‹ L'Épitre de Jacques: Étude critiqueChapitre 25 sur 103 · TATS · texte numérisé non relu

TATS

Toi Ürouévovoiv. Elle devient plus fréquente dans le judaïsme ultérieur et chez les écrivains chrétiens : Sirac, 1, 11; 6, 31; 4 Macchab. 0, 8 ; 17, 15 ; Testam. de Job 4 ; de Lévi 8, 2, 9 ; épiître d’Aristée 280 : couronne de justice (cf. 2 Timot. 4, 8) ; Testam. de Benjamin 4, 1 : de gloire, cf. Ascens. d’Esaïe 9, 7 ss., 24 ss. ; 11, 40 ; 1 Pierre 5, 4; couronne éternelle : Odes de Sal. 9, 8; cf. x, 1-3 ; 10 ; 17, 1, etc. Elle est familière à l’eschatologie de l’apocalyhse johannique : 3, II ; 4, 4, 10; 6,2; 0,7; I2, I; I4, 14; otépavoy tic Cwñc, 2, 10. Elle s'associe souvent à celle des vêtements célestes. Paul (x Corinth. 9, 25) oppose la couronne impérissable que recevront les fidèles à la couronne périssable (cf. JOSÈPHE, contra Ap. 2, 30) qu’on peut obtenir dans l’économie présente ; cf. Apoc. syr. de Baruch 15, 8. Voir aussi Pmhpp, TL EL TI DESSAL 7 ET O:

D'autre part, dans le mystère d’Isis décrit par APULÉE Metamorph. 11, 24, l'initié reçoit une couronne de palmes blanches au moment décisif de son admission. Il en est de même pour le « soldat » dans la liturgie de Mithra. Enfin le couronnement appartient au cérémonial des gnostiques mandéens. Voir aussi, dans les Odes de Salomon déjà citées, la couronne faite du feuillage de l’arbre du paradis, 20, 7. Mais ces textes ne disent pas si c’est, comme ici, « la vie» que confère l'obtention dela couronne. En tout cas, notre auteur utilise une représentation très répandue, à laquelle font encore allusion le Martyre de Polycarpe, 17, 1; 19, 2 et HERMAS, Sim. 8, 2, 1 ; 3, 6. Etc. Voir aussi rùv otépavoy rhs AOpapotac, EUSÈBE, Hist. ecclés. 5, 1, 42. DIBELIUS considère même l’expression comme « presque proverbiale. » Elle désigne simplement le salut, l’obtention d’une pleine ressemblance avec la divinité. — A consulter : J. KÔCHLING, De coronarum apud antiquos v1 aique usu, Giessen, 1914.

Ôv érnyysiAuto toits &yar&oiv adtov. La plupart des meilleurs mss. sous-entendent le sujet, qui ne peut être que Dieu. Quelquesuns ont : (6) xbpuoc, lecture adoptée par VON SODEN ; ce nom aurait été effacé sous l’influence de 2, 5. Mais ce dernier texte, ainsi que Galates 1, 5, montre bien qu’on donnait plus de solennité à la phrase en se servant d’une tournure équivalente à : celui qui. D'ailleurs, rien ne prouve que l’auteur l’ait extraite de quelque liturgie (cf. 2 Timot. 4, 8). La même ellipse est fréquente dans la littérature rabbinique ; cf. STRACK-BILLERBECK, 3, p. 751.

On peut se demander si ännyyelaro ne fait pas allusion à un texte prophétique déterminé ; Zachar. 6, 14, G, par exemple, s'adresse à 7tois Ümoumévouoty (adrév). D'autres proposent un logion agraphon du Seigneur (Texte und Untersuch. Neue Folge, 15, p. 34), ou même Apoc. johan. 2, 10. Mais il semble bien que la pensée soit beaucoup plus générale et que ceux « qui l’aiment » (cf. 2, 5; 1 Corinth. 2, 9), expression très fréquente dans les Septante (Juges 5, 31, etc.) — voir aussi Testam. de Siméon 3, 6 ; Hénoch 108, 8 ; Ps. de Sal. 4, 29 ; 6, 9, etc., — désigne simple-

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ment tout fidèle, dont la persévérance reçoit la sanction divine qui lui est promise (cf. Hébr. 10, 36, la promesse) ; c'est à ces fidèles que notre auteur s'adresse ; il n’a pas besoin de leur démontrer plus longuement que leur foi fera ses preuves à travers les tribulations ; l’« homme » qu’il leur présente n'est pas un héros exceptionnel ; chacun d’eux peut reconnaître en lui son propre idéal.

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