‹ L'ÉPILEPSIE TRAUMATIQUE considérée dans ses formes évolutives et anatomocliniquesChapitre 37 sur 49 · DIAGNOSTIC TOPOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC TOPOGRAPHIQUE

Il est nécessaire de connaître l’étendue du foyer anatomique et l’importance des lésions, qui lui ont donné naissance. Nous ne pouvons pas décrire et discuter ici les localisations corticales des différentes fonctions. Bornons-nous à définir la méthode à suivre.

1° C’est par l’analyse des manifestations motrices véritablement 1nitiales et habituelles des crises complètes, qu’on peut arriver à un diagnostic précis, dans les formes jacksoniennes.

Dans les formes à prédominance sensitives, on attribuera le premier rang aux manilestations ordinairement prédominantes (professeur Roger), les anesthésies post-paroxystiques ont un grand intérêt pour le contrôle de la localisation. Dans les formes sensorielles pures, il existe des manilestations psychiques surajoutées, des troubles vaso-moteurs plus ou moins étendus, qui paraissent en rapport avec des lésions plus difiuses et plus profondes. Ce sont les phénomènes paraissant les plus purs, les moins «interprétés » et les plus fréquents, qui permettent dans ces formes une localisation souvent aussi précise que celle des crises motrices. On s’assurera

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toujours de la nature objective des symptômes observés, par des examens spéciaux et détaillés du sens incriminé, effectués de préférence le plus près possible des crises et entre celles-ci.

Nous croyons que les troubles vaso-moteurs, ou jacksoniens sont en rapport avec des « lésions » cortico-sous-corticales localisées (auras). Les phénomènes vaso-moteurs localisés permanents traduisent une atteinte sous-corticale importante. Enfin des lésions sous-capsulaires plus étendues se retrouvent dans les syndromes vaso-moteurs dimidiés permanents. L'incoordination diffuse et linstabilité des centres profonds peuvent être mise en évidence en étudiant, comme nous l'avons dit, les modalités de la régulation thermique.

Dans les formes généralisées, il existe des troubles importants de la thermo-régulation, dont on mettra en évidence le type clinique, et s’il y a lieu, la prédominance. Les lésions anatomiques localisées, qui servent de point de départ aux syndromes, seront surtout faciles à déceler, par la prédominance unilatérale des crises, le côté sur lequel se fait la chute est un bon élément de diagnostic, en l'absence de convulsions localisées initiales.

DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE

M. le professeur Guillain avec MM. Alajouanine et Thévenard a insisté sur trois types de lésions à la base des syndromes épileptiques.

a) Lésions corticales.

b) Lésions sous-corticales.

c) Lésions vasculaires.

Nous avons eu l’occasion de montrer combien les faits

dont l’analyse a été donnée dans les pages précédentes confirmaient cette remarque récente.

Est-il possible, en l’état actuel, d'isoler ou de prouver la prédominance tout au moins d’une de ces étiologies ?

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Les données pratiques, dont nous disposons, sont encore trop peu nombreuses pour qu’on puisse répondre oui, à coup

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sûr et dans tous les cas. Mais ce travail peut déjà être tenté avec chance de succès, chez un certain nombre de malades.

Les atteintes corticales les mieux localisées se rencontrent dans les formes jacksoniennes récentes, en l’absence de troubles vaso-moteurs permanents: ces formes sont-elles cependant strictement corticales ; nous penserions plutôt que l’épine corticale joue un rôle prédominant au point de vue clinique, mais qu’à côté d’elle existent des phénomènes sympathiques qui conditionnent le symptôme.

Les lésions exclusivement sous-corticales réalisant lépilepsie sont très difficiles à isoler. Les cas types se rencontrant plutôt dans les tumeurs cérébrales que dans l’épilepsie traumatique.

Les lésions vasculaires. — Klles jouent un rôle pathogène très important dans l’épilepsie traumatique. Dans la zone motrice du cerveau elles peuvent être si peu marquées, que le syndrome pyramidal permanent, auquel elles donnent naissance et de grandes chances de passer inaperçues. L'étude des températures cutanées locales permettra d’isoler un syndrome dimidié d’excitation ou surtout de parésie vasculaire, analogue à ceux décrits par M. Périsson dans sa thèse.

En dehors de la zone motrice, on peut retrouver les formes cliniques de ce même syndrome.

En outre, l’irritation vasculaire directe créée par une néo-formation extra-cérébrale, peut fort bien rendre compte d’un certain nombre d’épilepsies.

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