V. Les Proverbes
Jac. IV, 6 cite Prov. m, 34, comme 1 Pet. v, 5, d'après LXX, et avec ©eo; à la place de Kupioç. Jac. v, 20 cite probablement Prov. x, 12, d'après hébreu comme I Pet. iv, 8. Ces textes étaient peut-être utilisés dans la prédication juive et chrétienne comme des aphorismes bibliques.
Jac. I, 5 (demande à Dieu delà Sagesse) et Prov. ir, 1-6; viii, 22-31 (la sagesse est en Dieu qui la donne quand on la cherche) expriment la doctrine biblique traditionnelle chez les sages.
Péchés de la langue.
Jaci 1, 19 : tout homme doit être I Prov. xi, 12 : l'homme intelli-
prompt à écouter, lent à parler,
III, 2 : Si quelqu'un ne trébuche pas en parole, celui-ci est un homme parfait.
gent se tait (cf. xvii, 27).
XXIX, 20 : Tu vois un homme qui se hâte dans ses paroles, tu attendras plus de l'insensé que de lui.
X, 19 : Dans l'abondance des paroles, le crime ne cesse pas.
XII, 13 : [Il y a] dans le crime des lèvres un piège mauvais.
LES DONNEES DE L EPITRE
XII, 6 : là langue... est un feu.
III, 10 : De la même bouche sort la louange et la malédiction.
XIII, 3 : Celui qui surveille sa bouche garde son âme, celui qui ouvre ses lèvres, la perte est à lui.
XVI, 27 : L'homme mauvais... [a] sur ses lèvres comme un feu brûlant (cf. XXVI, 18 ; XXIX, 8).
XVIII, 21 : La vie et la mort [sont] dans la main (au pouvoir) de la langue.
Jacques comme les Proverbes note le bon et le mauvais usage de la parole, comme eux il insiste sur les péchés de la langue, que les anciens sages appelaient des crimes (jrtrs). Les Proverbes mentionnent
parmi les méfaits de la langue, la ruine du prochain et de la ville (xi, 9, 11)^ la violation des secrets (xi, 13 ; xx, 19), le faux témoignage, le mensonge (xii, 17, 19), les querelles, la diffamation (x, 18), la médisance (xxiv, 9), les outrages (xviii, 16); d'autres fois ils ne spécifient pas et parlent seulement de la langue perverse (xv, 4; xvii, 20). Ils remarquent que la médisance et d'autres péchés semblables amènent finalement la confusion et le malheur de ceux qui les commettent (x, 10; XVII, 20; xviii, 7; xxi, 23). Les Proverbes moralisent mais froidement, ils font des réflexions sous forme de sentences. Jacques est plus ardent, et à part m, 9 et iv, 11 où il nomme la malédiction et la médisance, il demeure dans des idées générales comme s'il développait un thème; il prêche plus que les Proverbes et observe moins.
Colère.
Jac. i, 19 : tout homme doit être... lent à la colère; car la colère de l'homme n'opère pas la justice de Dieu.
Prov. XIV, 29 : Celui qui est lent à la colère [a] une grande intelligence, et celui qui est impatient manifeste la folie i^cf. xx, 3).
XVI, 32 : Celui qui est lent à la colère vaut mieux qu'un héros, et celui qui est maître de lui-même [vaut mieux] que celui qui prend une ville.
XXIX, 22 : l'homme violent [commet] beaucoup de crimes (cf.