B. -— CRISES GÉNÉRALISÉES DE L'ÉPILEPSIE DÉFINITIVE
À la période d'état, il est classique de séparer les diffé-
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rentes épilepsies des crises d’hystérie, qui sont théâtrales, se produisent par suggestion, s’accompagnent de manifestations qui prouvent la conservation d’un certain état de conscience et self-contrôle du malade. Il faut savoir que ceux-ci prennent volontiers des attitudes dites « passionnelles » : certains de leurs gestes peuvent être pris, si on les considère isolément pour des manifestations athétoïdes. Le psychisme de ces malades est particulier (suggestibilité, tendance à la fabulation, « rétrécissement du champ de la conscience ».
Les épilepsies simulées, dans un but utilitaire (pension militaire, accident du travail, etc...) seront démasquées par l'étude des signes pyramidaux, qui accompagnent fréquemment les crises motrices, en ce qui concerne les formes généralisées avec perte de connaissance, le tableau clinique est presque toujours, d’ailleurs, incomplet et les phases ne sont
pas intégralement reproduites. Les formes sensitives sont parfois assez bien contrefaites, mais les troubles vaso-mo-
teurs localisés ne peuvent guère être simulés ; il en est de même des troubles objectifs post-paroxystiques.
Les convulsions généralisées d’origine toxique se reconnaissent à leurs signes propres (absinthisme, encéphalopathies saturnines, strychnine).
Plus difficiles à mettre en évidence sont les causes des crises secondaires, liées à des affections générales survenant chez un traumatisé cranien. La paralysie générale peut s’accompagner de crises épileptoïdes, le diagnostic ne peut en être affirmé qu'après l’étude du liquide céphalo-rachidien, au point de vue biologique et la présence de quelques signes cliniques, de la maladie de Bayle.
Les néphrites chroniques donnent lieu à des convulsions survenant brusquement, qui ne ressemblent dans leur stade tonique, que de fort loin, aux formes typiques de l’épilepsie généralisée. L'examen des urines, l’étude de l’azotémie, les signes cliniques étayeront le diagnostic.
L’éclampsie puerpérale ne se produit que dans des circonstances spéciales, il est donc, en général, facile de la reconnaître, le tout est d'y penser.
Certaines affections organiques du système nerveux s’accompbagnent souvent de façon épisodique de crises convulsi-