C.OtKk
Q^^qwt prariBsi^uz HTiévés, pensn* nfaliait m rafraîchir au hasard.
Ifi C4ft ds Vtloia n'Hait Mquon^ ^at par des pfWitliNn 4* BaintrLouis st ^t des gardai du 6CM|>i, iAkwmtt ni» du tsAaa et de l'sa(el.
Ii9 K>fii da Vey avait pour faràituis d^i Iibén«x, iW bftWSWÙ vaUairieoa, et de viana Péwtl^lionuairea qui rentraient leurs griffes pour ne paa fififtPWgto* l£S pprtisaDa da rigima csBatitutisoBel.
fllil Mbslaadâ et plu sélèbre, U eatt Lemblin possédait deux clientèles distinctes.
}^B w<Mli[>iOP n'y voyait guèra qua doa liU^vateors ft jjag »rtj«tai- Jbj, Joiiy et d'autre* elauiques s'y asseyaient à côté du romantiqua Ballanshe, de l'HOMblB BoisldÎN ot du apiritael BrillalrSavariD.
MartaipvUtfl y venait Bouvcnt dans le smiI bat d'mgager 4m diMOHions avec au aoD&èns etda se qidqitat d'Alix-
Ût «HT. 1a sillB OÙ pârovaifint ces baaax aspriU ' dçvAQÙt ^ qo^rtUr général des officiers bonapartistes, et particulièrement de ceux qui étuant friands 4b la lame,
Cette 8|ié<»alité dq cafiâ Iiemblin datait de l'raitrée des alliés en 1814. Les Rosses et les Prutsiena y ^Vftieqt été reQUS à coupe de tabourat, par des ml- Ut^trca q^i venaient 4e défendre BelleviUe et Clichy.
L'année avÎTante, les impériaux y avaient livré bataille aux mousquetaires qui voulaient placer de forge le ^uste di| ro) au-dessus du comptoir.
LE HABQUa OB ViiU)URS l)
Ba 18^, 0B PS t'y «sioiPWKit pju», pwe» quf l^g habitués n'y Mu^awnt pu d'ÏQtru^, i»ù« ^ r^y^i lMt0fl qui s'y ftvwtffliwMit »n aqrttUeat rvemcot sans avfiU pria BP roMiafrVPiM pfWT i« Uoi^WmW boia da ViMenoM.
iifl vieomts d« Brosags, m ^bMs ii« dtctnetûtai et d'émotioDs, entra d'abord au Café de Valoû, ob il ptDEait nnoMtnr qBeb|f« vofalùte sâlitant.
n n^ int gc* de vieux émigrés, attiAlta dAvast une bavaroise a« lait et plongés dans )a lêeture do Drapeau bbmc.
L'un d'enx te reconnut pour l'avoir vo jadis chez son oDçle, le Djarquis, et sacl;a)it que cet oncle l'av^t rçF)id à cauB^ de ses opinions, il lui tourna le dos avec une certaine affectation.
Fabien aurait bien voulu lui demander raison de cçtte volte-face impertinente, mais le moyen de s'attaqoer è^ un septua[;énaire coiffé ^ l'oiseau royal etfl^geol«nt S)ir'de maigres jambes emprisonnées dans des bas chinés?
n retint S4 colère et il sortit, de peur de céder à la teqtstion d'injurier un vieillard,
Le café Lemblin était à deux pas, dans la galerie 46 Chartres, q^pis il i)« s'y plaisait guère. Les habitués de cette espèce ie cercle militaire avaient des allures bruyantes qui s'accordaient mal avflc U disr positioi) d'esprit ou il se trouvait.
IL traversji donc 1^ jar4ia et, désespérant de r e^f r
L'ÉPINOLB B08B
contrer aventure, U entra au café de Foy dans la louable inteulioD d'y lire les journaux.
Là, il trouva des bourgeois dégustant leur demitasse et comnientant les nouvelles politiques.
Le Constitutiomtel était dans toutes les maîus et son article de tête servait de texte & des discussions fuiimées.
Le hasard fit que le vicomte s'assit à cdté d'un groupe où figuraient des gardes nationaux de la sixième légion qui venaient de banqueter dans un des restaurants du Palais-Boyal pour fêter la promotion de leur capitaine, un ricbe marchand de bois que le roi venait de nommer chevalier de la Ugion d'honneur.
