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vOppOY Hal dmeyôuevos &rd Téons movnplac nai émÔvulxc rod ai&vos tobrov. Des deux côtés, même procédé de style, même suite d’adjectifs juxtaposés. Pour HERMAS l'esprit, comme pour Jacques la sagesse, à son origine ävw@ev. Les caractéristiques relevant de la paix ou de la douceur concordent sensiblement entre elles : eipnvixn, émeuxhc, cdne0hc — roaûc, Nobxuoc, Tareuvoppoy. Aux xaprév &yal@v répond bien dreyouévos md Ton rovrpiac. Toutefois HERMAS n'offre aucun parallèle pour œyvh au début, pour ddidmprros et &yunéxpiros à la fin. Cela suffirait à rendre douteuse l'hypothèse d’une véritable dépendance littéraire. En outre, toute donnée concrète faisant défaut, on ne saurait admettre que la fausse sagesse combattue dans notre épître ait pu désigner quelque apparition historique du même ordre que la fausse prophétie dénoncée par HERMAS. Ce qui subsiste, c’est l’incontestable parenté de l'inspiration ; elle est, en l’espèce, d'autant plus remarquable que, par ailleurs, les deux auteurs trahissent des tempéraments religieux plutôt divergents, ne serait-ce que lorsqu'on voit HERMAS donner sans discontinuer à sa pensée un coloris essentiellement apocalyptique.
D'autre part, parmi les développements aux allures d’homélie qui parsèment le roman dû à l’évêque HÉLIODORE, Les Éthiopiques ou Théagène et Chariclée (fin du 1ve siècle) et connu surtout pour avoir enchanté le jeune RACINE, qui à Port-Royal l’apprit par cœur, WinpiscH? relève (3, 16) une définition de la sagesse qui ne manque pas d’affinités avec Jacques 3, 13-17 et permet d’en suivre l'inspiration à l’œuvre encore dans l’instruction morale donnée par l’Église à cette époque : à uèv y&p (Aiyur- Tiov copla) ris Éort Onuodnc xal de Ev Tue ÉLTOL, Yaua ÉDYOUÉVN..., rokéewvy dfeuirov edperis xat Vovov dxoAdorwy Ürnpetis. n dÈ étépa, Téxvov, N &AN0&c copix, he aÜTn rapwvouwc évobebün, Av ispeis xat Tpopnrixdv YÉVOG ÊX VEWV doxoDUEV, Eva TEÙG TX OÙPAVLX Brére, Os ovvomaAo na pÜoswc, TperTTOvEY LÉTOYOS, XoTpwV xivnouv épevvüvra xai mel\OVTOY TpOYVOOUV HEPÜXIVOUOX, TV [LÈV vnivoy xaxGY émooTarobox, révra DE rod Td xAAdV Kai 6 TL HPÉAULOY dvbpdrotcs Émirndevouou.
On a proposé de reconnaître dans nos v. 13-17 le thème fondamental de toute l’épître, qui graviterait autour de l'idée de sagesse (cf. CLADDER, Zeitschr. f. kathol. Theol., 1904), apparue dès le début, 1, 5. Si séduisante que puisse sembler cette interprétation, pour l’œuvre d’un moraliste qui à mainte reprise puise aux sources de la « sagesse » juive, elle ne saurait sans artifice réduire à l'unité l’ensemble des développements successifs. Sans parler de 2, 14-26 où la notion de sagesse ne joue manifestement aucun rôle même sous-entendu, elle ne peut dans le reste de l’épître se comparer à un leit-motiv comme celui de la joie pour l’épître aux Philippiens, sans cesse ramené expressément ainsi qu’un fil d’or autour duquel s’enroule toute la trame, pour
emprunter l’heureuse expression d'HENRI MONNIER (Travaux de Livron, 1909, p. 168). Elle ne résonne même pas, il s’en faut, avec l'intensité soutenue qui, dans la première épître de Pierre, fait prédominer la note de l’espérance triomphant des épreuves. Il convient, par conséquent, d'attribuer à la sagesse, dans la pensée de- notre auteur, une part assurément considérable, mais luimême n’a jamais indiqué s’il lui subordonnait ou non les autres vues également chères à son âme de conducteur spirituel. Ce qui est hors de doute, c’est que plus haut encore que cette sagesse d’origine divine Jacques place l’action bonne, à laquelle elle doit aboutir ; cf. ci-dessus, I, 22.
Une fois de plus, nous constatons l’absence de toute note mystique, et que l’auteur n’éprouve pas le besoin de se référer expressément à l’enseignement ou à l’exemple du Christ. Ceci est surtout frappant en regard des conceptions pauliniennes de la sagesse : 1 Corinth. 1, 30, le Christ Jésus a été pour nous « la sagesse venue de Dieu »; Coloss. x, 9; 3, 16.