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masse les muscles de la paroi on suture solidement le transverse, le petit oblique et l’aponévrose du grand oblique à l’arcade ainsi reconstituée, en laissant cependant à la partie interne un espace par où sortira un petit drain placé au contact des vaisseaux iliaques. Dans l'intérêt de l’asepsie plus grande de l’opération nous pensons même qu'il vaudrait mieux, une fois l’extirpation ganglionnaire complètement terminée, refaire d’abord la paroi du canal inguinal suturer la peau et placer le drain. Ceci fait des deux côtés on procéde-
rait seulement alors à l’ablation de la tumeur dernière.
C’est du reste d’après cette petite modification de la technique ci-dessus (la suture cutanée exceptée) que
- nous avons fait représenter la succession de nos des-
sins.
Pour ce qui est de la suture cutanée à la partie
moyenne, en avant de lasymphyse,on se trouvera en pré-
sence d’une plaie quadrilatère, véritable perte de substance superficielle créée par l’ablation de la tumeur avec les téguments voisins et les tissus présymphysiens.
Cependant on arrivera en général assez facilement à attirer, parfois en les mobilisant un peu, les 2 bords verticaux et latéraux de cette brèche et à les suturer Pun à l’autre sur la ligne médiane. Puis aux bords supérieurs de ces deux lambeaux latéraux rapprochés on
suturera en l’abaissant légèrement le lambeau médian
supérieur formé par ce qui reste des téguments du
mont de Vénus. Il sera toujours important d'apporter le plus grand soin à la réfection et à la fixation de l’orifice
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antérieur de l’urètre dans lequel il sera bon croyons-
nous de mettre unesonde à demeure pendant quelques
jours.
Finalement on obtiendra donc une sorte de suture en Ÿ avec une petite branche verticale médiane présymphysienne très courte et 2 longues branches latérales préinguinales obliques en haut et en dehors. Par la partie interne de celles-ci sortira de chaque côté le petit drain que nous avons mis profondément en contact des vaisseaux. |
Dans les cas cependant, où l’ablation de la tumeur aurait créé une perte de substance étendue, on devra réparer celle-cipar un quelconque des procédés ordinaires d’autoplastie. On pourrait en particulier employer un procédé analogue à celui que Dudley utilise après la vulvectomie totale et qui consiste à tailler de chaque côté de la plaié des triangles de peau dont la base est représentée par les bords latéraux de cette plaie, triangles que l’on mobilise et que l’on peut faire glisser afin de recouvrir la surface cruentée.
. Addendum.
Depuis le moment où nous avons fait sur le cadavre les recherches qui nous ont amené à proposer la technique opératoire ci-dessus décrite nous avons eu l’occasion de voir à l'hopital Beaujon notre ami Roux-Berger opérer une malade (observation Tuflier et Roux-Berger) suivant cette technique.
Nous pensons avec lui qu'il y aura lieu de lui faire subir bien souvent la légère modification qu'il a apportée lui-même dans la