Fi, 9. “=: État de Mme F.. avant l'opération
ganglions lymphatiques- légerement hypertrophiés, indurés, non douloureux, mobiles, sans péri- adénite, roulant sous 11e doigt, et séparés les uns des autres.
- Rien de particulier à noter dans le reste de l'organisme. M. le Pr Quénu porte le diagnostic d’ épithélioma primitif du
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clitoris ayant envahi le capuchon et les petites lèvres, et avec début de propagation bilatérale aux ganglions inguinaux.
On applique pendant plusieurs jours des pansements humides sur la vulve, on fait des attouchements à la teinture d'iode pour nettoyer la région, ainsi que des injections parues et on opère la malade le 20 juin 1910.
M. Quénu commence par faire l'ablation première des ganglions inguinaux des deux côtés.
Du côté droit, il trace une incision supérieure un peu sus-Jacente et parallèle à l'arcade crurale dans toute la longueur de celle-ci et branche sur elle une incision verticale à peu près perpendiculaire à sa direction et descendant à la partie moyenne du triangle de Scarpa un peu en dessous de la pointe de celui-ci.
Après dissection et relèvement des deux lambeaux latéraux,
ainsi obtenus, il résèque à la partie inférieure de la plaie, le segment supérieur de la saphène interne et la portion adjacente de tous ses affluents régionaux, puis de bas en haut, en remontant vers l’arcade crurale, extirpe en une seule masse toute la nappe cellulo-ganglionnaire du triangle de Scarpa jusqu'à l’aponévrose de recouvrement des muscles.
Après hémostase soigneuse les lambeaux cutanés sont rabattus et suturés. ï
A gauche M. Quénu répète la même opération d’extirpation veineuse et de la nappe cellulo-ganglionnaire, mais découvre le triangle de Scarpa par une incision en U dont la branche supérieure est parallèle et sus-jacente à l’arcade crurale. Elle descend en dehors et en bas croisant très obliquement la direction du couturier et se porte à nouveau au dedans par sa branche inférieure horizontale, parallèle à la supérieure et située au niveau de la pointe du triangle. Le large pédicule du lambeau répond à la saillie du bord interne du moyen adducteur.
L'extirpation des ganglions une fois faite, et l’hémostase assurée le lambeau est rabattu et suturé. ;
Les deux plaies inguinales sont. RÉCONVERRES d'une mince couche d’ouate et d’adhésol,
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Pour extirper ensuite la tumeur, M. Quénu trace une incision transversale qui passe immédiatement au-dessus du méat et latéralement dépasse de chaque côté la grande lèvre, À ce niveau l'incision se coude, devient verticale et remonte de chaque côté de la partie supérieure de la fente vulvaire et en dehors de celle-ci.
Ces deux incisions latérales viennent enfin se réunir en pointe à la partie supérieure à peu près vers la partie moyenne du mont de Vénus.
Sans difficulté, de bas en haut on décolle la tumeur de l'urètre, d'abord, puis de la face antérieure de la symphyse en
‘passant au ras des ligaments qui la doublent en avant. Avec la
tumeur on enlève en même temps le tissu cellulo-graisseux qui l’entoure et une grande partie du tissu cellulaire du mont de Vénus.
- La muqueuse est alors affrontée avec soin et suturée au-
dessus du méat urétral et toute la plaie vulvaire est suturée ver-
ticalement. Pas de drainage. Sonde à demeure dans l’urètre.
La tumeur clitoridienne fut immédiatement portée au laboratoire de la clinique ainsi que les masses cellulo-ganglionnaires inguinales où se voyaient nettement dans chacune d’elles trois ou quatre petits ganglions grisâtres, durs, peu hypertrophiés sans adhérences notables aux tissus voisins.
L'examen histologique pratiqué par M. Jolly a donné les résultats suivants :
Pièce n° 561. — 20 juin 1910. — Tumeur du clitoris.
Examen histologique. — La tumeur est formée de lobules épithéliaux ayant les caractères de l'épithélioma malpighien. Les cellules basales ont gardé leur disposition régulière tandis que les cellules centrales ont une tendance à présenter une disposition concentrique et à former de nombreux globules épidermiques kératinisés ou non. En d’autres points, les bourgeons épi-
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théliaux sont plus petits, formés de cellules plus petites ; ils ne: donnent pas de globes épidermiques et s'enfoncent dans la profondeur en perdant leurs limites et leur aspect régulier ; enfin ils se disséminent dans le tissu conjonctif voisin qui présente, à là limite des lésions Sale des lésions d'infiltration plasmatique.
Trois ganglions examinés ont présenté seulement des. lésions banales de transformation adipeuse sénile et d” inflammation, sans infiltration néoplasique.
Suites opératoires. — Le premier pansement fait deux jours après l'opération montra que les choses étaient en parfait état. Les plaies inguinales avaient à peine saigné sous leur pansement à l’adhésol. Rien de nouveau jusqu'au huitième jour où on enleva la sonde à demeure. En faisant le pansement on s'aperçoit ce jour-là qu'un épanchement abondant de liquide séreux, clair, s'est fait, sans aucune réaction thermique du reste, sous la suture et les lambeaux dans la région inguinale droite. On donne issue à ce liquide et on place dans le décollement un petit drain qui donne du reste très peu les jours suivants.
Le dixième jour on s'aperçoit que du côté gauche l'angle s supérieur et externe du lambeau inguinal est noir, sec, durci. Il se fait un début de nécrose aseptique, de gangrène sèche du lambeau qui s’étendra un peu pendant quelques Jours.
Le douzième jour on enlève les fils et on voit débuter à droite les mêmes phénomènes de mortification sèche que du côté gauche, au point de réunion des incisions supérieure et inférieure et surtout à la pointe du lambeau externe.
Le treizième jour les parties mortifiées commencent à s'éliminer progressivement. Cette élimination se poursuit extrêmement lentement pendant les semaines qui suivent.
Finalement la malade reste avec une plaie vulvaire complétement cicatrisée n'ayant pour ainsi dire pas laissé de traces, et des incisions inguinales cicatrisées et en bon état, sauf au niveau des points où les lambeaux se sont sphacélés. Il y a là, à droite comme à gauche dans les régions que nous avons indiquées une