Maith. 5, 3; Luc 6, 20, S. (Cf
Luc:G; 24 712,210 PE 0 Toss:, P).
a IR. Matth. 5, 9,5.
FT Matth. 6, 24 ; Luc 16, 125.
Matth. 12, 30,5.
Matth. 16, 4, M. Marc 8, 38.
4, 13-10. Luc 12, 10-27, P:
RIZ | Matth. 5, 34-37, P.
(1) C'est peut-être ce qui a provoqué l'attribution bizarre de la source particulière de Luc à Jacques, l’apôtre, fils de Zébédée; cf. ci-dessus, p. 244 et n. 2, et ci-après, p. 280. — D’après les recherches les plus récentes (cf. MAURICE GoGuEr, Luke and Mark, tirage à part de The Harvard Theolog. Review, Janv. 1933), « Luc n'aurait disposé, en dehors des logia et de Marc, que de quelques traditions fragmentaires. » (P. 39). .
(2) Cf. par exemple R. PATRY, L'épitre de Jacques dans ses rapports avec la brédication de Jésus. Alençon, 1890.
(3) Désignation des sources : S = Jogia ; M — Marc: P — éléments particuliers à Matthieu où à Luc.
Jacques Luc &ToTEhE LALS 1322710:
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YEAGO, YÉAWG 4, O9. C2 r25 Pr chuEpov xai (n )«dprov 4) 13. 15, 327S;,tP:
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Ces rapprochements sont impressionnants. Certes, on aura des deux côtés subi l'influence héritée du courant prophétique de l'A. T., si puissamment orienté vers la morale pratique, vers l’action. Mais l’affinité s’affirme plus étroite encore. Il est certain que les collections de paroles du Seigneur furent constituées dans. un but parénétique. Dès lors les docteurs et instructeurs chrétiens devaient les utiliser tout naturellement, sans même indiquer toujours qu'ils s’y référaient, tant l’autorité en allait de soi. Ces. textes venaient d'eux-mêmes à leur pensée ; la citation se faisait aisément de mémoire, donc sous une forme plus ou moins approximative ; c’est peut-être le cas pour Jacg. 5, 12, le serment. On en répandait l'esprit ; on l’appliquait aux conditions précises du moment et du lieu. La tradition chrétienne tendait à extraire des dits et sentences de Jésus des directions pratiques toujours plus nombreuses et plus circonstanciées. Ainsi paraît s'expliquer le rapport de l’épître de Jacques avec les évangiles synoptiques.
Il n’est guère possible de préciser davantage. Si l’auteur avait eu entre les mains les trois premiers évangiles sous leur forme: achevée, on ne voit pas pourquoi il n’aurait rien trouvé à extraire de leurs éléments narratifs. Il semble donc qu'il aura plutôt pu avoir connaissance de quelque recueil de /ogia continuant à circuler au moins dans un groupe localisé de communautés, lors. même que Matthieu et Luc en auraient déjà auparavant incorporé l'équivalent à leur œuvre respective. En même temps persistait sans doute la tradition évangélique purement orale, dont notre épître peut également être çà et là tributaire. On s'explique. ainsi comment, seul parmi les autres écrivains du N. T., Jacques, en dépit de certaines particularités individuelles, prend place dans l’exact prolongement de la tradition synoptique (x), sans dépendre directement des évangélistes eux-mêmes. |
Ainsi, tout ce qui concerne les riches et les pauvres, aussi bien. que l’alternative entre l'amour du monde et l'amour de Dieu (4,4), fait écho au sermon sur la montagne et à plusieurs paraboles, plus. spécialement à des textes de Luc ; cf. le commentaire et ci-après,
(1) On se rappelle le mot de BUNSEN (Voliständiges Bibelwerk, 1866, p. 581): « L'épître de Jacques est, dans l’ensemble des épîtres, ce qu'est le sermon sur la montagne au sein des évangiles. » D'une manière générale, estime à bon droit C. WEIZSACKER (Das apostolische Zeitalter?, p. 671), « l’épître a hérité de l'inspiration, de l'esprit d’humilité et de charité de l'Evangile. »
p. 272 ss. Même parenté évidente entre l'esprit des évangiles et les développements de Jacques relatifs aux épreuves et tentations, I, 2-4, 12, 13-18; cf. 5, 7-11, Changer la souffrance en joie, s’affermir inébranlablement au creuset des tribulations, par la patience conquérir la « couronne de vie », tous ces accents spécifiquement chrétiens perpétuent l'inspiration de Matth. 5, 11Ss.; Luc 6, 23 ; — Matth: 10, 22 ; Marc 13, 13 b et paralleles. La foi, que Jacques considère essentiellement comme un don de Dieu à ses élus (1, 175. ; 2, 5), est manifestement ce mouvement du cœur qui ne peut rien soustraire à l’action du Père mais, avec Jésus, rapporte toutes choses à son ebdoxix, Matth. 11, 26 ; Luc 10, 21. Quant à la nécessité d’affirmer la foi par les œuvres, qu'y trouver sinon l'écho très net de l’enseignement évangélique : « Ce ne sont pas ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le Royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, etc. » (Math. 7, 21 ss., 24 ; cf. 25, 3155. ; 7, 16-20 ; 21, 28-31). Ces exemples suffisent à prouver combien intimement Jacques s’est approprié la pure substance du message des synoptiques. Même après avoir étudié l’argumentation d'ARN. MEYER (p. 85 s.), nous ne voyons pas la possibilité d’interpréter l’épître en faisant abstraction de cette influence primordiale.
