SAR RER
perte de substance large comme les trois quarts d’une paume de main bordée par un liséré cicatriciel et occupée par du tissu granuleux bourgeonnant sur lequel on fait des pansements secs, et des attouchements fréquents au nitrate d’Ag. et à la teinture diode. Ces pertes de substance ont fort peu de tendance à se combler et leur cicatrisation ne progresse que très lentement. Il arrive même un moment où cette cicatrisation nous semble s'arrêter complètement. M. Quénu nous autorise alors à pratiquer une double opération plastique pour recouvrir les parties restées à nu.
Le 10 octobre 1910, nous opérons nous-même la malade PQUE la seconde fois.
À gauche après résection du tissu cicatriciel qui borde les lambeaux cutanés et après curetage soigneux des bourgeons charnus nous arrivons facilement et en décollant simplement un peu les bords de la peau, à réunir et à suturer les lèvres avivées.
A droite, nous pratiquons les mêmes manœuvres, mais pour pouvoir suturer sans traction trop considérable, nous sommes
. obligés de tailler un petit lambeau vertical dans la peau de la
paroi abdominale et de l’abaisser ensuite. La suture des lèvres cutanées se fait alors assez facilement,
Du côté gauche réunion par première intention.
A droite la suture se désunit très légèrement, néanmoins la cicatrisation se fait assez vite et la malade sort le 9 novembre en parfait état, avec une cicatrisation complète et totale.
La malade a été revue par nous le 5 janvier 1911 en excellent état. Elle se porte parfaitement, ne se plaint d'aucun trouble, et a engraissé depuis sa sortie de l’hôpital.
Revue par nous une deuxième fois le 28 décembre 1911, soit 18 mois après l’opération, la malade continue à se bièn porter.
Il n'existe toujours aucune trace de récidive locale ni ganglion-
naire.