‹ L'épître de Saint Jacques [microform]Chapitre 46 sur 81 · XCVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XCVIII INTRODUCTION

n'aurait sans doute pas mis le pronom. Le grec vulgaire, il ;:est vrai, usait volontiers de ces tournures redondantes (1), mais une certaine rech.erche de langage que nous relèverons dans les tj^aces d'hellénisme, et les sémitismes déjà indiqués rendent plus probable l'influence de l'hébreu que celle du grec populaire. On notera dans le même sen s l'usage de aÔTou après im nom : i, 8; 9; 10; 11, trois fois; 23; 26, deux fois; II, 21; 22; m, 13; iv, 11; v, 20, deux fois; Jacques n'emploie pas Jes pronoms possessifs vi{A£T£poç, ôfAsxspoi;, mais :^u.wv (ii, 21; m, 6), surtout ôfAwv (i, 3; 21; n, 2; m, 14; iv, 1, deux fois; 3; 9; 14; 16; v, 1; 2, deux fois ; 3, deux fois ; 4; 5 ; 8 ; 12).

Un.autre emploi caractéristique du pronom est celui de iv, 17 ; le début de la phrase forme un casus pendens, et le complément est rappelé à la fin de la phrase par le pronom : ajxapxia aurcS Ijtiv (iS nTi). Ce rappel du complément par un pronom en fin de phrase est très hébraïque, quoique non ignoré des Grecs (2).

4° Les prépositions.

a) Iv. L'emploi de Iv au sens instrumental correspond tout à fait à celu i de la préposition hébraïque a, aussi quoiqu'il se retrouve usité quelquefois chez les Grecs, est-il considéré dans le N. T. comme unhébraïsme (3). On le rencontre six fois cheZvJacques : Iv tcS ôvofjiaTt (v, 10, 14 ; cî. supra p. XCVl), iv TTicTei fl, 6, à, la place du datif), :ev -cio u(|/£i, Iv tîî TraTtsivojcrEt (i, 9, 10, au lieu de Itti, Tuspi), Iv (xuTri.eOXoYOÎ)(Ji.ev, Iv aÙT7\ xarapwfjLeôa (m, 9, à la place du datif). Ailleurs Jacques emploie, simplement le datif : ol-kexuïjcrsv... Xoyw (i, 18), àXsi'|«vTeç.,. IXofiw (v, 14).

b) dç, employé avec sTvai (4) rappelle tout à fait la construction hébraïque S nTi , deux fois chez Jacques, dont la première dans une citation : et? Si>taio(jiJv/iv(n, ,23, d'après 'Gen. xv, 6), sic (xap-cupiov (v, 3).

c) lvw7tiov'(iv, 10) estici un hébraisme ('îJ£)b, '»J''2;3), quoiqu'il se retrouve

^àns les papyrus (5) .

d) nxpd, au sens sémitique de « aii jugement de », se lit dans i^ 27 : 6pY]ffxeia xaÔapa...-7rapèc tS) ©sw xai irarpt, et équivaut à ''J''îr3.

e) îâou. Xi 'usage de cette préposition est grec, mais son emploi répété est un sémitisme. Ce dernier cas paraît bien être celui de Jacques (m, 4, 5 ; V, 4, 7, 9, 11). Sauf dans m, 4, iSou est employé sans xai, la tournure est donc plutôt araméenne (n'H, iS><), car en hébreu on mettait de préférence! devant n3T].

(1) Blass Debrunner, g 278.

(2) Lagrance, s. Matthieu, p. xcvil.

(3) Blass Debrunner, g 195; g 206, 2; g 219.

(4) Blass Debrunner, g 145.

(5). Blass Debrunner, §214, 5, 6.

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