Parmi ces miliciens se trouvaient le droguiste Boalardot, présentement caporal, et le sellier Brassicourt, ex-dragon du 9* régiment.
Fabien ne se doutait pas que ses deux voisins de table avaient, deux mois auparavant, arrêté son frère, portant la chaise où gisait^le corpa de son cousin, et il ne s'occupait pas d'eux; mais, un nom qu'il ne s'attendait guère & entendre prononcer, fit qu'il prêta l'oreille à leur conversation, tout en s'emparant d'un journal pour se donner une contenance.
— Eh I bien, Brassicourt, s'écria le caporal, me dires-vons encore que nous jouissons, des bienfaits de l'égalité, quand on voit un citoyen sa moquer d« la justice parce qu'il s'appelle le comte de Brottage et parce qu'il a on oncle pair de France^
— BoD I voilà que ça vous reprend, papa Boulardot, répondit Brassicourt. Vous allez nous soutenir que ce jeune homme a taé son cousin. C'est votre marotte, mais ça n'a pas le sens commun.
— Oui, je le soutiens; je l'ai soutenu devant les magistrats. Ils n'ont pas voulu m'écout«r, et le coupable se promène au lieu d'être en prison. Je l'ai rencontré hier sur la place Royale.
— C'est qu'il avait afTaire dans ce quartier-là. Qui sait? Peut-être qu'il cherchait à retrouver la rue où l'assassin l'a accosté.
— Vous croyez à ce mensonge-là, vous ! Il faut que vous soyez bien peu éclairé. Je vous dis, moi, qu'on a étouffé l'affaire.
— Ce n'est toujours pas le général qui l'a étouffée. Je le connais. J'ai servi dans son régiment du temps de Foutre. C'est un lapin qui ne plaisante pas. Si son neveu avait tué son fils, il ne l'aurait pas laissé juger, c'est possible, mais il lui aurait brûlé la cervelle-
fabien écoutait ce dialogae avec un étonnement mêlé d'irritation. Il ne savait pas que René eût été soupçonné, et il lui déplaisait étrangement d'entendre ces petits bourgeois discuter l'inuocence de son frère.
— Brassicourt, vous m'affligez, reprit le caporal. Vous ne comprenez rien et j'ai eu joliment tort de me ranger à votre avis là nuit où nous avons arrêté le comte. Si je l'avais tout simplement mené chez le commÎBaatre de police, comme je voulais le faire,
70 VtPlSOlM PÛGB
4o liAutes ioAnetuseB a'aïuaisiit jpu pu airëter les poarsuUeg. Voua Mes caum que j'ai piaaqaé a mes devoÏFS œililaÛBe et & m^s davoira civiques.
— Consolez-vous, Boulardot, le- commissaire l'aurait lâché, puisqu'il c'y avait pas l'apparence d'une preuve.
— Comment! pasl'apparencel Eat-ce qu'il n'avait pas intérêt à faire le coup, puisqu'il héritait de la pairie? Voilà ce que produisent lea lois aristocratiques. Et puis, expliquez-moi donc pourquoi ni le comte, ni la polies n'ont jamais pute'est-à-dire n'ont jamais voulu, retrouver l'endroit où le crime a été commis. Un jardin, un grand mur, ça, ne jse tiAt pourtant pas à tous les coins de rue,
— p'esl vrai. 11 faut qu'ils soient jolimeift m^^l^droits. Tepez I moi je n'ai pas cherché, m^is je Gour^ pour mes ajTaires dans tous ces quartie^s-lli.
» Eh I bfen, on ne m'ôtera pas de l'idée que (a chose s'est passée dans le vieux coifvent d^ "Temple. '
— Ce ji'e^i pas possijile, dit viyemçnt SQulAr44tr Lea b^iqrients n'ont pas été habités depuja la ft^yi)lutiot).
— Raison de pins, car, s'ils étaient habités...
=TT Uç^e^rfi, int^prppfipii un tfo'mèm» gwde natiPq^J, ^(m ne tonîti9(*p iaiBW 4'9^e9F^i et jft pw-
Avtl-vwM 11) 4ft<i« i» Comtiiutmmel d« aa matin l'bMfHTQ di lé Pmme àlatèu àtpttrth *
LE VÉÊ^fSÉ Éi tHOCRS if
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— Commeotl vous ne eavte pas? répondit té Iprâeafttioiial. BeplMMiljMrSfoa b« pnte ^e <rM»dân»Parn.
