‹ L'ÉPILEPSIE TRAUMATIQUE considérée dans ses formes évolutives et anatomocliniquesChapitre 38 sur 49 · ÉVOLUTION, PRONOSTIC ET INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION, PRONOSTIC ET INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES

Nous pensons aussi que le pronostic du syndrome dépend en grande partie de l’appréciation de l'étendue et de la nature des lésions difiuses, en particulier de ces disfonctionnements organiques ou sympathiques, dont nous avons essayé de classer quelques modalités. Nous croyons que leur étude contri-

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buera grandement au diagnostic de ces trois modalités lésionnelles, si fréquemment rencontrées par le chirurgien.

1° CICATRICE DE SCLÉROSE CORTICALE, locahsée et énucléable ;

2° GROS BLOCS FIBREUX, plus ou moins profonds, constitués à bas bruit et s'infiltrant profondément dans le cerveau ;

3° ALTÉRATIONS DIFFUSES, échappant à toute systématisation.

Le critérium de la RAPIDITÉ DE L'INSTALLATION DE L'ÉPILEPSIE proposé par certains auteurs pour prévoir sa nature anatomique sa curabilité chirurgicale, ne nous paraît pas sufhsant.

Nous croyons que les plaies ouvertes et septiques donnent plus volontiers des lésions en foyers, plus ou moins étendues en profondeur et à évolution rapide.

Le même type de lésion peut être réalisé bar un HÉMA- TOME INTRA-CÉRÉBRAL évoluant lentement vers la transiormation fibreuse, il sera consécutif à un choc violent et important (embarrure), mais peut se constituer parfois en dehors même de toute fracture du crâne et à distance du point traumatisé.

On voit quel intérêt clinique, présente un diagnostic précoce et précis.

« Les lésions » difjuses appartiennent aux cas où la COMMOTION a été prédominante: leurs pronostics diffèrent beaucoup, suivant que l'épilepsie s'est installée précocement ou qu'elle est apparue tardivement. Précoces, elles sont susceptibles d'une régression ultérieure complète — tardives (à partir de trois mois), il faut s'attendre plutôt à les voir s’aggraver. Lorsqu'un examen neurologique complet n'aura pu être pratiqué dans ce cas, au moment de l'accident, on se montrera très réservé sur l'avenir, à cause de la co-existence possible de lésions en foyer.

Lorsque les épilepsies précoces sont associées à des troubles moteurs permanents, il faut penser à la possibilité de substitution ultérieure aux phénomènes convulsifs d'un syndrome de déficit pyramidal permanent.

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