ÉVOLUTION. — PRONOSTIC
Il est très difficile de dire quelle est la durée de l’évolution du cancer clitoridien. |
En effet, le début de l'affection passe très souvent inaperçu surtout lorsque le cancer se greffe sur une leucoplasie vulvaire préexistante et les malades ellesmêmes ne donnent souvent à cet égard que des renseignements fort peu précis. Quant à la tumeur, dans un grand nombre de cas, ce n’est qu'à une période déjà avancée de son évolution que le chirurgien est amené à la constater.
” Quelle que soit la durée de l’évolution, le pronostic est fatal et à brève échéance dès. que le néoplasme exulcéré, si l’on n'intervient pas chirurgicalement. Dans ce cas, la survie oscille entre 2 et 3 ans après l’apparition de l’ulcération (Pozzi), entre 6 et 15 mois (Schmidlechner). ; “4 |
Le pronostic semble du reste demeurer très sombre même après la mise en œuvre du traitement chirurgical. C’est du moins l'opinion générale qui règne actuellement chez les auteurs.
Pour Boni et Dauriac la récidive a presque toujours
lieu. Pour Mac Cann les résultats sont mauvais et il en
MR TEL Rte À 4 ere, EN A TEE Dr PIE D'PANET
CL Por
accuse les opérations presque toujours jusqu'ici incomplètes ou trop tardives. Pour Stæckel ils sont médiocres, malgré l’éradication systématique des ganglions lymphatiques régionaux et de leurs voies d'apport (notons du reste que S. ne parle ici que des ganglions inguinaux). D’après Dittrich et Biétrix la récidive est à peu près inévitable. Esnault est encore plus pessimiste. A son avis les résultats du traitement chirurgical sont décourageants et après l'opération la récidive est fatale sur place ou dans les ganglions, malgré les plus larges ablations. Are , Nous estimons'd’ailleurs que cette opinion est nettement exagérée. Il y a du reste des contradictions dans la thèse d'Esnault car dans ses conclusions il écrit ré-. sultats précaires au lieu de pronostic très grave et ré- ‘eidive dans 50 à 60 pour 100 des cas au lieu de récidive fatale. C’est tout différent !
Voici quelques statistiques relevées par nous dans la littérature. Fileux trouve que sur 13 épithéliomas de -la vulve opérés, 11 ont dépassé 2 ans de survie sans récidive. D’après Gaertner, sur 69 épithéliomas de la vulve opérés par ablation de la tumeur seule, 32 ont récidivé, et sur 14 opérés par ablation de la tumeur et des ganglions inguinaux 7 ont récidivé. — Schmidlechner ne relevant que les cas de cancer du clitoris trouve que sur 4o opérés, 2 moururent après 18 mois, une après 3 ans, et une après 5 ans sans récidive. L'étude des 147 observations que nous rapportons ci-après nous a donné les résultats suivants :
Dans 64 cas, l’observation ne fait aucune mention