‹ L'Épitre de Jacques: Étude critiqueChapitre 15 sur 103 · BIENFAITS DES ÉPREUVES. I · texte numérisé non relu

BIENFAITS DES ÉPREUVES. I

? Considérez, mes frères, comme une joie parfaite les diverses épreuves par lesquelles vous pouvez passer, ® en reconnaissant que la mise à l'épreuve de votre foi produit la patience. 4 Mais que la patience se montre entièrement efficace, afin que vous soyez parfaits, accomplis, ne laissant rien à désirer.

La joie dans l'épreuve. Cf. Actes 5, 41; Romains 5, 3-5; Hébr. 10, 34 (12, 11) ; 1 Pierre x, 6 ; 3, 14 ; 4, 13. Ce développement se greffe intentionnellement sur la salutation yaipeuv. Cf. Tobit 5, 10, N. La consonance yxipetvy — yapav, intraduisible (cf. Ephés. 4, 28 s. : ypelav — ypelac), trahit une préoccupation littéraire qui, selon toute apparence, va se maintenir dans le choix des trois derniers mots du v. 2, commençant uniformément par r. Jacques, frère du Seigneur, aurait-il affectionné ou même conçu ces procédés de styliste, dont nous trouverons d’autres exemples ? Le PSEUDO PLATON (épiître 8) soude semblablement à un souhait liminaire : ed moérrewv un développement de : eù rpdrroire. Quant à la salutation initiale qui distingue l’adresse de l’épître d'IGNACE aux Ephésiens : ëv duouc yap yuioetv, on peut y supposer une amplification de la formule courante : rAciora xatpeiv. Voir de même Papyr. d'Oxyr. 8, 1162, 5. — Jean 3, 20.

räcav (intensif) yapdv, cf. Philipp. 2, 20. Sous quelque aspect que vous puissiez envisager votre situation, c’est la joie qui doit s’en dégager. Mer réonc yapäs s'emploie fréquemment dans les inscriptions.

fyñoxoûe. Les épreuves sont déjà survenues ; ils’en reproduira d’autres, nombreuses et diverses. L’exhortation vaut pour le présent et pour l'avenir, ‘Hyéoux signifie d’abord : conduire ; puis : tenir pour, estimer (2 Corinth. 9, 5), considérer (PLATON, THucyDipE). Cf. yobuevoc, Actes 15, 22, qui deviendra un titre ecclésiastique, peut-être d’après Hébr. 13, 7. Pour toutes les nuances du verbe, on trouve des références dans les papyrus.

&Sehpot pou. 2, I, I4 ; 3,1,10,12;5, 12, 19 ; &deApol seul, 4, IT ; 5, 7, 0, 10 ; ddehpot uou &yarnroi, I, 16, 19; 2, 5. Tous les membres des « douze tribus dispersées » sont donc les « frères » de l’auteur, évidemment frères en la foi (2, ï), sans condition nationale ou limitation de nature mystique comme en fixaient diverses confréries païennes ; cf. DEISSMANN, Bibelstud., p. 82 s.

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