— Et vous croyez à des niBÏaeries parrfistt ^AirM Boolardot.
-=~ Puia^K» Je vtH» dis qae a'eat tout au ieog étus
— tieU0 fmyje est r6â^A» d«Ba te eMt^enl e«f>rit, ^ ^B kiÎB At 1* coBtwter/ prftnoBfft grsve* ment le libéral Boulardot, mais les journalistes ft» sont psB loueurs véridiques.
— dh I tÔuSt â'abord, vous niez tout, sens prétexte que voua avez lu Voït&ire. Ne m'avez-vous paa soateuu l'aube ^ui que le ((raad serpent de mer n'existait pas?
— J!t je persiste dans mon opinion. finfTou n'a point parlé de cet aDÎmal.
iiB caporal coofondalt Buâfoo avec lacëpède, mais son érudition n'en fit pas moins un certain effet sur ses é1iSî)raon-n«s.
— tfce ftiïHïie Cfui àurâft ùiie (ête ât mott fie vïfféit pSs, (JïtiûdScleuséiîiffnt l^éx-dfi'ag'ÔQ rfu 9".
— CéBt fiûi', *iï qtfelle ne pûùrràît pas manger, appuya le garde national. Mais il parait, d'après te j«»à!Él, <pH^éëA'e^ ^Ht(^ àFRitQ«.
■^ jjsét-itdms Tst&sie, ré^à Brassîeoort.
— Volontiers, vous allez voir. C'est c*rfeux.
12 rÉPINGLE ROBE
grenue, qu'on appellerait aujourd'hui nn canard, Fabien n'écoutait guère la conversation de sea voisins.
En revanche, il réûéchissait aux propos qu'il venait d'entendre, et qui se rapportaient & la mort de son cousin.
Deux choses l'avaient frappé.
D'abord, on accusait René, et le vicomte se demandait s'il ne ferait pas bien d'avertir son frère des bmits qui couraient sur son compte. Il se reprocluût même d'être resté si longtemps sans le voir.
Ensuite, nn des miliciens avait désigné le coa^ vent du Temple comme ayant servi de champ-clos dans la rencontre nocturne qui avait coûté la vie à Henri, ce couvent du Temple où lui, Fabien, avait été soumis à une si terrible épreuve.
Et l'autre avait laissé percer un certain trotible quand son camarade avait parlé de ces vieux bâtiments.
Pendant que M. de Brouage cherchait à coordonner ces propos interrompus et à en dégager le sens, le milicien qui tenait le journal avait pris une attitude et posé sur son nez une paire de lunettes d'or.
Il commença, d'une voix que M. Prudhomme lui eût enviée, la lecture d'un fait-divers dû à la plume d'un rédacteur sérieux :
u JamaiS'Paris n'a eu à s'occuper d'un phénom&ae
aussi extraordinaire qne celui qu'on y remarque en ce moment.
« La Vénus liottentote est dépassée.
l'Une jeune étrangère, comblée des dons de la fortuue, et admirablement belle de corps, vient A'y arriver de son pays natal qui est, dit-on, l'Ile de Malte.
«Cette demoiseUe,à peine Agée de vingt-deux ans et orpheline depuis son enfance, possède un revenu qnî s'élève à plusieurs centaines de mUle francs, et pourtant elle n'a pu encore trouver un époux, bien qu'elle soit instruite, spirituelle, et qu'elle appartienne à une famille très-honorable.
« Elle a dt s'expatrier dans l'espoir de rencontrer un homme assez généreux pour la consoler, en acceptant sa main, de la crneHe situation que la uiture lui a faite.
« Cette infortunée est née avec un visage hideux, dont l'aspect est exactement celui d'une tète de mort.
« Cet aspect est tellement épouvantable que, dès Ksplus jeunes années, H'" X... a dû couvrir sa figure d'un masque de velours noir qui lui permet <3e se montrer sans faire horreur.
u On dit même que lorsqu'elle est obligée de l'enlever pour les soins de sa toilette, aucune de ses femmes de chambre n'est admise à la voir et que pour n'être pas condamnée à se regarder, elle a foit enlever toutes les glaces du magnifique bûtel qu'elle ■ loué dans le faubourg du Roule.