H. E. III, XXV
(7) II, XXV ; III, II (P. G., XXIV, 965, 976); textes cités Jac. ii, 19; v, 16,
(8) Com. in Psal. c, 5 (P. G., xxiii, 1244); texte cité Jac. iv, 11.
(9) Com. in Psal. lvi, 2 {P. G., XXIII, 505); texte cité Jac. v, 13; cf. p.xxvii, note 1.
(10) Cat. IV, XXXVI (P. G., XXXIII, 500).
(II) Carm. I, xii (P. G., XXXVII, 474).
(12) Adv. Aaer. Lxxvii 5 (P. G., XLII,560),
LES DONNÉES DE LA TRADITION ET DE l'hISTOIHB. XXÏII
d'Iconium (1) nomment, comme saint Athanase, l'Épître de Jacques dans là liste des écrits inspirés sans mentionner de discussion sur son authenticité. On retrouve le nom de l'Épître dans les Canons dits du concile de Laodicée, et dans les Canons Apostoliques (2). Au dire d'Amphiloque il y a encore des doutes sur II Pet., II et III Jo. ; mais Jac. avec I Pet., I Jo., est reçu sans contestation. Saint Jean Chrysostome a commenté l'Épître de Jacques (3).
Dans la première moitié du v^ siècle, Hésychius de Jérusalem composa, lui aussi, un commentaire de Jac, (4).
A ces témoignages, on peut ajouter encore celui des textes du N. T.; les manuscrits B et k écrits dans la seconde moitié du iv« siècle contiennent l'Épître de Jac.
IL Dans V Eglise latine.
Il faut arriver à la seconde .moitié du iv« siècle pour trouver des témoignages formels sur la canonicité de Jac.
Saint Hilaire cite l'Épître de Jacques, après Rom. Me. Jo, I Tim. à propos de textes dont abusent les hérétiques, et donne à Jacques le titre d'Apôtre : Jacobus apostolus dixerit : apud. quem non est demutatio (5) (Jac. i, 17). Le terme demutatio, qu'on ne retrouve pas dans les versions latines connues, indique peut-être une traduction originale faite par Hilaire sur le texte grec.
L'Ambrosiaster, qui a dû écrire vers 375, cite Jac. v, 20 avec les termes lus dans la Vulg. et donne à Jacques comme saint Hilaire le titre d'Apôtre : quomodo qui errantem com^erti facit remunerandus est, dicente Jacob o apostolo in epistola sua : qui converti fecerit peccatorem salvabit animant ejus [a morte] (6) et opet^iet multitudinem peccatorum (7).
Priscillien cite quatre fois Jac. Son texte diffère un peu du latin delà Vulg. (8).
(1) Souslenom de Grégoire le Théologien, dans Migne, P. G., XXXVII, 1597.
(2) Sur ces Canons cf. Jacquier, Le Nouveau Testament dans l'Église chrétienne, t. I, p. 297 et Batiffol, art. cit. RB. 1903, p. 13.
(3) Fragments dans P. G., LXIV, 1039-1052 ; Cramer, t. VIII.
(4) Fragments dans P. G., XCIII, 1389-1390.
(5) De Trin. iv, 8 {P. L., X, 101).
(6) Les mots entre crochets manquent dans quelques manuscrits.*
(7) In Gai. y, 10 {P. L., XVII, 366),
(8) ScHEPSS, Priscilliani quae snpersunt, Wien, 1889. Voici les passages cités : Jac. n, 5 Deus elegit pauperes mtindi divites fîdei, heredes regni(ScH. p. 17); n, 19 credes quia unus Deus est : hoc et daemonia faciunt et perhorrescunt (Sch. p, 27); IV, 4 omnis amicitia mundi inimica est Dei (Sch. p. 57, 90, 94); v, 1-3 âge nunc divites plangite ululantes super miserias vestras quae superveniunt diviliis vestris, putruerunt et tiniaverunt vestes vestrae ; aurum vestrum et argentum vestrum quod reposuistis in novissimis diebus aeruginabit- et aerugo eorum in testimonium vobis
XXIV, INTRODUCTION
Le concile de Rome réuni par le pape Damase (380) nomme l'Épître de Jacques dans son canon (Denz. 84), de même Philastrius de Brescia (1) r saint Jérôme (2), Rufin (3), les papes Innocent î (405), Gélase (495); cf. Denz. 96, 162. Ghromatius d'Aquilée correspondant de saint Ambroise et ami de Jérôme et de Rufin, cite Jac. i, 12, 15, avec la formule : beatus Jacobus in epistola sua (4). Le texte de Ghromatius est semblable à celui du manuscrit de Gorbeil, première version latine de Jac. aujourd'hui connue.
L'Épître de Jacques est reçue en Afrique à la même époque qu'en Italie et en Gaule. Le Canon appelé de Mommsen, écrit sans doute en Afrique vers 359, la contient peut-être déjà (cf. Batiffol, RB., 1903, p. 14); celui du Concile de Carthage (397) la nomme entreJII Jo. et Jude (Denz. 92), celui de saint Augustin, après les six autres Épîtres catholiques (5). L'évêque d'Hippone a écrit une explication de Jac. aujourd'hui perdue (6), d'après Gassiodore, il avait composé ce commentaire solila diligentiae suae curiositate (7).