Le problème des rapports entre l’œuvre de Jacques et les lettres de l’apôtre PAUL ne se pose pas tout à fait de la même manière. /acq. 2, 14-26 implique, nous l’avons constaté en détail (commentaire), que l’auteur connaissait en tout cas le thème paulinien de la foi et des œuvres, mais il ressort du texte même de Jacques et de son raisonnement que cette information ne résultait pas d’une lecture approfondie. Sous les expressions nous ne trouvons pas les idées. Cela se conçoit : certaines formules pauliniennes se seront acclimatées un peu partout dans le langage chrétien, tout en recevant une acception simplifiée à mesure que la situation générale se stabilisait (5). En fait, aucun contact littéraire direct avec les épîtres pauliniennes n’est démontrable. Dans Jacq. 1, 2-4, la rencontre frappante au premier abord avec Romains 5, 3-5 ne prouve rien, car nous avons vu que cette forme d’élocution était très répandue et que l’analogie des déductions ressortit presque au lieu commun dans la pensée chrétienne de l’époque. Jacq. 2, 10 et PAUL dans Galates 5, 3 utilisent, chacun pour son propos indépendant, une même disposition de la loi juive. Ainsi en est-il de la citation insérée dans Jacq. 2, 8 ; elle ne provient pas plus de Romains 13, 9 ou de Galates 5, 14 que du « sommaire de la loi » donné par les évangiles. Jacq. 4, x ne présente pas d’affinités vraiment concluantes avec le pathétique tableau dont fait partie Romains 7, 23. La Bixaoobvn
(1) Cf. ci-après, p. 260.
Oeoù dans Jacq. ï, 20 n’a pas la portée que PAUL lui confère un peu partout. Dans Jacgq. 1, 12 ; 2,5, les mots : «ceux qui l’aiment » ne coïncident que par hasard avec 1 Corinth. 2, 0, citation de l'A. T. La mention des dxpoutai et des roumrat (véuov) dans Romains 2, 13 n’est certainement pas visée par Jacg. 1, 22 (Aéyov). Non seulement il y a diversité profonde de tempérament spirituel entre PAUL et JACQUES (1), mais ce dernier doit appartenir à un milieu où l'influence directe du paulinisme a cessé de jouer dans la pensée et la vie chrétiennes un rôle généralement décisif.
Une certaine parenté s’observe à plusieurs reprises entre l’épitre de Jacques et la première épître de Pierre, elle aussi faite, mais en partie seulement, d’exhortations parénétiques. D’après JEAN MONNIER, La première épitre de l’apôtre Pierre, p. 267-270, 1 Puerre a utilisé, voire même « développé et parfois atténué », en une « touchante homélie », le « christianisme solide, d’une saveur âpre et primitive », qui caractérise l’œuvre de JACQUES. Sans nous prononcer aussi formellement sur ce point, nous tenons pour établi qu’«on ne voit vraiment pas comment Jacques serait l’imitateur. » (P. 268). ARN. MEYER (p. 75) va jusqu’à croire que « le presbytre romain (auteur de 1 Pierre), en parlant et en écrivant, avait nettement présent à l’esprit un écrit comme l’épître de Jacques. En particulier, on constate que dans 1 Pierre Jacques est rendu plus généralement compréhensible et traduit en un langage chrétien spécifique. »
Par exemple, 1 Pierre, en adoptant l'expression diaspora, aurait conservé le coloris de Jacq. 1, 1, mais délimité avec soin l’application de ce terme aux chrétiens dispersés, moralement exilés, dans les provinces romaines de l’Asie Mineure. Cet argument, plausible en soi, demeure pourtant assez fragile, car diaspora, expression traditionnelle, pouvait venir sous la plume de deux écrivains sans que l’un l’empruntât à l’autre.
