‹ L'Épitre de Jacques: Étude critiqueChapitre 16 sur 103 · TOM · texte numérisé non relu

TOM

Bray repaouois reouréonre rouxihoic. Le verbe indique qu'il s’agit d'épreuves survenant du dehors (cf. Luc 8, 13; 22, 28 ; Actes 20, 19; 1 Pierre x, 6), presque synonymes de Order (Jean 16, 33). Au contraire, les tentations du v. 13 seront expressément définies comme procédant de la convoitise individuelle (v. 14). retoucu6c est un des mots, de plus en plus rares, qu'on ne rencontre presque pas dans la xow non biblique ; le médecin DI0SCORIDE l’emploie cependant : rodc èr rüv raÜGv rerpactiovs, essais de médicaments.

reourinro, largement attesté au contraire dans les papyrus et les 2nscriptions (voir aussi EPICTÈTE 3, 2, 1), se dit d'une rencontre plus ou moins brusque mais en général inattendue et fâcheuse : Luc 10, 30 ; Actes 27, 41 (eic) ; on s’y heurte comme à un obstacle : 2 Macchab. 4, 10. — Cf. 1 Timot. 6, 9, éurirro.

roukioc, littéralement : peint de plusieurs couleurs, bigarré (PLATON, etc.), est toujours employé au figuré dans le N. T. : varié, divers, Matth. 4, 24 ; Luc 4, 30, etc. 1 Prerre 1,6 l'applique aussi à retpzxouotc. Voir encore 3 Macchab. 2,6; 4 Macchab. 7, 4; HERMAS, Simil. 6, 3, 3 5. ; 7, 4. On trouve l’adverbe correspondant dans l’épître d’Aristée, 17 : roNMaxüs xai mouxiAwc. Si les épreuves et leurs périls sont de toute espèce, la joie à en retirer doit être, elle aussi, totale, constante, multiforme.

L'auteur n’entend nullement énoncer un paradoxe ; il va prouver son affirmation, en définir les conditions, mais 1l la donne d'emblée pour incontestable. Non seulement ses lecteurs sont invités à se réjouir quand ils ont obtenu les conséquences bienfaisantes de l’épreuve (v. 3), mais c’est l'épreuve même qu'ils doivent accueillir avec joie dès qu'ils en subissent les premières atteintes, qu’elles viennent des choses ou des hommes.

Le judaïsme n’ignorait plus cette manière d’héroïsme, jadis insoupçonnée de /0b 0, 13-20. 4 Macchab. 7, 22 ; 9, 29 ; 1x, 12; 16, 19 exaiïte le martyre. Voir aussi Judith 8, 25 ; 2 Macchab. 11,20 ; Sag. de Sal. 3, 4-6 ; Apoc. de Baruch 52, 6 : « Prenez votre joie dans la souffrance que vous subissez présentement. » Le christianisme se prononce dans le même sens avec plus d'énergie encore ; cf.,.outre les textes déjà cités, Matth. 5, 4, 10-12; Luc 6, 20-23 ; — 1 Pierre 4, 12-16. Au surplus, rien dans l’épître de Jacques n'indique que les destinataires aient à endurer des persécutions proprement dites, ou en soient menacés. La portée du développement 1, 2-4 doit être très générale.

3. À leur tour, les résultats de l'épreuve prouvent qu'il faut la considérer comme une « joie parfaite ».

ywooxovres 6r (causatif). Pour que vous puissiez expérimenter cette vérité, veuillez reconnaître à quoi aboutit la mise à l'épreuve de votre foi. L'observation en est aisée, L'auteur fait donc appel aux conclusions qu’une raison saine dégagera de la réalité saisie sur le vif.

rù doxlprov buGv Tic riorewc. Cette expression, qui équivaut à

Page 1