypo-tension dimidiée.
Bouttier a noté l'instabilité de la tension artérielle chez les commotionnés ; étudiés plus longtemps après la commotion, ces mêmes malades paraissent à Villaret et à Théodoreesco, être souvent des hypo-tendus. Le même auteur avait insisté auparavant avec Faure-Beaulieu sur les oscillations de la température journalière rencontrées chez les anciens traumatisés craniens. Nous pensons qu’on rencontre, en général, à l’occasion de la commotion, un syndrome, caractérisé par l'hypo-tension et l’hypo-thermie associées, syndrome, d’ailleurs instable chez les commotionnés simples ; plus tard, persistent chez des malades ayant subi d'importants traumatismes cranio-encéphaliques, des troubles nets de la régulation thermique.
Non seulement chez les épileptiques, mais plus encore
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peut-être chez les traumatisés craniens anciens, hospitalisés à la Clinique Neurologique, et présentant des phénomènes pouvant s’interpréter, comme des équivalents frustes, nous avons constamment retrouvé, par l’examen de la courbe thermique, de grosses irrégularités, des températures bi-quotidiennes, atteignant facilement 1 degré 1, et s’effectuant dans les deux sens.
Des constatations que nous avons pu faire, comme les recherches des auteurs, nous pouvons conclure, qu’à la période d'état des épilepsies traumatiques, on peut mettre en évidence des troubles vaso-moteurs, soit paroxystiques, soit permanents, qui permettent de conclure que les centres régulateurs sont à la fois:
1° DÉRÉGLÉS ; 2° INCOORDONNÉS.
Il reste Îort difficile de préciser L'ÉTENDUE EN PROFONDEUR DES LÉSIONS, dans la majorité des cas. On admettait, jusqu’à ces derniers temps, sur la foi d'expériences de laboratoire très particulières (excitation électrique par exemple) que l'atteinte cérébrale — tout au moins dans la forme jacksonienne — reste strictement corticale. On a pu constater pariois, à l’autopsie, et même microscopiquement, l’existence d’une sclérose sous-corticale, s’enfonçant plus ou moins profondément, dans la substance blanche. Des cas opératoires, plus nombreux, ont amené la même remarque. Au microscope, on a souvent découvert, au dessous des foyers, en apparence les plus limités, des zônes d'infiltration sous-corticale plus ou moins dense. Schématiquement, elles affectent deux types: 1° tantôt, il s’agit de proliférations névrogliques diffuses, éparses — plus ou moins analogues à la sclérose corticale ; 2° tantôt, on retrouve en profondeur, au pourtour des vaisseaux particulièrement, des traînées de substance fibreuse, qui s’infiltrent et donnent quelques ramifications, il existe une périvascularite certaine. Un examen effectué par le professeur Policard est ainsi reproduit par MM. Wertheimer et Paufgue: « Dans toutes les régions avoisinantes, la zône cicatricielle existait sur toutes les coupes examinées, une congestion intense s'étendant à grande distance, avec, de place en place,