Puis, dans 1, 6 s., 1 Puerre appliquerait les vues générales de Jacg. x, 2-4 à la situation des destinataires de son épître, exposés à de menaçantes hostilités. Il faudrait, pour que ceci fût établi, prouver d’abord que les deux textes ne procèdent pas d'une même base homilétique antérieure. Leur affinité d'esprit (cf. le commentaire), leurs rencontres dans les expressions paraitraient sans doute moins frappantes (2) si l’on en retrouvait d’analogues en dehors du N.T.
Tacq. 4, 6-10 et 1 Pierre &, 5-0 exhortent à l'humilité, à la soumission, en se référant à Prov. 3, 34, et prêchent la nécessite de résister au diable. Mais les divergences indiquées dans lé
(1) Cf. MAURICE GoOGUEL, La foi à la résurrection de Jésus dans le christianisme primitif, Paris, 1933, p. 80. — Voir ci-dessus, p. 110-113.
(2) Cf. JEAN MONNIER, ouv. cité, p. 268 : « Le texte de Pierre semble être un développement un peu lourd du précédent (celui de Jacques). »
commentaire font saisir sur le vif la variété dans la tractation parénétique des mêmes sujets, suivant le tempérament des écrivains ; la dépendance de 1 Pierre par rapport à Jacques ne va donc pas au delà d’une vraisemblance plausible (1). De même à propos de la nouvelle naissance : 1 Pierre 1, 23 est plus explicite que la rapide allusion de Jacg. 1, 18 ; en outre la terminologie diffère. Si le passif &vaysyevmuévot ressortit bien'à la « mystique baptismale », est-ce intentionnellement que 1 Pierre substitua ce terme à celui de Jacques, ànexbnosv, qu'ARN. MEYER attribue à une mystique « naturiste » ? Notre commentaire doit marquer à ce propos quelques nuances moins simplistes.
Le contact entre Jacq. 1, 20-21 et 1 Pierre 2, 2 paraît assez frappant (äroféuevor ; xaxiav; A6yos, Aoyuxéc ; els CuTNpIAV, où). 1 Pierre se serait ensuite écarté de son devancier, en « glissant d’une image à l’autre. » (ARN. MEYER, p. 77).
Jacq. x, 10 cite, comme 1 Pierre x, 24 s., un texte célèbre du Deutéro-Esaïe, dont on trouverait sans doute ailleurs encore plus d’un écho si toutes les parénèses chrétiennes de l’époque avaient été mises par écrit et conservées. Au reste, l’application qu'en donne chacune des deux épîtres est sensiblement différente. 1 Pierre 2, 11 et Jacq. 4, 1 font usage d’une comparaison qui devait être tombée dans le domaine public (cf. Romains 7, 23). Enfin, la sentence du livre des Proverbes que cite x Pierre 4, 8 est également visée dans les derniers mots de l’épître de Jacques (5, 20), sans qu’on puisse déterminer si cette rencontre n’est pas purement fortuite.
Tels sont — pour laisser de côté quelques autres détails sans portée notable (2) — les indices susceptibles d’aider à établir la priorité de l’une des deux épîtres. Or, le désaccord règne sur ce point. De nombreux critiques placent Jacques avant 1 Pierre. Parmi eux, SPITTA spécialement va jusqu’à suggérer que l’auteur de 1 Puerre aurait pris Jacques presque pour modèle. Comment peut-on, à ce propos, alléguer le cas de l’épître aux Éphésiens, tributaire chacun sait combien étroitement de l'épître aux Colossiens ? En retour, l’antériorité de 1 Pierre par rapport à
(1) ARN. MEYER retrouve ici le souci d'appliquer en détail à la situation critique des communautés asiatiques les vues plus sereines de l’épître de Jacques. Il n'est pas en soi impossible, en effet, que 1 Pierre 5, 8 s. ait cherché à dégager des brèves sentences de Jacq. 4, 7 b-8 un thème de réconfort et de consolation.
(2) Jacques 1 Pierre LR 04e FA2E: TF2.
1, 27. Y'MLO ANS Eur.