‹ L'Épitre de Jacques: Étude critiqueChapitre 35 sur 103 · PAS DE PARTIALITÉ ; DEVANT DIEU IL N’Y A NI RICHE NI PAUVRE · texte numérisé non relu

PAS DE PARTIALITÉ ; DEVANT DIEU IL N’Y A NI RICHE NI PAUVRE

21 Mes frères, ne faites pas de personnalités à propos de la for en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ. ?Supposdns, en effet, qu'il entre dans votre assemblée un homme portant au doigt un anneau d'or et magnifiquement vêtu, et qu'il y entre aussi un pauvre en haillons. 3S1, considérant l'homme aux beaux habits, vous lui dites : « Toi, assieds-toi ici, en bonne place », et qu’au pauvre vous disrez : « Toi, tiens-toi là, debout », ou : « Assieds-toi à mes preds », *n'établissez-vous pas en vous-mêmes une distinction, et votre jugement ne procède-t-1l pas de pensées mauvaises ?

5 Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n'a-t-il pas élu ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour qu'ils soient riches en foi, héritiers du Royaume qu'il a promis à ceux qui l’aiment ? SMais vous, vous avilissez le pauvre ! Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment ? eux, qui vous traînent devant les tribunaux ? eux, qui blasphèment le beau nom dont on vous nomme ? 8Si vraiment vous accomplissez la loi royale, suivant l'Écriture (Tu aimeras ton prochain comme toi-même), vous agissez bien ; mais si vous faites de parlales personnalités, vous commettez un péché, vous tombez sous le coup de la Loi, comme transgresseurs. En effet, observät-on toute la Lorï, qu’on vienne à broncher en un seul pornt, on est coupable à l'égard de tous, Mcar celui qui a dit : Tu ne commettras pas d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras pas. Or, si, tout en ne commellant pas d'adullère, tu commets un meurtre, tu es transgresseur de la Loi. “Parlez et agissez en hommes qui doivent être jugés selon une loi de liberté. Le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde ; la miséricorde brave le jugement.

*Adehçot ou marque le début d’un nouveau développement ; cf. 1, 2, 19. Comme dans le morceau précédent, plus nettement même, le thème est posé en tête, 2, 1 (cf. 2, I4 ; 3, 1), puis éclairé par l’examen d’un cas concret, v. 2-4 ; la conduite ainsi décrite, injuste et partiale au détriment des pauvres, subit ensuite le blâme le plus formel, appuyé sur l'élection divine des pauvres et sur la mention des mauvais procédés habituels de la part des riches, v. 5-7 ; cette conduite viole la Loi tout entière, v. 8-11. Le v. 12 apporte une exhortation finale et générale, aussi sentencieuse que celle du v. 1. En appendice, l’auteur y rattache

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