‹ L'épître de Saint Jacques [microform]Chapitre 26 sur 81 · XLVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVIII INTRODUCTION

Dans les Psaumes, les méchants sont souvent des riches qui accroissent leur fortune et exploitent le peuple, ils vivent bien, aux dépens des petits et des faibles. Dieu exalte le pauvre, le riche passe comme l'herbe. Le juste dans Jac. (v, 6) est le type du pauvre, comme souvent dans, les Psaumes le méchant ou l'orgueilleux est le type du riche (cf. Ps. cxxiii, 4), Gomme les psalmistes (cf. Ps. x, 12, 18; xciv, 1-3; cxL, 1.3), Jacques attend la justice de Dieu(v, 7); mais chez lui l'espérance de cette justice est plus calme, plus sûre d'elle-même. Le châtiment a toujours quelque chose d'imprévu, de subit, mais alors que dans les Psaumes la justice de Dieu s'exerce surtout par les événements de ce monde, ruine, mort, dans Jacques la justice attendue est surtout celle du jugement au jour de la parousie.

Les ressemblances entre Jacques et les Psaumes sont nombreuses, mais ne vont jamais jusqu'à une identité d'expressions, seuls quelques mots ou images font penser à des réminiscences probables ou simplement possibles. Les ressemblances sont dans le choix de certains sujets, péchés de la langue, morale sociale, et dans une même manière de les envisager. Une influence des Psaumes sur Jacques paraît donc devoir être admise, mais il est difficile d'en apprécier le degré, cette influence s'est exercée sur la formation de son esprit plutôt que sur la rédaction de sa lettre.

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